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Jean Mamy
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 46 ans)
ArcueilVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Paul RicheVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Frédéric-Georges Roux (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Charles Mamy est un réalisateur, monteur, acteur, scénariste et journaliste français, d'origine savoyarde, né le à Chambéry (Savoie) et mort fusillé le à Arcueil (Seine) pour acte de collaboration durant la Seconde Guerre mondiale. Il est également connu sous le pseudonyme de Paul Riche.

BiographieModifier

Carrière artistiqueModifier

Jean Mamy a été régisseur et acteur au théâtre de l'Atelier chez Dullin de 1920 à 1931. Il a créé plusieurs pièces dont Knock et Six personnages en quête d'auteur.

En 1931, il réalise son premier film avec Michel Simon comme acteur principal, Baleydier, aujourd'hui introuvable, sur un scénario de Jacques Prévert.

Entre 1931 et 1939, Jean Mamy, de tendance politique marquée à gauche[1], était vénérable maître de la loge Renan, du Grand Orient de France[2].

Sous l'OccupationModifier

Écœuré par la débâcle de 1940, il se jette à corps perdu dans le journalisme de la collaboration. Il est rédacteur en chef de L'Appel, le journal de Pierre Costantini, membre du Parti populaire français (PPF) et surtout à la pointe de la lutte contre la franc-maçonnerie qu'il rend responsable de tous les maux dont la France est accablée. Il participe activement à la presse collaborationniste sous le nom de Paul Riche[2] et y fait paraître des textes violemment antisémites avec appels au meurtre, notamment en mars 1941 dans l'hebdomadaire Au Pilori[3],[4],[5].

Durant la Seconde Guerre mondiale, il se place donc clairement du côté des Allemands. Son dernier film, le moyen métrage Forces occultes (1943) est une œuvre de propagande, attaque virulente contre la franc-maçonnerie — dont il avait fait partie — le parlementarisme et les juifs, dénonçant un prétendu complot judéo-maçonnique[6].

ÉpurationModifier

En août 1944, sa mère est arrêtée par les Forces françaises de l'intérieur (FFI), il se constitue prisonnier. Son procès, qui n'aura lieu qu'à Noël 1948, à une période où théoriquement les passions de la Libération (épuration) tendaient à s'atténuer, n'a pas empêché la Cour de justice de la Seine de le condamner à mort pour sa collaboration particulièrement active avec la Gestapo[2]. Il reconnaît d'ailleurs lors de son procès sa participation à l'arrestation de résistants[7],[8].

Il est fusillé le 29 mars 1949 au Fort de Montrouge, à Arcueil[9].

Vie personnelleModifier

Il est le père de Frédéric-Georges Roux, ancien élève de l'École polytechnique[10], vice-président de X-Climat[11].

FilmographieModifier

RéalisateurModifier

Directeur de productionModifier

MonteurModifier

ActeurModifier

ScénaristeModifier

ThéâtreModifier

Jean Mamy est l'auteur de nombreux ouvrages et pièces de théâtre, certains inédits.

L'un d'entre eux, des poèmes de Fresnes, Les Barreaux d'or a été publié en 1963 en Suisse sous l'impulsion de son fils.

Notes et référencesModifier

  1. Pierre-André Taguieff, L'antisémitisme de plume, Berg international, p. 433
  2. a b et c « Les francs-maçons », L'Histoire, vol. 256,‎ , p. 71-74 (ISSN 0182-2411)
  3. Jean Mamy, « Mort au Juif! », Au Pilori,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le 3 aout 2019)
  4. Jean Mamy, « La guerre juive », L'Appel,‎ , p. 2
  5. « L'extermination au jour le jour », sur phdn.org (consulté le 3 août 2019)
  6. Yves Hivert-Messeca, L'Europe sous l'acacia : Histoire de la franc-maçonnerie européennes du XVIIIe siècle à nos jours, vol. 3, XXe siècle, Dervy, coll. « L'univers maçonnique », (ISBN 979-10-242-0135-1), p. 268.
  7. « Jean Mamy condamné à mort », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 3 août 2019)
  8. « Ancien franc-maçon, Many s'était spécialisé dans la dénonciation de ses ex-amis », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 3 août 2019)
  9. « Jean MAMY », sur www.lesgensducinema.com (consulté le 3 août 2019)
  10. « Polytechnique.org :: Annuaire », sur www.polytechnique.org (consulté le 3 août 2019)
  11. « Polytechnique.net :: Les associations polytechniciennes », sur www.polytechnique.net (consulté le 3 août 2019)

Voir aussiModifier