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Jean Jadé

personnalité politique française

Jean Jadé
Fonctions
Député 1919-1932
Gouvernement IIIe république
Groupe politique RDG (1919-1924)
Démocrates (1924-1928)
DP (1928-1932)
Biographie
Date de naissance
Date de décès
Résidence Finistère

Jean Yves Jadé, né le à Brest (Finistère) et décédé le à Quimper (Finistère), est un avocat et homme politique français.

Sommaire

BiographieModifier

Profondément croyant, à 18 ans il compose L'Holocauste dont extrait : « Ô Divin Holocauste de l'humanité, sois mon guide et mon soutien jusqu'à la dernière minute : donne-moi un peu de cet amour immense qui t'embrasait sur le gibet du Golgotha ».

Il exerçait la profession d'avocat dans sa ville natale.

Appelé lors de la Première Guerre mondiale, il sert comme officier au 336e régiment d'infanterie, et est blessé deux fois.

À 29 ans, il est élu député du Finistère le , sur la liste républicaine et démocratique d'union nationale. À la Chambre, il fait partie de la commission d'assurance et prévoyance sociale, puis de différentes autres : législation civile et criminelle, marine marchande, douanes, armée. Il s'inscrit au groupe des républicains de gauche. En 1923 et 1924, il est nommé secrétaire de la Chambre.

Il est réélu député le sur la liste d'union républicaine.

À la Chambre il fait partie du « groupe des quatorze » qui fonde le Parti démocrate populaire, parti centriste, ancêtre du MRP. Il est alors membre de la commission de l'armée et de celle de la marine marchande.

En 1928, candidat républicain démocrate dans la 2e circonscription de Quimper, il est élu au second tour contre Georges Le Bail, autre avocat, de gauche. Il est membre de la commission de la marine militaire et de celle des régions libérées.

Aux législatives de 1932, il est battu de quelque 269 voix par Jean Perrot, radical-socialiste.

Ses diverses propositions de loi et ses interventions manifestent son souci permanent de défendre les anciens combattants et victimes de guerre, les marins pêcheurs, la marine marchande et l'agriculture.

De santé déficiente à la suite de ses blessures de guerre, travailleur inlassable, il meurt d'épuisement à Quimper le 4 juillet 1936, à l'âge de 46 ans.

Il a publié un ouvrage sur les accidents de travail pendant la guerre.

Affaire des caporaux de SouainModifier

Le , Jean Jadé dénonce à la Chambre des députés l'affaire des fusillés pour l'exemple, qu'il avait connue dans son régiment où il était jeune lieutenant en 1915.

Lorsque Jean Jadé évoqua cette affaire à la Chambre, le ministre de la Guerre de l'époque, Louis Barthou lui répondit : « je ne puis pas vous promettre de sanctions ».

DécorationsModifier

SourcesModifier