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Jean Iliopoulos, né en 1940 à Kalamata est un physicien franco-grec[1].

Sommaire

BiographieModifier

Diplômé de l'École polytechnique d'Athènes en 1962[2], il se spécialise dans la physique théorique des hautes énergies et la physique des particules. Il est l'un des pionniers de la supersymétrie (c.f. terme de Fayet-Iliopoulos (en))[2].

En 1987, il reçoit le prestigieux prix JJ Sakurai.

Il est l'un des fondateurs, à l'École normale supérieure, du Laboratoire de physique théorique (LPTENS), qu'il dirige de 1991 à 1995 et de 1998 à 2002[2].

Jean Iliopoulos est membre de l'Académie des sciences depuis 2002[2].

En 2007, il obtient le prix Dirac pour sa prédiction (avec Sheldon Glashow et Luciano Maiani) du quark charme[2].

Travaux scientifiquesModifier

Jean Iliopoulos est un spécialiste de la physique théorique des hautes énergies et la physique des particules élémentaires. En 1970, en collaboration avec S.L. Glashow et L. Maïani, il a introduit le mécanisme dit de “GIM” (du nom des trois auteurs) qui est un élément essentiel de la Théorie des Interactions Fondamentales connue sous le nom de “Modèle Standard[3]. Ce mécanisme postule l’existence d’une nouvelle particule élémentaire, le quark “charmé”, prédiction qui fut confirmée par l’expérience. En 1972, en collaboration avec Claude Bouchiat et Philippe Meyer[4], il a démontré que la cohérence mathématique du Modèle Standard nécessite une symétrie entre les constituants élémentaires de la matière, à savoir les quarks (qui forment les hadrons tels que le proton et le neutron) et les leptons (tels que l’électron, le muon et les neutrinos). Cette symétrie est aussi vérifiée expérimentalement.

Jean Iliopoulos a été l’un des pionniers de la supersymétrie, cette symétrie hypothétique qui relie fermions et bosons. Il a montré qu’elle possède des propriétés remarquables de convergence et, en collaboration avec P. Fayet[5], il a proposé un mécanisme qui conduit à sa brisure spontanée. Il a aussi étudié certains aspects de la théorie quantique de la gravitation ainsi que des propriétés mathématiques des théories invariantes de jauge formulées dans un espace à géométrie non commutative.

Publications les plus significativesModifier

S.L. Glashow, J. Iliopoulos, L. Maïani: Weak interactions with Lepton - Hadron symmetry, Phys. Rev. (1970) D2, 1285

- Cl. Bouchiat, J. Iliopoulos, Ph. Meyer: An anomaly free version of Weinberg’s model, Phys. Lett. (1972) 38B, 519

- J. Iliopoulos, B. Zumino: Broken supergauge symmetry and renormalization, Nucl. Phys. (1974) B76, 310

- P. Fayet, J. Iliopoulos: Spontaneously broken supergauge symmetries and goldstone spinors, Phys. Lett. (1974) 51B, 461

- I. Antoniadis, J. Iliopoulos, T.N. Tomaras: Quantum instability of de Sitter space, Phys. Rev. Lett. (1986) 56, 1319 - E. G. Floratos, J. Iliopoulos, T.N. Tomaras :

Tree level scattering amplitudes in de Sitter space diverge, Phys. Lett. (1987) B197, 373

- E. G. Floratos, J. Iliopoulos, G. Tiktopoulos: A note on SU(∞) classical Yang-Mills theory, Phys. Lett. (1989) B217, 28

- E. G. Floratos, J. Iliopoulos: Gauge theories and non-commutative geometry, Phys.Lett. (2006) B632, 566

- J. Iliopoulos, Aux origines de la masse, EDP Sciences (2015)

- L. Baulieu, J. Iliopoulos, R. Sénéor, From Classical to Quantum Fields, Oxford University Press (2017)

Honneurs et distinctionsModifier

RéférencesModifier

  1. « Jean Iliopoulos » dans Élémentaire, numéro 6, page 10
  2. a b c d et e Jean Iliopoulos, physicien des particules - Médaillé Dirac 2007, 8 aout 2007
  3. S.L. Glashow, J. Iliopoulos, L. Maïani, « Weak interactions with Lepton - Hadron symmetry », Phys. Rev.,‎ (1970) d2, p. 1285
  4. Cl. Bouchiat, J. Iliopoulos, Ph. Meyer, « An anomaly free version of Weinberg’s model », Phys. Lett.,‎ (1972) 38b, p. 519
  5. P. Fayet, J. Iliopoulos, « Spontaneously broken supergauge symmetries and goldstone spinors », Phys. Lett.,‎ (1974) 51b, p. 461
  6. « Académie des sciences »

Liens externesModifier