Jean Ier de Châtillon

Jean Ier de Châtillon, né le à Jugon et mort le à Lamballe, membre de la maison bretonne de Penthièvre, est comte de Penthièvre et vicomte de Limoges.

Jean Ier de Châtillon
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
LamballeVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Enfants
Olivier de Blois
Guillaume de Châtillon-Blois
Jean de L 'Aigle
Charles de Châtillon, Baron d'Avaugour (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason

Biographie

modifier

Origines familiales et formation

modifier

Il est le fils de Charles de Châtillon-Blois, seigneur de Guise.

Sa mère est Jeanne de Penthièvre.

Il a quatre frères et sœurs :

Projets de mariage anglais

modifier

Elle tente de le marier avec Marguerite d'Angleterre, fille du roi Édouard III d'Angleterre, mais Henry de Grosmont, comte de Derby et de Lancastre, allié des Montfort, fit rompre les négociations. Le roi d'Angleterre lui proposa une autre alliance prestigieuse avec Philippa de Lancastre, mais il préféra rester fidèle à la France.

Carrière

modifier

Prisonnier au château de Gloucester à partir de 1356, il avait été mis sous la garde de Robert de Vère, comte d’Oxford et duc d’Irlande. Il est délivré[Quand ?] grâce à l’aide d’Olivier de Clisson qui lui avança 60 000 francs pour sa rançon et lui proposa, par l’intermédiaire de Jehan Rolland, gentilhomme de Bretagne, d’épouser sa fille Marguerite de Clisson.

À la mort du roi de France Charles V (1380), qui soutenait les Penthièvre contre les Montfort, avec sa mère Jeanne de Penthièvre, il négocie le deuxième traité de Guérande par lequel il renonçait au duché de Bretagne moyennant une grosse indemnité ().

Le , il donne à Olivier V de Clisson la gestion de tous ses biens en Bretagne et en Limousin avant d'être remis à Jehan Rolland le .

Froissart raconte comment, en 1391, le duc Jean IV, son arrière-petit-cousin, dénonça ses prétentions infondées au duché de Bretagne :

« Ce comte de Penitreuve (Penthièvre) notre cousin s’écrit et nomme Jean de Bretagne et porte les armes de Bretagne, aussi bien comme s’il en fût héritier. Nous voulons bien qu’il se nomme Jean, car c’est son nom, et comte de Penthièvre, mais nous voulons qu’il mette jus les hermines et s’écrive Jean de Blois ou de Châtillon et nulles autres. Et s’il ne le fait nous lui ferons faire et lui touldrons (enleverons) sa terre car il la tient en foi et hommage de nous ; et aussi à l’héritage de Bretagne il n’a que faire jamais de penser que il lui retourne, car nous avons fils et fille qui seront nos héritiers ; si se voyse (aille) pourchasser ailleurs, car à notre héritage a-t-il failli. »

— Jean Froissart, Chroniques de Froissart, Volume 12, 1825, p. 359.

En 1392, à la conférence de Tours, il renonça pour les Montfort à porter les armes pleines de Bretagne. Ce qui fut confirmé à Guingamp le .[pas clair]

En 1397, à la mort de Guy II de Blois-Châtillon, son cousin, il hérita des terres d’Avesnes, de Landrecies, du Nouvion-en-Thiérache (héritage des Blois dans le nord de la France) et de quelques terres en Flandre.

Il hérita en décembre 1400 des biens de son frère Henri mort en Angleterre sans enfant. Inhumé aux Cordeliers de Guingamp.

Son fils aîné, Olivier, lui succéda. Il partagea avec ses 3 frères l'héritage de la famille : Olivier reçut le Penthièvre, Jean la terre de l'Aigle en Normandie, Charles la seigneurie d'Avaugour (père de Nicole de Penthièvre), et enfin Guillaume la vicomté de Limoges[1].

Mariage et descendance

modifier

Il se marie à Moncontour le avec Marguerite de Clisson, fille du connétable Olivier de Clisson, dont il aura plusieurs enfants :

Ascendance

modifier

Notes et références

modifier
  1. J-P. Leguay & H. Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Rennes, Editions Ouest-France Université, , 446 p., p. 98

Articles connexes

modifier