Jean III de Holstein

Jean III de Holstein dit le Clément danois Johan den Milde (1297- ) comte de Holstein-Kiel (1321-1359) et comte de Holstein-Plön (1350-1359). Pendant l’interrègne de 1332 à 1340, il contrôle une grande partie de l’est du royaume du Danemark.

Jean III de Holstein
Grevjohanssegl.jpg
Sceau du comte Johan den Milde
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Fratrie
Conjoints
Catherine de Glogów (d) (depuis )
Miroslava de Schwerin (d) (depuis )
Miroslava de Schwerin (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Adolphe IX de Holstein-Plön
Elizabeth von Schauenburg (d)
Mechtild von Schauenburg (d)
Agnès de Holstein (en)
Mirislava von Holstein-Plön (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Seal Johann III. (Holstein-Kiel) 02.jpg
sceau

OrigineModifier

Jean de Holstein était le fils cadet du comte Gérard II de Holstein-Plön (mort en 1312) lui-même issu d’une des branches de la famille de Schauenbourg qui s’étaient partagées le comté de Holstein après l’abdication du compte Adolphe IV en 1238.

Sa mère était la reine douairière Agnès de Brandebourg, veuve d’Éric V de Danemark, et de ce fait, il était le demi-frère utérin des rois Érik Menved et Christophe II de Danemark.

BiographieModifier

Jean III de Holstein connu en allemand sous le nom de Johann der Milde (le Clément), obtient en partage Kiel après l’extinction de cette branche de la dynastie des comtes de Holstein en 1321. En 1350, il reçoit le domaine paternel de Plön après la mort de son neveu Gérard V de Holstein-Plön.

En 1326, il soutient de concert avec Gérard III de Holstein-Rendebourg, la rébellion des magnats danois contre Christophe II de Danemark qui est déchu.

Craignant l’influence grandissante de son cousin qui agissait pour le compte du jeune roi Valdemar III de Danemark qu’il avait mis sur le trône, il se rapproche rapidement de son demi-frère. En 1329, Jean de Plön rappelle Christophe II de Danemark qui vivait en exil au Mecklembourg. Il obtient par une convention du les îles de Lolland et de Falster pour lever une armée avec laquelle il occupe Falster puis Seeland. Christophe II rétabli sur le trône en 1330 doit engager à son allié par une nouvelle convention du l’île de Seeland et la Scanie. Le parti de Jean de Plön et du roi est battu à Lohede entre Rendebourg et Schleswig le par Gérard III de Holstein.

Pendant l’interrègne qui suite ma mort de Christophe II de Danemark en 1332, Jean de Plön qui contrôle pratiquement tout l’est du royaume perd la même année la Scanie qui entre en rébellion contre lui et se soumet avec l’accord de l’archevêque de Lund au roi Magnus IV de Suède. En 1333, il débute l’édification de la puissante forteresse de Muldbjerg sur la côte nord du Lolland afin de s’assurer une liaison avec ses domaines héréditaires de Femern et du Holstein oriental.

Après le meurtre en 1340 de Gérard III de Holstein et le rétablissement de la monarchie danoise par Valdemar IV de Danemark, le rôle politique de Jean de Plön s’estompe. Le nouveau roi récupère le plus souvent grâce à des transactions financières les provinces aliénées en faveur des comtes de Holstein et lors de sa mort en 1359, Jean de Plön ne contrôle plus que son domaine patrimonial du Holstein.

Unions et postéritéModifier

Jean III de Holstein eut deux épouses : entre 1317 et 1319 Catherine fille de Henri III de Głogów et en 1327 Mirizlawa de Wittenberg dont cinq enfants parmi lesquels :

SourcesModifier

BibliographieModifier

  • Lucien Musset, Les Peuples scandinaves au Moyen Âge, Paris, Presses universitaires de France, , 342 p. (OCLC 3005644)
  • Christian Molbech, Le duché de Slesvig dans ses rapports historiques avec le Danemark et le Holstein. Tr. du danois : esquisse historique. Publié par C.A. Reitzel, 1847.