Ouvrir le menu principal
Jean Girardet
Tombeau de Jean Girardet Nancy 1.jpg
Joseph Labroise, Tombeau de Jean Girardet (1801)
Nancy, église Saint-Sébastien.
Naissance
Décès
Activité
Formation
Nancy-Université (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Jean Girardet, né à Lunéville en 1709 et mort à Nancy le , est un peintre lorrain, puis français à la suite de l'annexion du duché de Lorraine par la France en 1766.

Sommaire

BiographieModifier

Jean Girardet est successivement séminariste, étudiant en droit, officier de cavalerie, puis apprend la peinture à l'Académie de Nancy, sous la direction de Claude Charles (1661-1747).

Il effectue divers travaux de décoration à Nancy avant de rejoindre, en 1738, le duc François III à Florence où il achève ses études.

En 1748, il regagne la Lorraine au Service de Stanislas Leszczynski, ex-roi de Pologne et duc viager de Lorraine et de Bar par la grâce de son gendre Louis XV de France et du cardinal de Fleury. Girardet deviendra « Peintre ordinaire du roi de Pologne » en 1758.

Portraitiste de talent, il est le peintre attitré de Stanislas Leszczynski qu'il immortalise sous tous les angles ainsi que celui des gens de la cour et des artistes et de la noblesse Lorraine et Barroise.

Il excelle aussi dans la grande peinture décorative comme dans les tableaux religieux. Ses œuvres ornent la cathédrale Saint-Étienne de Toul, les églises de Lunéville, Chanteheux, Commercy, Verdun et Metz.

Ses fresques décoraient le Kiosque de Lunéville, le salon de la Nouvelle Intendance, la Comédie, la coupole de l’abbatiale Sainte-Glossinde de Metz… Nombre de ces travaux ont aujourd'hui disparu ; subsiste une de ses œuvres les plus abouties, témoin de son talent : les peintures de l'hôtel de ville de Nancy. Notamment, au plafond, le peintre nancéien a représenté Stanislas Leszczynski en Phébus, dieu de la lumière. Accompagné par la Victoire, il conduit le char du soleil et dissipe les nuées sous le regard ébloui des muses. Sur les murs du grand salon carré, quatre grandes fresques évoquent les bienfaits du monarque. Apollon offrant une couronne à un jeune artiste est une allusion à la fondation de la Société des sciences et belles-lettres. Jupiter symbolise la justice royale, Esculape rappelle la création du Collège des médecins et Mercure la bourse attribuée aux marchands.

Il est également l'auteur de l'un des premiers tableaux dédié au Sacré-Cœur à la cathédrale Saint-Étienne de Toul[1].

Faute d'académie de peinture, l'enseignement des beaux-arts se poursuit au sein des ateliers. Le plus convoité est celui de Jean Girardet à Lunéville qui accueille quelque 140 élèves.

En 1758, il est nommé « Premier peintre ». En 1766, à la mort de Stanislas, la reine de France Marie Leszczynska, unique fille survivante de Stanislas, le prend à son service.

Girardet poursuit son travail à Versailles mais revient assez vite à Nancy où il meurt dans sa maison au no 31 de la rue Saint-Jean.

Il fut inhumé dans le cimetière de l'église Saint-Sébastien de Nancy.

Son tombeau s'ornait alors d'une stèle avec un médaillon reproduisant les traits de l'artiste par le sculpteur Johann Joseph Söntgen. Il fut détruit par les fédérés de passage à Nancy en novembre 1792. En 1801, un groupe d'artistes, à l'initiative du peintre Joseph Laurent, entreprit d'édifier un nouveau mémorial., visible dans le collatéral gauche de l'église, orné d'un portrait de Jean Girardet en médaillon peint par Joseph Laurent et de statues sculptées par Joseph Labroise[2].

Collections publiquesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Les richesses du patrimoine de la cathédrale de Toul », sur catholique-nancy.fr.
  2. Gérard Voreaux, Girardet, un peintre lorrain à la Cour du roi Stanislas, Abbeville, Éd. Place Stanislas, imprimé chez Paillart, 2007, p. 181.
  3. « collections du musée des beaux-arts de dijon. Affichage d'une notice », sur mba-collections.dijon.fr (consulté le 31 janvier 2017).

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Gérard Voreaux, Girardet, un peintre lorrain à la Cour du roi Stanislas, Abbeville, Éd. Place Stanislas, imprimé chez Paillart, 2007.

Liens externesModifier