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Ne doit pas être confondu avec Jean Burger.
Jean Burgers
Description de l'image Burgers Jean.jpg.
Alias
alias Fernand Gérard
Naissance
Schaerbeek, Bruxelles
Décès (à 27 ans) (peut-être le 3 septembre)
Buchenwald
Nationalité Drapeau : Belgique Belge
Pays de résidence Belgique
Diplôme
Ingénieur en électro-mécanique (ULB)
Activité principale
Commandant national du Groupe G
Conjoint
Hélène Burgers-Leva

Jean Burgers, né à Schaerbeek, le , mort exécuté par pendaison à Buchenwald entre le 3 et le , est un héros de la résistance belge durant la Seconde Guerre mondiale, commandant national du Groupe G[1].

Sommaire

BiographieModifier

Jean Burgers nait à Schaerbeek le . Il suivra des humanités en latin-maths à l’athénée de Saint-Gilles. En 1935, il s'inscrit à l'Université libre de Bruxelles en sciences appliquées. Il y décrochera un diplôme d'ingénieur en électro-mécanique. Jean Burgers fait partie du Cercle des étudiants socialistes qui s'était assigné comme mission de lutter contre le fascisme. En 1938, il participe à la rédaction du journal Combat. En 1939, il est membre du Cercle du Libre Examen (Librex), il en sera le secrétaire. Il y fonde avec Jean-Pierre Paulus le périodique Jeudi. Militant, Jean Burgers prendra part à des manifestations contre le régime de Tchang Kaï-chek qui bombardait ses populations civiles ou encore contre les débordements du gouvernement franquiste en Espagne. À cet égard, il prendra part au réseau qui s'occupait de venir en aide aux Espagnols réfugiés en Belgique.

Le , tandis qu'il se trouve à Limoges, il épouse Hélène Leva, militante du Cercle du libre examen, qui décrochera sa licence en mathématiques à l'Université libre de Bruxelles en 1941.

À leur retour en Belgique, le couple habitera au 21, Rue de la seconde Reine à Uccle. Jean Burgers est en contact avec son ami d'enfance, Robert Leclercq qui est en contact avec le réseau de renseignements. C'est à cette époque que les différents protagonistes de ce qui allait devenir le Groupe G se rencontrent. Youra Livchitz, Georges, jeune médecin juif qui faisait partie du Librex, celui-là même qui organisera l'attaque du XXe convoi de déportation en avril 1943, Jean Pelseneer, Carbonelle, l'Abbé Sint Jan, des professeurs de l'ULB font également partie du groupe, Jean Lameere, Pierre Baudoux[1].

Jean Burgers, fragile, timide, intelligent[1] se distingue néanmoins par sa grande capacité à assumer le leadership du groupe. Il prend pour nom de guerre Fernand Gérard. Le groupe Gérard, qui deviendra le Groupe G était né, nous sommes fin 1942.

Ingénieur en électro-mécanique, il organise les travaux. Les projets de sabotage sont mûrement réfléchis et préparés. Les conséquences à moyen et long terme sont évaluées, les risques de représailles sur les populations civiles sont également pris en considération. Les actions menées bénéficient de la réflexion de techniciens universitaires et d'un important réseau de renseignements. En outre, depuis le parachutage à Namur d'André Wendelen, le , le groupe dispose d'une liaison avec Londres (mission Mandamus)[2],[3].

L'état-major national du Groupe G dirigé par Burgers assure différentes missions, en plus de la coordination générale des actions au départ de Bruxelles. Il veille au financement des opérations, à leur équipement. Il communique avec Londres qui parachute matériel et moyens financiers. Enfin, une Brigade de mort sera constituée pour éliminer les traîtres et les collaborateurs.

Sous l'action de Jean Burgers, le réseau se structure. Le territoire est découpé en dix régions qui se découpent à leur tour en secteurs puis en cellules. En 1945, 4 046 membres du réseau furent officiellement recensés[4].

Son action dans la résistanceModifier

 
Écusson du Groupe G
Article détaillé : Groupe G.

ArrestationModifier

La mise au point de la Grande coupure du avait nécessité d'ouvrir un peu plus largement le réseau pour s'assurer des appuis extérieurs requis pour mener à bien l'opération. Il est donc probable que l'arrestation de Jean Burgers et de son garde du corps, Hubert Meire, fut rendue possible à la suite d'une dénonciation. Le , ils sont arrêtés par les Allemands et transférés à la prison de Saint-Gilles. Jean Burgers sera rapidement transféré à Breendonk où il sera torturé. Le [5], il sera transféré à Buchenwald où il sera pendu le (ou au plus tôt, le 3) tandis que Bruxelles était libérée. Hubert Meire survivra à la guerre et fut libéré par les alliés alors qu'il était détenu à Dachau.

Son ami Robert Leclercq reprend la tête du groupe dès mars 1944. La chef adjointe est Hélène Burgers-Leva, l'épouse de Jean Burgers. Le réseau envisagea de le faire évader via l'infirmerie du camp mais le projet n'aboutira jamais[6].

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

RéférencesModifier