Jean-Yves Riocreux

évêque catholique français

Jean-Yves Riocreux
Image illustrative de l’article Jean-Yves Riocreux
Mgr Riocreux lors de la « Rencontre nationale des étudiants chrétiens » à Pontoise, en 2009.
Biographie
Naissance (76 ans)
Marlhes (France)
Ordination sacerdotale
Évêque de l'Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Lustiger
Dernier titre ou fonction Évêque émérite de Basse-Terre
Évêque de Basse-Terre
Évêque de Pontoise
Autres fonctions
Fonction religieuse

Blason
« Avance au large ! »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Yves Riocreux, né le à Marlhes (Loire), est un évêque catholique français. Après avoir conduit pendant neuf ans le diocèse de Pontoise, il devient évêque du diocèse de Basse-Terre en Guadeloupe en juin 2012 puis, atteint par la limite d'âge, évêque émérite à partir du .

BiographieModifier

ÉtudesModifier

Fils d'un négociant en bois établi dans la commune de Marlhes, Jean-Yves Riocreux est le cadet d'une famille de sept enfants[1]. Après des études forestières à Meymac (Corrèze), il se forme chez les Frères maristes de la congrégation de Saint Marcellin Champagnat[1] puis à Saint-Germain-en-Laye. Il fait son premier cycle au séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux avant de poursuivre sa formation à Baltimore (États-Unis) au Saint Mary's Seminary and University, obtenant une maîtrise de théologie.

Principaux ministèresModifier

Jean-Yves Riocreux est ordonné prêtre le pour le diocèse de Nouméa, qu'il a connu comme coopérant. Il commence son ministère sacerdotal en Nouvelle-Calédonie. Il est notamment curé de la cathédrale Saint-Joseph de Nouméa de 1979 à 1986.

Il est nommé à Paris, où il est aumônier des étudiants de l'Institut catholique de Paris de 1987 à 1992 avant d'être curé-doyen de la paroisse Saint-Ferdinand des Ternes et Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de 1992 à 2001, puis recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris jusqu'en 2003. Il est également responsable du catéchuménat du diocèse de Paris de 1997 à 2002.

Nommé évêque de Pontoise le , il est consacré le par l'archevêque de Paris, le cardinal Jean-Marie Lustiger, assisté de Mgr Michel-Marie Calvet, archevêque de Nouméa, de Mgr René-Marie Ehuzu, évêque de Porto-Novo (Bénin) et du consulteur honoraire de l'académie pontificale pour la Nouvelle-Calédonie.

Le pape Benoît XVI le nomme évêque de Basse-Terre le [2]. Après des adieux au diocèse de Pontoise le , il est installé dans ses nouvelles fonctions le .

À la fin de l'année 2020 alors que la pandémie de Covid-19 en Guadeloupe entre dans sa deuxième vague, Jean-Yves Riocreux est testé positif au SARS-CoV-2. Il se met en confinement, sans toutefois devoir être hospitalisé, et ne peut présider ou participer aux célébrations de la Nativité, reprenant ses activités publiques le 30 décembre[3].

Le , le pape François accepte sa renonciation pour raison d'âge[4],[5]. Le diocèse est administré pendant la période de transition qui suit par l'archevêque de Fort-de-France, Mgr David Macaire[5].

Prises de positionModifier

Par rapport à la guerre en IrakModifier

À plusieurs reprises, Mgr Jean-Yves Riocreux a dénoncé les persécutions dont sont victimes les chrétiens d'Irak, les Chaldéens, qui auraient pour but d'accélérer l'exode de cette population. Son diocèse de Pontoise et celui de Saint-Denis accueillent déjà 1 350 familles chaldéennes.

Violences à Villiers-le-BelModifier

Quelques semaines après les émeutes urbaines qui ont secoué Villiers-le-Bel, Mgr Jean-Yves Riocreux est allé y célébrer la messe de Noël, en s'écriant « Paix à nos quartiers, paix à nos familles, paix au monde »[6].

Dialogue interreligieuxModifier

Lorsque le président Jacques Chirac lui a remis les insignes de chevalier de la Légion d'honneur, le , quelques jours à peine avant de quitter l'Élysée, il a rendu honneur à l'évêque qui « anime avec conviction le dialogue interreligieux »[7]".

DistinctionModifier

Jean-Yves Riocreux est chevalier de l'ordre national du Mérite depuis le au titre de « 22 ans de ministère ecclésiastique et de services militaires »[8]

Le , il est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur pour « 35 ans de ministère ecclésiastique et de services militaires »[9]. Il est élevé au grade d'officier lors d'une cérémonie présidée à Paris par le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, le [1].

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

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