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Ne doit pas être confondu avec Jean Pellerin.
Jean-Victor Pellerin
Jean-Victor Pellerin.jpg
Jean-Victor Pellerin en 1926.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
Nationalité
Activités
Père
Auguste Pellerin (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Jean-Victor Pellerin, né le 3 mai 1889 à Paris et mort le 21 février 1970, est un poète et auteur dramatique français[1].

Sommaire

BiographieModifier

Il est le fils d'Auguste Pellerin (en) (20 février 1853, Paris - 18 octobre 1929, Neuilly-sur-Seine ) entrepreneur et collectionneur d'art français. Au décès de leur père, Jean-Victor et sa sœur Germaine, vont hériter de 117 tableaux de Paul Cézanne dont Les grandes baigneuses[2],[3].

Plusieurs de ces pièces ont été mises en scène par Gaston Baty (1885-1952) : Intimité en 1922 au théâtre des Mathurins, Têtes de rechange en 1926 au studio des Champs Élysées, Cris des cœurs en 1928 au théâtre de l'Avenue et Terrain vague en 1931 au théâtre Montparnasse[4].

En 1951, il reçoit le prix Archon-Despérouses, en 1959 le Prix d’Académie (Fondation Le Métais-Larivière) pour l'ensemble de son œuvre, en 1960 le Prix Broquette-Gonin (poésie), pour l'ensemble de son œuvre poétique[5].

« Il sait la difficulté d'être et la transcende par des ironies sans grincement, satirise sans méchanceté, trace des Épitaphes dignes des burlesques du XVIIe siècle, aime la discrétion des mots du cœur, sourit des aléas de la gloire, en bref offre une présence amicale du poème qui semble cheminer main dans main avec la vie. »[6]

ŒuvresModifier

RomansModifier

  • Insulaire, récit, Ollendorff, 1920[note 1]

ThéâtreModifier

  • Têtes de rechange, Cahiers de "Masques", 1926.
  • Intimité, Cahiers de "Masques", 1928.
  • Cris des cœurs, Cahier de "Masques", 1928.
  • Terrain vague, Cahiers de "Masques" 1931. Cette pièce en trois actes a été créée au théâtre Montparnasse le 4 février 1931 et représentée jusqu'au dimanche 14 juin dans une mise en scène de Gaston Baty.

PoésieModifier

  • En allant…, Ollendorff, 1911.
  • 32 décembre, La Sirène, 1922[note 2]
  • Pièces détachées, Les Arcades, 1935.
  • Jean-qui-pleure et Jean-qui-rit, Bordas, 1949.
  • Traduit de l'Esquimau, Bordas, 1949.
  • Les Aveux, Bordas, 1952.
  • Épitaphes à vendre, Seghers, 1955.
  • Marchand des Quatre-Saisons, Points et Contrepoints, 1957.
  • Référence parler, Points et Contrepoints, 1958.
  • Ailleurs, Points et Contrepoints, 1959.
  • Miel et Fiel, Points et Contrepoints, 1962.
  • Bipède rétif, Points et Contrepoints, 1967.
  • Sans vergogne, Points et Contrepoints, 1969.

TraductionsModifier

  • Henri Heine, Cinquante Lieder, mis en vers français par Jean-Victor Pellerin, Ollendorff, 1913.
  • Hjalmar Gullberg (en) en français, Nordtedts, 1941.
  • Anthologie des poètes suédois contemporains, Stock, 1947.

BibliographieModifier

  • Tomasz Kaczmarek, « Cris des cœurs de Jean-Victor Pellerin, exemple d’une pièce hybride », Quêtes littéraires n°6, 2016, p. 65-73, Katolicki Uniwersytet Lubelski
  • « Hommage à Jean-Victor Pellerin », Points et Contrepoints no 92, 1969.
  • Edmond Sée, « Les Nouveaux Dramaturges : M. Jean-Victor Pellerin », Revue bleue, 1929, p. 391-393 [lire en ligne]

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Publié sous le pseudonyme Jean Victor [lire en ligne]
  2. Présentation de Gaston Baty [lire en ligne]

RéférencesModifier

  1. data.bnf.fr
  2. « Les grandes baigneuses ont traversé la manche », Nouvelobs,‎
  3. http://www.galerie-alain-paire.com/index.php?option=com_content&view=article&id=366&Itemid=100006 ]
  4. Gérard Lieber, Gaston Baty et ses auteurs, Thèse de doctorat soutenue en 1987 à Paris 10,
  5. http://www.academie-francaise.fr/jean-victor-pellerin
  6. Robert Sabatier, La poésie du vingtième siècle 1- Tradition et Évolution, Albin Michel, , 594 p. (ISBN 2-226-01395-4), p. 479