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Jean-Robert Thomazo

personnalité politique française
Jean-Robert Thomazo
Nez de cuir.jpg
Fonctions
Président
Front national pour l'Algérie française (d)
Député
Quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques
-
Sénateur de la Communauté
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Robert ThomazoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Homme politique, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Jean Thomazo (d)
Yves Thomazo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Partis politiques
Alliance républicaine pour les libertés et le progrès
Front national pour l'Algérie française (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Grade militaire
Conflits
Distinctions

Jean-Robert Thomazo (ou Robert Thomazo) est un militaire et homme politique français, né le à Dax (Landes) et décédé le à Paris.

Mandats nationauxModifier

BiographieModifier

Officier de tirailleurs algériens, il est élève à Saint-Cyr au sein de la 110e promotion de l'École spéciale militaire, la promotion Chevalier Bayard (1923-1925). Il participe aux campagnes du Rif et d’Italie ; blessé au visage, il a été surnommé « Nez de cuir » par les journalistes, ou encore « Chatterton » par ses hommes du 5e RI de Coblence en 1950, à cause de la bande adhésive qui maintient de chaque côté du nez la prothèse masquant sa blessure.

Colonel, il est chef d’état-major de la 25e division d’infanterie aéroportée puis de la division d’Alger. Membre du comité du Salut public pendant la crise de mai 1958, il se rend le 25 mai 1958 en Corse dont il devient de facto le commandant civil et militaire (Opération Résurrection) durant trois semaines[1]. Il est élu le 30 novembre 1958 député gaulliste de la 4e circonscription des Basses-Pyrénées, et est l'un des vice-présidents du groupe UNR à l’Assemblée nationale. Mais dès octobre 1959 il s'éloigne du mouvement gaulliste en raison de son attachement de principe à l’Algérie française.

Il prend en 1960 la présidence du Front pour l'Algérie française, et anime sa filiale en métropole, le FNAF (Front national pour l'Algérie française) aux côtés notamment de Jean-Louis Tixier-Vignancour et de Jean-Marie Le Pen[2].

En 1966, il participe à la fondation de l'Alliance républicaine pour les libertés et le progrès[3].

DécorationsModifier

  • Commandeur de la Légion d'honneur.
  • Croix de Guerre 1939-1945
  • Croix de Guerre T.O.E.
  • Croix de la Valeur Militaire
  • Croix du Combattant volontaire
  • Commandeur de l’Ordre du Vietnam.

Deux de ses fils furent également saint-cyriens, Jean Thomazo (1929-1953) (promotion Garigliano, 1949-1951) et Yves Thomazo (1929-1955) (promotion Extrême-Orient, 1950-1952). Ces deux fils, morts pour la France, ont été choisis comme parrain par la 199e promotion de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (2012-2015), dite promotion "Lieutenants Thomazo".

Notes et référencesModifier

  1. Le Monde, 14 juin 1958.
  2. Ariane Chebel d'Appollonia, L'extrême-droite en France: De Maurras à Le Pen, Volume 1, Editions Complexe, , 519 p. (ISBN 9782870277645, lire en ligne), p.304
  3. https://www.lemonde.fr/archives/article/1966/03/01/l-alliance-republicaine-pour-les-libertes-et-le-progres-a-tenu-son-premier-congres-national_2700653_1819218.html.

Voir aussiModifier