Ipoustéguy

sculpteur et peintre français
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Ipoustéguy, pseudonyme de Jean Robert, né le à Dun-sur-Meuse (Meuse) et mort le à Doulcon (Meuse) est un sculpteur et peintre français.

Ipoustéguy
Jean-Robert Ipoustéguy (1995).png
Ipoustéguy en 1995.
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités
Distinction
Œuvres principales

Il a réalisé 600 sculptures.

BiographieModifier

En 1938, Jean Robert suit les cours du soir de la Ville de Paris dans l'atelier de Robert Lesbounit. Sur les conseils de son professeur, il adopte comme nom d'artiste le patronyme de sa mère, Ipoustéguy.

En 1941, réfractaire au Service du travail obligatoire (STO) pendant l'Occupation, il trouve à s'employer à la gare de Saintes où il échappe à un bombardement grâce à un soldat allemand qui lui ouvre la porte d'un blockhaus. Il fera don en 2001 à la Ville de Saintes de La Maison de Lénine, visible à la gare.

En 1948, il participe selon les vœux de Robert Lesbounit à une expérience de travail collectif inspirée des chantiers médiévaux. Il a lui-même réalisé deux fresques à l'église Saint-Jacques-le-Majeur de Montrouge.

Il délaisse la peinture en 1953 au profit de la sculpture. Il ne cessera de dessiner et d'écrire.

Il travaille dans son atelier situé quartier des Gondoles à Choisy-le-Roi.

Henri-Georges Adam l'introduit au Salon de mai à Paris.

En 1962, il entre à la galerie Claude-Bernard à Paris où il reste 22 ans.

En 1971, il édifie un ensemble de statues monumentales à l'Institut Laue-Langevin à Grenoble appelé Homme forçant l'unité.

En 1975, il réalise Hydrorrhage, une sculpture commandée par la Ville de Paris qui est exposée en permanence au musée de la Sculpture en plein air à Paris et dans le parc de l'hôtel de ville de Bar-le-Duc (Meuse).

En 1979, Berlin charge Ipoustéguy d'édifier devant la Palais des Congrès, le plus grand ensemble sculptural exécuté depuis la guerre par un homme seul : L'Homme construit sa ville.

En 1982, il réalise un ensemble monumental de quatre sculptures, dont une évocation de Louise Labé pour la place Louis-Pradel à Lyon et une évocation des Lyonnais avec une sculpture baptisée Les Guignols[1].

En 1985, devant la bibliothèque de l'Arsenal, place du Père-Teilhard-de-Chardin à Paris, il installe un portrait d'Arthur Rimbaud qu'il intitule L'Homme aux semelles devant.

En 1987, il édifie à Lyon la Fontaine Béraudier devant la gare de Lyon-Part-Dieu.

En 1986, il participe à une exposition de groupe à la galerie D.M. Sarver à Paris.

En 1988, il expose à la galerie D.M. Sarver « Aquarelles et Fruits ».

En 1989, l'œuvre monumentale À la santé de la Révolution est installée dans le parc Jean-Moulin - Les Guilands à Bagnolet.

En 1990, il est représenté par la galerie D.M. Sarver au Salon SAGA.

En 1991, il exécute la statue-colonne Nicolas Appert à Châlons-en-Champagne, commande de l'Association internationale Nicolas Appert.

En 1992, il érige une statue en bronze de 8 mètres de haut, Protection de la vie, à l'hôpital d'Osnabrück (Allemagne).

En 1999, il installe sa Porte du Ciel dans le couvent des Dominicains à Brunswick et une statue monumentale Ciel, Soleil, Lune à Salzgitter.

En 1994, il installe dans l'église de Dun-sur-Meuse sa sculpture monumentale Mort de l'évêque Neumann, réalisée en 1976. Elle avait été refusée aux États-Unis.

Certaines de ses œuvres sont présentées à Bar-le-Duc et le centre culturel Ipoustéguy à Dun-sur-Meuse conserve une collection, en particulier des marbres.

Ipoustéguy a été inhumé le à Paris au cimetière du Montparnasse (16e division). Sa tombe est ornée d'une de ses sculptures, Erose en sommeil.

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

  • 1964 : prix Bright à la Biennale de Venise.
  • 1968 : prix de la ville de Darmstadt.
  • 1977 : grand prix national des arts.
  • 2003 : prix de sculpture de la Fondation Simone et Cino Del Duca à Paris.

Réception critiqueModifier

L’écrivain américain John Updike considère dans son ouvrage Un simple regard qu'Ipoustéguy est le « plus grand sculpteur français vivant ».

Collections publiquesModifier

PublicationsModifier

OuvrageModifier

  • Leaders et enfants nus, Livre-objet, Le Soleil Noir, 1970.
  • Sauve qui peut, Robin ! ou le don hérétique. Essai sur la sophoscatophagie, Paris, Grasset, 1978.
  • Arcs et traits, dessins et textes, Paris, Cercle d'art / galerie D.M. Sarver, 1989.

IllustrationModifier

  • Robert Lebel, Léonard de Vinci ou la fin de l'humilité de Le Soleil Noir, 1974.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Dominique Croiset-Veyre, Ipoustéguy. L'œuvre sculpté. Catalogue raisonné. 1938-2000, Éditions de la différence, 2001 (ISBN 2-7291-1378-9).

Liens externesModifier