Jean-Pierre Savare

président de société
Jean-Pierre Savare
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean-Pierre Bernard Maurice SavareVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Jean-Pierre Savare, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un homme d'affaires français, ancien président du groupe François-Charles Oberthur Fiduciaire.

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Jean-Pierre Savare est le fils d'un immigré russe originaire d'Odessa, et de Lucienne Merle. Après la séparation de ses parents, il est élevé par son beau-père, Michel Savare, technicien à la SNCF, qui lui donne son nom de famille[1],[2].

Il effectue ses études au lycée Carnot et au lycée Condorcet à Paris mais échoue au baccalauréat[2]. Il étudie par la suite à l'ICG et au Centre de perfectionnement aux affaires de Paris[3],[1].

Début de carrièreModifier

Jean-Pierre Savare commence sa carrière comme aide mécanographe à la Chambre syndicale des agents de changes[2].

Après avoir effectué son service militaire dans l'armée de l'air, il revient à son précédent emploi dans lequel il se forme à la programmation informatique[2].

Jean-Pierre Savare devient responsable de l'informatique chez Texunion de 1961 à 1968. Après un passage chez Bull Generale Electric de 1968 à 1969, il devient directeur adjoint à la direction des études industrielles à la BNP de 1970 à 1983[1],[3].

Fondation du groupe François-Charles Oberthur fiduciaireModifier

En 1984, il reprend pour un franc symbolique le groupe François-Charles Oberthur Fiduciaire, spécialisé dans l'impression de haute sécurité, de billets de banque et de documents sécurisés, qui avait été mise en liquidation judiciaire et fermée pendant quelques mois[4],[5].

En 2011, le groupe cède son activité de cartes à puce, Oberthur Technologies qui représentait 80% de son chiffre d'affaires, au fonds américain Advent international pour un milliard d'euros[6],[7].

En 2013, selon Médiapart, il prête 500 000 euros à l'UMP à des conditions avantageuses pour venir en aide au parti de Nicolas Sarkozy, condamné à rembourser le dépassement de ses frais de campagne en 2012[8],[9].

Stade françaisModifier

Passionné de rugby, Jean-Pierre Savare investit en 2011 plus de 30 millions d'euros dans le Stade Français, alors menacé de faillite, malgré le désaccord de ses filles Marie et Emmanuelle[6],.

Vie privéeModifier

Jean-Pierre Savare est le père de trois enfants, Thomas Savare, Marie Savare et Emmanuelle Savare[10].

FortuneModifier

En 2019, la famille Savare était à la 53e position du classement des plus grandes fortunes de France, établi par l’hebdomadaire économique Challenges[3],[11].

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d « Biographie Jean-Pierre Savare », sur Who's Who in France (consulté le )
  2. a b c et d Patrick Bonazza, « Les Savare : la famille "planche à billets" se déchire », Le Point,‎ (lire en ligne)
  3. a b et c « Rennes. Décès de Jean-Pierre Savare, fondateur d’Oberthur Fiduciaire », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  4. Michel Pinçon, Monique Pinçon-Charlot, Nouveaux patrons, nouvelles dynasties, Paris, Calmann-Lévy, , 278 p. (ISBN 978-2702130391, lire en ligne), p. III - Le déclenchement de la transmission, pages 151 à 161
  5. Annelot Huijgen, « Oberthur : les héritières prêtes à vendre », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  6. a et b Isabelle Chaperon, « La famille propriétaire de la société Oberthur Fiduciaire se déchire autour d’un ballon ovale », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Didier Barathon, « Oberthur Technologies cède son activité cartes à puce », Le Monde Informatique,‎ (lire en ligne)
  8. Mathilde Mathieu, « Le mécène de Sarkozy n’est pas près de revoir ses 500.000 euros », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  9. Marie-Pierre Haddad, « UMP : un prêt de 500.000 euros met le parti dans l'embarras », RTL,‎ (lire en ligne)
  10. Isabelle Chaperon, « Marie Savare, si loin du père », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. « Classement des fortunes - Famille Savare », sur Challenges (consulté le )

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Michel Pinçon, Monique Pinçon-Charlot, Nouveaux patrons, nouvelles dynasties, Paris, Calmann-Lévy, , 278 p. (ISBN 978-2702130391, lire en ligne), p. III - Le déclenchement de la transmission, pages 151 à 161

Liens externesModifier

Articles connexesModifier