Jean-Pierre Pernaut

animateur et journaliste de télévision français
Jean-Pierre Pernaut
Image illustrative de l’article Jean-Pierre Pernaut
Jean-Pierre Pernaut en 2013.

Surnom « JPP »
Nom de naissance Jean-Pierre Alfred Xavier Pernaut[1]
Naissance
Amiens (Somme, France)
Décès (à 71 ans)
Paris 15e (Île-de-France, France)
Nationalité Française
Profession Journaliste, présentateur
Spécialité Présentateur de journal
Autres activités Acteur, auteur, hockey sur gazon, course automobile
Années d'activité 1972-2022
Distinctions honorifiques Ordre national du Mérite
Légion d'honneur
Historique
Presse écrite Le Courrier picard (stage)
Télévision Nord Picardie Actu (1972)
TF1 (1975-2020)
LCI (2021-2022)
Autres médias JPP TV (2020-2022)

Jean-Pierre Pernaut Écouter, né le à Amiens (Somme) et mort le à Paris 15e, est un journaliste et présentateur de télévision français.

Journaliste sur les antennes du groupe TF1 à partir de 1975, il a notamment présenté le Journal de 13 heures pendant 33 ans, de 1988 à 2020. Fréquemment décrit comme un « amoureux des régions »[2], il va, en devenant responsable du journal de la mi-journée de TF1, choisir de réorienter le programme en proposant une ligne éditoriale plus locale et en se dotant de correspondants en régions. Ce choix, novateur à l'époque, s'avère payant, faisant du Journal de 13 heures de TF1 l'édition de journal télévisé la plus regardée sur ce créneau horaire.

Il a aussi présenté d'autres émissions, toujours sur TF1, notamment Combien ça coûte ? entre 1991 et 2010.

En parallèle, il a aussi fait des apparitions dans plusieurs films, généralement pour jouer son propre rôle. Passionné de sport, il a participé par ailleurs à de nombreuses compétitions automobiles.

Après son départ du Journal de 13 heures, il a animé la chaîne numérique Jean-Pierre Pernaut TV (« JPP TV ») et une émission hebdomadaire diffusée sur LCI, Jean-Pierre et vous.

BiographieModifier

FamilleModifier

Jean-Pierre Pernaut passe son enfance près d'Amiens à Quevauvillers, où sa mère Françoise Pillot[3], est pharmacienne, tandis que son père, Jean-Paul[3], centralien, est directeur d'une usine de machines-outils à Amiens[4].

En , sa mère Françoise, décède à 101 ans[5]. Son frère aîné, Jean-François, 74 ans, médecin, meurt des suites d'un cancer du foie le mois suivant[6].

ÉtudesModifier

Il fait ses études à la cité scolaire et à l'école privée Saint-Martin d'Amiens.

Vie privée et familialeModifier

 
Jean-Pierre Pernaut avec Nathalie Marquay, son épouse depuis 2007.

Il se marie le à Nathalie Marquay, Miss France 1987, comédienne et animatrice de télévision, qu’il a rencontrée le soir du 8 décembre 2001 à l'élection de Miss France 2001.

Ils ont ensemble deux enfants, Lou et Tom[7]. Il est également le père de deux enfants, Olivier et Julia, qu'il a eus avec sa précédente épouse, Dominique Bonnet[8].

Il vivait à Louveciennes (Yvelines)[9].

Maladie et mortModifier

En 2018, il est atteint d’un cancer de la prostate, qui le contraint à s’absenter du journal télévisé de TF1[10].

En , son épouse annonce qu’il est à nouveau touché par la maladie, cette fois aux poumons[11]. Le même jour, Jean-Pierre Pernaut fait une déclaration sur son compte Twitter où il confirme son cancer des poumons : « […] J'ai appris cette maladie au mois de mai dernier. J'ai subi une première opération début juillet. Un traitement qui continue depuis quelques semaines. […] Et si j'en parle, d'abord parce qu'il ne faut pas avoir peur du cancer. J'en ai déjà eu un de la prostate, vous le savez. J'en ai parlé pour améliorer la prévention. Même chose pour le poumon. J'ai cru que cela ne pouvait arriver qu'aux autres. Pendant des années et des années on m'a dit d'arrêter de fumer. J'y ai pas cru, ben j'aurai dû arrêter. Voilà, je vous tiendrai au courant, tout va bien pour l'instant »[12].

Il est admis, en , à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, à la suite de plusieurs AVC et des complications relatives à une opération à cœur ouvert[13]. La détérioration générale de son état de santé conduit les médecins à le placer dans le coma artificiel[14]. Jean-Pierre Pernaut meurt le , à l'âge de 71 ans[15],[16].

HommagesModifier

De nombreuses personnalités ont alors tenu à lui rendre hommage, notamment via Twitter, qu'elles soient médiatiques : Jean-Pierre Foucault, Arthur, Laurence Ferrari, Stéphane Bern, Camille Combal, Denis Brogniart ou encore Nikos Aliagas ; ou politiques : Éric Zemmour, Marine Le Pen, Jean Castex, Premier ministre, qui écrit : « Pas un hameau de notre pays ne lui était inconnu. Pas une tradition de nos terroirs ne lui était étrangère. La France des territoires perd cette voix familière et ce visage rassurant qui parlait si bien d'elle et savait si bien lui parler. Jean-Pierre Pernaut nous manque déjà. »[17], ou encore Emmanuel Macron, président de la République : « Jean-Pierre Pernaut a habité le cœur de nos foyers. Durant trente ans, il a donné rendez-vous à 13 h aux Françaises et aux Français pour leur transmettre les dernières informations, mais aussi sa passion de la France, de nos régions, de notre patrimoine. Nous ne l'oublierons pas. »[18]. Gilles Pélisson, PDG du groupe TF1 déclare : « C'est une immense tristesse. C'était un journaliste extraordinaire qui a marqué cette maison. […] Il avait donné une image de JT de 13 Heures assez unique en omettant la politique. […] Il avait une passion pour la province qui l'animait. C'était un homme du Nord. On se retrouvait tous dans les journaux de Jean-Pierre. Tous les Français pensaient qu'il y avait un petit bout de France proche de chez eux que Jean-Pierre aimait. »[19].

Le , sur TF1, après une édition spéciale consacrée au conflit russo-ukrainien, la chaîne poursuit ce programme avec un hommage à Jean-Pierre Pernaut. À la suite duquel, en lieu et place de Grey's Anatomy, est rediffusé le documentaire Jean-Pierre Pernaut, une histoire de la télévision française, réalisé par Michel Izard, qui avait été diffusé pour la première fois le , après le dernier journal qu'il avait présenté. Sur C8, deux documentaires sont proposés en rediffusion : Jean-Pierre Pernaut : 50 ans dans le cœur des Français, puis Jean-Pierre Pernaut, la vie d'après[20],[21].

ObsèquesModifier

Les obsèques de Jean-Pierre Pernaut ont lieu le à 11 h à la basilique Sainte-Clotilde de Paris[22]. De nombreux badauds, des anciens collègues (Claire Chazal, Jean-Claude Narcy, Patrick Poivre d'Arvor), ainsi que des personnalités de la télévision (Laurent Delahousse, Karine Le Marchand, Cyril Hanouna) et de la politique (Nicolas Sarkozy, Brigitte Macron, Valérie Pécresse), assistent à la cérémonie[23]. Jean-Pierre Pernaut est ensuite inhumé au cimetière de Louveciennes[24], ville où il résidait avec sa dernière épouse et leurs deux enfants.

Carrière professionnelleModifier

DébutsModifier

Première apparition à la télévisionModifier

Le , à 22 ans, Jean-Pierre Pernaut fait sa première apparition à la télévision dans Nord Picardie Actualités. Il est dépêché à Bohain-en-Vermandois dans l'Aisne pour couvrir un reportage sur le sauvetage d'un enfant de 11 ans, Sylvain Delhaye, tombé dans un puits.

Presse et premiers journaux télévisésModifier

Diplômé de l'École supérieure de journalisme de Lille (ESJ) en 1975, il fait son premier stage en journalisme dans le quotidien régional Le Courrier picard[25]. Il débute ensuite à la rédaction régionale Picardie de l'ORTF où il présente le journal régional. C'est là qu'il est amené à couvrir successivement deux catastrophes[26] se produisant dans la région : celle ferroviaire du tunnel de Vierzy dans l'Aisne en 1972 puis celle aérienne d'Ermenonville dans l'Oise en 1974. Pour cette dernière, son équipe est la première arrivée sur le lieu du drame et lui vaut son premier reportage diffusé au niveau national.

Arrivée sur TF1Modifier

Entré à TF1 le , jour de la création de la chaîne, il présente le journal de 20 heures jusqu'en 1978. Coprésentateur du journal de 13 heures de TF1 aux côtés d'Yves Mourousi de 1978 à 1980, il est nommé grand reporter au service économique de 1980 à 1982.

Il a également été chef adjoint du service reportages de TF1 et rédacteur en chef de plusieurs émissions comme Le rendez-vous d'Annick ou le présentateur du journal des vacances durant les étés 1982 et 1983, et de Transcontinental de 1985 à 1986.

Pendant l'été [réf. souhaitée] 1987, il présente le journal de 20 heures de TF1[27].

Titulaire du Journal de 13 heures de TF1Modifier

 
Jean-Pierre Pernaut dans un Biergarten de Munich en 2006.

Réorientation du programmeModifier

En 1987, Francis Bouygues, après son acquisition, devient président de TF1. L'un de ses projets est de transformer le journal de 13 heures, alors tenu par Yves Mourousi (hostile à la privatisation de la chaîne) et Marie-Laure Augry. Ces derniers sont remplacés par la direction et Jean-Pierre Pernaut prend leur suite le et est responsable du journal à partir de cette date. Ce changement de présentation a été perçu comme un moyen de réaffirmer le pouvoir de la direction sur sa propre rédaction[28],[29]. Il s'accompagne d'un recentrage sur les régions, pour concurrencer FR3 qui profite alors très bien de ses décrochages en région.

Dans son livre Pour tout vous dire, Jean-Pierre Pernaut explique les changements qu'il a opérés pour rendre le journal de 13 heures plus populaire, notamment à l'aide de correspondants dans les régions, une première à l'époque dans les journaux télévisés en France. Aujourd'hui, ce réseau de correspondants en régions est composé de 19 bureaux et 150 journalistes[4], la plupart en partenariat avec les grands titres de la presse quotidienne régionale.

En 1988, il devient également directeur adjoint de l'information[30].

Audiences et popularité du journalModifier

Cette orientation se révèle fructueuse, puisque les scores d'audience du journal sont meilleurs que ceux des autres chaînes, et contribue à la popularité du journaliste : celui-ci devient même un personnage important de roman dans La Carte et le Territoire de Michel Houellebecq[31], il fait l'objet d'une chanson du groupe Sexy Sushi[32], et est cité (en rapport à l’orientation régionale et rurale de son JT : voir plus bas) dans le titre Marly-Gomont. Jean-Pierre Pernaut est régulièrement sur le podium du sondage mensuel TV Magazine depuis sa création, figure parmi les « 50 personnalités françaises qui comptent » dans le sondage bi-annuel du Journal du dimanche[33].

Son journal est suivi chaque jour par six à sept millions de personnes. C'est un record européen à la mi-journée, avec une part d'audience d'environ 45 % (Médiamétrie). Jean-Pierre Pernaut présente le journal de 13H pendant 30 ans, ce qui représente un record en Europe. TF1 lui rend hommage pour les 25 ans le , en diffusant un reportage qui retrace ce quart de siècle au JT, ainsi que le pour ses 30 ans de 13H, où un JT entier lui est consacré, avec des invités et l'équipe TF1. Il a, à ce jour, effectué 32 ans de présentation de JT au cours de sa carrière, soit plus de 8 000 journaux télévisés.

Selon une étude Médiamétrie de 2005, le téléspectateur type du 13 h de TF1 est une femme (57 % de l’audience contre 43 % pour un homme), de 65 ans et plus (41,5 % de l’audience), inactive (58,8 % de l’audience), vivant dans une commune rurale (33,8 % de l’audience), de l’ouest de la France (17,1 % de l’audience)[34]. Un record datant de a été battu le avec 8,1 millions de téléspectateurs (44,6 % de part d'audience - 4 ans+ Médiamétrie). Un nouveau record de part d'audience a été battu en 2014, le , avec 47,6 % (médiamétrie individus de quatre ans et plus).

Orientation vers l'actualité nationale et régionaleModifier

Jean-Pierre Pernaut a donc fait le choix, payant en termes d'audience, d'orienter le journal de 13h de TF1 vers un portrait de la France « en région », ou vers ce que Catherine Clément (auteur d'un rapport sur la place de la culture à la télévision) appelle « l'exploration systématique du matériel français »[35]. Pour résumer, il déclare : « J'en avais ras-le-bol de n'entendre parler de la neige que lorsqu'il tombait trois flocons sur le pont de l'Alma »[4].

Après avoir appris que, chaque jour, dix villages français voient leurs derniers commerces fermer, il lance la rubrique SOS Villages. Il crée également une rubrique consacrée au patrimoine, considérée comme l'un des moments importants du 13H. Son journal est organisé en trois temps : celui qu'il fait (météo), celui qui passe (actualité) et celui qui dure (magazines)[4].

Ce choix dicte le conducteur du journal, qui ne commence que très rarement par une information d'ordre international, sauf circonstances exceptionnelles. Comme il le déclare à l'hebdomadaire Télérama en 1998 : « Le journal de 13 h est le journal des Français, qui s'adresse en priorité aux Français et qui donne de l'information en priorité française. Vous voulez des nouvelles sur le Venezuela ? Regardez la chaîne vénézuélienne. Sur le Soudan ? Regardez les chaînes africaines »[36][source insuffisante].

Sauf événement grave et/ou exceptionnel, comme un attentat ou décès d'une célébrité, la météo fait donc tous les jours le premier titre du journal[37]. L'ouverture peut être également consacrée à des événements « anodins », communément appelés des marronniers (comme la floraison des amandiers sur la Côte d'Azur, en [38]).

Il lui est reproché par quelques-uns de toujours traiter les mêmes sujets, et de respecter le même fil conducteur depuis des années. Le journal Libération évoque ainsi des « obsessions déclinées à longueur de 13 heures : le prix du fioul (qui augmente), les grèves (qui déclenchent des « galères pour des millions d’usagers »), la grippe (et son évolution suivie jour après jour), la météo (qui ouvre systématiquement le journal)[39] ». Jean-Pierre Pernaut assume cette orientation du journal en déclarant :

« Il faut savoir à qui l’on s’adresse. Nous, nous visons les habitants des petites villes et des villages. Pour cette raison, nous éloignons le journal de l’institutionnel. Quand un gouvernement annonce une augmentation du minimum vieillesse, nous n’allons pas interviewer le ministre, mais les personnes âgées. Notre ambition : la proximité[40]. »

Pour le sociologue Jean-Pierre Le Goff, le succès du 13H de Jean-Pierre Pernaut répond à « la crise d'identité » et à « la panne d'avenir » vécues par les Français, qui préfèreraient par conséquent se réfugier dans une vision idéalisée du village. Il se félicite toutefois que le journaliste donne la parole à la « France périphérique », peu présente dans les médias[4].

Cette orientation fait l'objet de nombreux commentaires. Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts dans Libération moquent ce « JT en sabots crottés révérant les belles régions, les métiers oubliés et la maouche ardéchoise cuisinée comme grand-maman »[39]. Pour le journaliste Jean-Luc Porquet, Pernaut « offre aux téléspectateurs une France de rêve […]. Il rassure, il endort, il calme les inquiétudes » et le fait selon lui consciemment : « il n'est pas le pur benêt de service qu'on croit : il participe sciemment à l'enfumage généralisé »[41]. En 2006, l'ancien ministre de la Recherche Roger-Gérard Schwartzenberg, dans son livre 1788 : essai sur la maldémocratie, voit en Pernaut la manifestation d'une dérive démagogique et dangereuse des médias français[42]. Serge Halimi, dans Le Monde diplomatique, critique son « racolage sécuritaire et son dédain de l’actualité internationale »[43]. Jean-François Lauwens du quotidien Le Soir considère que Jean-Pierre Pernaut débite des « cornichonneries »[44].

Le journal de Jean-Pierre Pernaut a également inspiré l'émission humoristique Bienvenue au Groland[45],[46], diffusée sur Canal+ : le programme y reprend, par la caricature, le principe des reportages de proximité, et se moque d'une tendance « un brin poujadiste[47] » vers lequel peut tendre ce genre de traitement de l'actualité[réf. nécessaire]. Le présentateur de l'émission Bienvenue au Groland ne se prive pas, lors de la présentation des reportages décalés de l'émission, d'énoncer le nom de Jean-Pierre Pernaut, ce qui souligne bien la caricature. Ces critiques sont perçues par Jean-Pierre Pernaut comme la manifestation d'une fracture, culturelle et sociale, voire idéologique, entre Paris et la province : « À Paris, on ne se rend pas compte de l’attachement des gens aux cultures régionales, que l’on assimile à du folklore alors que c’est profond », déclare-t-il en 2008 au quotidien Le Parisien[48].

Dans son livre Pour tout vous dire (Éditions Michel Lafon), Jean-Pierre Pernaut dénonce sa caricature en évoquant les nombreuses éditions spéciales du 13 heures consacrées à tous les grands événements internationaux qui ont marqué ces 25 dernières années, de la chute du mur de Berlin à l'élection de Barack Obama en passant par les attentats du 11 septembre 2001, la mort de Yasser Arafat, les guerres en Irak, au Kosovo, les révolutions arabes de 2011, etc. Il est, par ailleurs, le premier journaliste de télévision française à pouvoir pénétrer dans la zone interdite de Tchernobyl quatre ans après la catastrophe pour une édition spéciale du JT, en 1990[49]. Vincent Roux, ancien membre du service international de TF1 et de LCI confirme : « L'étranger n'était pas le parent pauvre. Lorsque l'actualité le commandait, il n'hésitait jamais à faire appel à nous »[4].

Personnalisation de l'informationModifier

 
Séance de dédicace au Courrier picard (Amiens, 2011).

La présentation du journal par Jean-Pierre Pernaut s'inscrit selon certains analystes dans une personnalisation et une « théâtralisation » de l'information. Françoise-Marie Morel, rédactrice en chef de l'information de TF1, indique que Jean-Pierre Pernaut est le seul présentateur en France à ne pas utiliser de téléprompteur[50]. Les reportages sont souvent commentés par Jean-Pierre Pernaut, soit par une rapide remarque admirative ou agacée, soit par des expressions d'ordre corporel, ce qui a fait dire à Virginie Spies et à François Jost, sociologues des médias, que « les mimiques [du journaliste] semblent vouloir faire vivre le récit tout autant que le récit lui-même »[51]. Le journaliste n'hésite d'ailleurs pas à conclure certains sujets par quelques réflexions personnelles. Ses prises de position, en cours de journal, sur plusieurs sujets de société (grèves, hausse d'impôts, travail des députés ou comportement de l'équipe de France de football) sont ainsi remarquées par la presse[52],[53],[54],[55].

Cette personnalisation de l'information ne va pas sans créer quelques controverses. En , sa présentation d'un mouvement de grève déclenche le courroux des grévistes. Son nom est scandé et déformé par des manifestants qui le transforment en « Pernod », allusion à la marque de pastis et au cliché de la « France profonde »[56]. Le journaliste Bruce Toussaint s'en prend également à lui en ces termes : « Le 13 heures est devenu une sorte de reflet de la France assoupie, idéal pour commencer la sieste. Que Pernaut soit de droite, conservateur et réac', ça ne me pose pas de problème. Le souci, c'est qu'il exprime ses opinions dans le JT »[57],[58]. Il lui est régulièrement reproché de passer sous silence des évènements politiques significatifs, comme la vidéo du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à l'origine d'une polémique en 2009[59].

Le , après la diffusion d'un reportage sur les maraudes de la Croix-Rouge, Jean-Pierre Pernaut fait une transition controversée avant une information sur l'ouverture de centres pour migrants en déclarant à l'antenne : « Voilà, plus de place pour les sans-abri, mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France. Ouverture aujourd'hui d'un centre humanitaire pour héberger 400 hommes porte de la Chapelle à Paris, la mairie prévoit 50 à 80 arrivées par jour. Centre très provisoire pour les héberger quelques jours avant de les orienter ailleurs ! »[60]. Ces propos provoquent une réaction de la Licra et un rappel à l'ordre du CSA, qui estime que la formulation est regrettable car « de nature à sous-entendre que les migrants seraient privilégiés par les autorités publiques par rapport aux personnes sans domicile fixe »[61].

Pendant la période de confinement national en raison de la pandémie de Covid-19, Jean-Pierre Pernaut est remplacé à la présentation du JT de 13 heures de TF1 par son joker, Jacques Legros[62]. La raison avancée est le risque qu'il encourt par rapport au cancer de la prostate, dont il a été victime peu auparavant[63]. Il présente tout de même une partie du journal, intitulée Le 13 Heures à la maison, depuis un studio aménagé à son domicile[64]. Pendant cette période, il critique en plein direct la gestion du confinement par le gouvernement[65],[66].

Il interviewe les présidents de la République François Mitterrand et Jacques Chirac dans son journal, puis Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron lors d'émissions spéciales.

À partir des années 1990, il siège au conseil d'administration de TF1 en tant que représentant du personnel[67] CFTC des cadres et des journalistes. Il est réélu pour une période de deux ans en avec 60 % des voix[68], puis en avec 64 % des voix. En , il ne demande pas le renouvellement de ce mandat, pour se consacrer exclusivement à ses fonctions à l'information de TF1.

Fin de la présentationModifier

Le , il annonce son retrait de la présentation du journal télévisé en fin d'année[69]. Il est remplacé par Marie-Sophie Lacarrau, journaliste et ancienne présentatrice du Journal de 13 heures de France 2[70].

Il présente son dernier journal le [71]. Ce jour-là, il est suivi par 8 130 000 téléspectateurs, soit une part d'audience de 59 % de l'ensemble du public, un record depuis août 2007[72].

Présentateur de l'émission Combien ça coûte ?Modifier

Jean-Pierre Pernaut présente du au l'émission Combien ça coûte ?, un programme consacré à l'argent et aux gaspillages économiques, créé en remplacement estival de Ciel, mon mardi ![73],[74],[75]. Présentée en seconde partie de soirée de 1991 à 1995, puis en première partie de soirée de 1995 à 2008, et enfin en journée durant le week-end de 2008 à 2010. Il a eu comme coprésentatrice Isabelle Quenin, Laurence Ferrari, Sophie Thalmann, Évelyne Thomas (prime-time), puis Justine Fraioli en 2008-2009 (lors des hebdomadaires).

L'émission recevra en 1997 le 7 d'or du meilleur magazine de société[76]. Frôlant à plusieurs reprises les 10 millions de téléspectateurs, Combien ça coûte restera pendant 19 ans l'une des émissions emblématiques du succès de TF1 à cette période et Jean-Pierre Pernaut restera le présentateur de télévision qui a présenté le plus d'émissions en direct et en prime time.

Après le Journal de 13 heuresModifier

Lancement de sa webtéléModifier

Le , alors qu'il présente son dernier Journal de 13 heures, il lance, le jour-même, sa web TV, qu'il nomme Jean-Pierre Pernaut TV (« JPP TV »).

Développée au sein du groupe TF1, cette chaîne vise à traiter de l'actualité des régions, du patrimoine, de la culture et de l'environnement[77],[78],[79]. Il la décrit comme un « Netflix des régions »[80], avec des reportages consacrés aux régions françaises, mais également permettant de voir ou de revoir des archives de son journal[81], et aussi de mettre en lumière les opérations spéciales qu'il a lancées, telles que SOS Villages ou Votre plus beau marché[77].

Émission hebdomadaire sur LCIModifier

À partir du , Jean-Pierre Pernaut anime une émission hebdomadaire d'une heure, intitulée Jean-Pierre et vous et diffusée le samedi (jusqu'au 26 juin 2021) et le vendredi (à partir du 3 septembre 2021) de 13 h 30 à 15 h 00 sur LCI[82]. Il la décrit comme « une émission qui regroupera tout son univers avec des reportages, des coups de cœur mais aussi des coups de gueule »[83].

Synthèse des émissionsModifier

Présentateur du journal téléviséModifier

Autres programmesModifier

Présentation d'émissionsModifier

ParticipationsModifier

FilmographieModifier

Jean-Pierre Pernaut apparaît la plupart du temps dans son propre rôle dans des films, téléfilms ou séries.

DistinctionsModifier

  • 1997, 1999, 2001 et 2003 : 7 d'or du meilleur présentateur de journal télévision.
  • 2020 : « personnalité préférée des Français » (TV Magazine)[86],[87].

DécorationsModifier

Autres activitésModifier

Jean-Pierre Pernaut a été enseignant en communication à l'IUT d'Amiens en -.

ThéâtreModifier

Il est le coauteur de la pièce de théâtre Piège à Matignon avec Nathalie Marquay-Pernaut et Jean-Claude Islert. Après des difficultés de disponibilité de la salle initialement choisie, le démarrage de la pièce, prévu en , est reporté de quelques mois. C'est au théâtre du Gymnase que ce vaudeville est lancé le . La pièce est reprise au théâtre Daunou jusqu'en . Piège à Matignon, écrit mi-2010, raconte de manière humoristique l'impact des rumeurs propagées par Internet sur la vie privée et publique d'un homme politique. Mise en scène par Éric Civanyan, la pièce est interprétée par Nathalie Marquay-Pernaut, Stéphane Slima, Éric Le Roch, Philippe Bardy et Gladys Cohen puis Marie-Laure Descoureaux. Après le décès de Stéphane Slima en , Piège à Matignon entame une tournée dans les régions en (jusqu'en ) avec Nathalie Marquay-Pernaut, Michel Scotto di Carlo, Olivier Pagès, Marie-Laure Descoureaux et Sébastien Chartier. Une autre tournée, mise en scène par Alain Cerrer, a été lancée en avec Philippe Risoli. La pièce, constamment actualisée, a entamé une troisième tournée pour les saisons 2014-2015-2016 sur une nouvelle mise en scène de Nathalie Marquay-Pernaut avec elle-même, Philippe Risoli, Marie-Laure Descoureaux, Cyril Aubin et Jean Lenoir.

En 2016, il coécrit avec son épouse Nathalie et l'auteur et comédien Éric Le Roch, Régime présidentiel, la suite de Piège à Matignon, dans laquelle jouent notamment Philippe Risoli, Nathalie Marquay-Pernaut, Andy Coq et Marie-Laure Descoureaux. La tournée a débuté en et s'est achevée en .

SportModifier

Il pratique le hockey sur gazon pendant quinze ans[91]. Avec son club de l’Amiens Sporting Club, il est sacré trois fois champion de France dans les années 1965-1970.

Avec son épouse et son fils Olivier, il participe à partir de 2003 à des compétitions automobiles : Fun cup[92], et Trophée Andros[93],[94] sur glace aux côtés d'Alain Prost. Il a remporté la super-finale de ce Trophée en 2007-2008, et a terminé 4e de la série « Élite » en 2007-2008. En 2013-2014, il a effectué sa 10e saison avec 9 podiums en catégorie « Indépendants ». Il termine la saison 3e de cette catégorie.

PublicationsModifier

Jean-Pierre Pernaut est l'auteur de plusieurs ouvrages, parfois inspirés de ses activités télévisuelles.

  • 1998 : L'Argent par les fenêtres, TF1 Éditions
  • 2004 : Les Magnifiques Métiers de l'artisanat, tome 1, éditions Michel Lafon
  • 2005 : Les Magnifiques Métiers de l'artisanat, tome 2, éditions Michel Lafon
  • 2006 : Pour tout vous dire…, éditions Michel Lafon
  • 2006 : Au cœur de nos régions, éditions Michel Lafon
  • 2006 : préface de Connaissez-vous la France ?, éditions Marabout Hachette
  • 2007 : La France des saveurs, éditions Michel Lafon
  • 2008 : La France en fêtes, éditions Michel Lafon
  • 2009 : Combien ça coûte, éditions Albin Michel
  • 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 : L’Almanach des régions, éditions Michel Lafon
  • 2013 : préface de Manufrance, éditions Michel Lafon
  • 2021 : 33 ans avec vous, éditions Michel Lafon, (ISBN 978-2749945873)

HommagesModifier

  • La halle du marché d'Abbeville est renommée par décision du conseil municipal «Halle Jean-Pierre Pernaut», l'inauguration du baptême ayant eu lieu le samedi [95].

Notes et référencesModifier

  1. « Décret du 13 juillet 2021 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le )
  2. Sarah Lecoeuvre et Caroline Sallé, « Jean-Pierre Pernaut, 33 ans d'information au plus proche des Français »  , sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  3. a et b « Fichier des personnes décédées »
  4. a b c d e et f Alexandre Devecchio, « Jean-Pierre Pernaut, l'homme qui a compris que la France était profonde », Le Figaro Magazine, 18 décembre 2020, p. 58-62.
  5. Prisma Média, « Jean-Pierre Pernaut : Sa mère Françoise est décédée à l’âge de 101 ans », Gala.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. « Le frère de Jean-Pierre Pernaut est décédé », Pars Match,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. Floriane Goujon, « Nathalie Marquay se confie sur la difficulté d'être la femme de Jean-Pierre Pernaut », Femme Actuelle,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. « Jean-Pierre Pernaut : C’est un sacré numéro ! », sur francedimanche.fr (consulté le ).
  9. Sébastien Birden, « Louveciennes : la rumeur d’un camp de migrants fait réagir les réseaux et Jean-Pierre Pernaut », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. « Jean-Pierre Pernaut : touché par un cancer, le présentateur du JT de TF1 a été hospitalisé », sur femmeactuelle.fr, (consulté le ).
  11. « https://www.linternaute.com/television/biographie/1446183-jean-pierre-pernaut-sa-femme-revele-un-nouveau-cancer-au-poumon », sur linternaute.com,
  12. Jean-Pierre Pernaut confirme son cancer du poumon sur son compte Twitter, Compte personnel Twitter, 22 novembre 2021
  13. https://www.lepoint.fr/people/jean-pierre-pernaut-a-fait-12-avc-avant-sa-mort-12-05-2022-2475394_2116.php
  14. Isabelle Morini-Bosc, « Décès de Jean-Pierre Pernaut : les derniers jours de l'ancien présentateur du 13h », sur rtl.fr, (consulté le ).
  15. Thibault Nadal, « Jean-Pierre Pernaut est mort à l'âge de 71 ans », sur rtl.fr, (consulté le ).
  16. Nathalie Marquay, en larmes dans TPMP : les Signes envoyés par Jean-Pierre Pernaut et leur dernier Rituel bafoué, sur journaldesfemmes.fr, consulté le 18 mai 2022
  17. Benjamin Meffre, « Mort de Jean-Pierre Pernaut : Les hommages des personnalités du PAF », sur ozap.com, (consulté le ).
  18. « Décès de Jean-Pierre Pernaut : Macron salue la mémoire d’un journaliste qui «a habité le cœur de nos foyers» », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  19. Florian Guadalupe, « Mort de Jean-Pierre Pernaut : Gilles Pélisson, PDG de TF1, rend hommage au journaliste sur LCI », sur ozap.com, (consulté le ).
  20. Christophe Gazzano, « Mort de Jean-Pierre Pernaut : Les chaînes bouleversent leurs programmes pour rendre hommage au journaliste », sur ozap.com, (consulté le ).
  21. A.D., « Mort de Jean-Pierre Pernaut : TF1 est en deuil, les chaînes de télévision bousculent leur grille », sur 20minutes.fr, (consulté le ).
  22. Sarah Lecoeuvre, « Mort de Jean-Pierre Pernaut : les obsèques se tiendront à Paris  », sur tvmag.lefigaro.fr, (consulté le ).
  23. « Obsèques de Jean-Pierre Pernaut : de nombreuses personnalités présentes pour un ultime adieu », sur cnews.fr, (consulté le ).
  24. Laïa Dabri, « Mort de Jean-Pierre Pernaut : Nathalie Marquay en dit plus sur le lieu où il est enterré », sur purepeople.com,
  25. Cité dans l'interview pour femina.fr
  26. « Jean-Pierre Pernaut: «Tant que j’ai la pêche, je continue» », Courrier Picard,‎ (lire en ligne)
  27. « Les journaux télévisés de la mi-journée et de la soirée sur les chaînes de télévision généralistes belges francophones, une édition de trop ? Étude comparative des éditions quotidiennes des JT de la RTBF et de RTL-TVI », sur Université libre de Bruxelles, 2010-2011
  28. La bonne soupe : Comment le '13 heures' de TF1 a contaminé l'info, Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos, Laurent Lolmède, Les Arènes, 2006, (ISBN 291248569X), 9782912485694
  29. Histoire générale de la radio et de la télévision en France, Christian Brochand, Comité d'histoire de la radiodiffusion (France), La Documentation Française, 2006, (ISBN 2110056134), 9782110056139, p. 219.
  30. « Jean-Pierre Pernaut : biographie, news, photos et videos », sur Télé-Loisirs (consulté le )
  31. Roman où il effectue son coming out (que Houellebecq appelle à tort outing). Le prix Goncourt 2010 écrit (page 234) : « Le trait de génie de Jean-Pierre Pernaut avait été de comprendre qu'après les années 1980 fric et frime, le public avait soif d'écologie, d'authenticité, de vraies valeurs. Même si Martin Bouygues pouvait être crédité de la confiance qu'il lui avait accordé, le journal de 13 heures de TF1 portait entièrement la marque de sa personnalité visionnaire. Partant de l'actualité immédiate - violente, rapide, frénétique, insensée - Jean-Pierre Pernaut accomplissait chaque jour cette tâche messianique consistant à guider le téléspectateur, terrorisé et stressé, vers les régions idylliques d'une campagne préservée… ». (page 235) : « Jean-Pierre Pernaut semblait moins se faire l'apologiste de l'immobilisme que celui d'un progrès lent… » « Jean-Pierre Pernaut s'était toujours montré, dans la conduite quotidienne de son journal, d'une prudence déontologique extrême… », in La Carte et le Territoire, éditions Flammarion, septembre 2010
  32. Julien Bordier, « Sexy Sushi, Cyril et Jean-Pierre Pernaut », L'Express, 21 juin 2010.
  33. A la 11e place, premier représentant de l'audiovisuel, dans le sondage publié en août 2015. (source jdd 15/08/2015)
  34. Étude Médiamétrie-Médiamat, menée sur des téléspectateurs de 15 ans et plus, période du 30 août 2004 au 1er décembre 2005.
  35. La nuit et l'été : rapport sur la culture à la télévision, Catherine Clément, Seuil, 2003, p. 11.
  36. Télérama, 9 décembre 1998.
  37. Ignacio Ramonet, La tyrannie de la communication, Galilée, 1999, p. 120.
  38. Samuel Gontier, L'amende amère, telerama.fr
  39. a et b L’Élysée commande un Pernaut, liberation.fr, 25 janvier 2010
  40. « Le 13 h selon Jean-Pierre Pernaut », Le Pelerin Magazine, no 6355, 16 septembre 2004.
  41. Jean-Luc Porquet, « Éloge de Jean-Pierre Pernaut », Le Canard enchaîné, 27 janvier 2010, p. 5.
  42. Roger-Gérard Schwartzenberg, 1788 : essai sur la maldémocratie, Fayard, 2006, p. 261
  43. « Bon anniversaire, TF1 ! », Le Monde diplomatique, 4 avril 2007
  44. « j'ai une question à vous poser » : essai réussi, lesoir.be, 7 février 2007
  45. Groland, l'esprit canaille, telerama.fr, 2 novembre 2007 : « le 20h20, pastiche du journalisme de proximité qui puisait sa ressource dans les fonds de terroir des actus régionales de France 3 et du 13 heures de Jean-Pierre Pernaut. »
  46. Adrien Franque, «Overdose de Pernaut» : le JT de 13 heures de TF1 vu par «Libé», sur Libération.fr, (consulté le )
  47. « Jean-Pierre Pernaut, le bourgmestre du PAF », sur L'Express.fr, (consulté le )
  48. Le Parisien, 30 mai 2008.
  49. « "La radioactivité brouillait l'image", Jean-Pierre Pernaut raconte son JT à Tchernobyl », sur Le HuffPost, (consulté le )
  50. « Actualités LA MÉDIATRICE VOUS RÉPOND : retrouver les dernières infos et vidéos », sur LCI (consulté le ).
  51. Virginie Spies, François Jost, La Télévision dans le miroir, L'Harmattan, 2004, (ISBN 2747563294), 9782747563291, p. 77.
  52. 25 ans de JT de Jean-Pierre Pernaut: Les meilleures séquences par Alice Coffin, 20minutes.fr, 22 février 2013
  53. Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, Pincez-moi, je grève !, liberation.fr, 13 septembre 2010
  54. Jean-Pierre Pernaut dérape sur le mariage gay en plein JT sur ladepeche.fr du 23 juin 2013
  55. Morandini Zap: Pour Jean-Pierre Pernaut, être député-maire est "un travail harassant", jeanmarcmorandini.com, 4 juillet 2013
  56. Raphaëlle Bacqué, « Jean-Pierre Pernaut, tête de turc des grévistes », Le Monde, 25 novembre 2007.
  57. Technikart, septembre 2008.
  58. « Jean Pierre Pernaut/Bruce Toussaint: le clash », sur tvmag.lefigaro.fr, (consulté le )
  59. Jean Pierre Pernaut défend son journal de 13 h dans « Médias le Mag » sur France 5., lemediascope.fr
  60. « Jean-Pierre Pernaut dérape sur les migrants en plein JT », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  61. TF1 : le CSA rappelle à l'ordre Jean-Pierre Pernaut pour des propos sur les migrants, sur leparisien.fr du 22 mars 2017
  62. « Coronavirus. Jean-Pierre Pernaut quitte l’antenne de TF1, Jacques Legros le remplace au 13 h », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
  63. « Jean-Pierre Pernaut témoigne de son cancer dans "Stars à nu" : "Un an après, je suis toujours vivant" », sur LCI (consulté le )
  64. « Jean-Pierre Pernaut : "La technologie nous aide à supporter ce confinement" », sur LCI (consulté le )
  65. « Confinement : en plein JT, Jean-Pierre Pernaut s’emporte contre le gouvernement », sur valeursactuelles.com, (consulté le ).
  66. « Déconfinement : le coup de gueule de Jean-Pierre Pernaut sur "l'incohérence" des mesures du gouvernement », sur ladepeche.fr, (consulté le ).
  67. « Dans les coulisses du JT "oublié" de Jean-Pierre Pernaut pour Le Crédit Lyonnais », sur Le HuffPost, (consulté le )
  68. « TF1: Pernaut réélu représentant CFTC », sur Le Figaro, (consulté le )
  69. « Jean-Pierre Pernaut ne présentera bientôt plus le journal de « 13 heures » sur TF1 », sur Le Monde, (consulté le )
  70. Caroline Sallé, « Jean-Pierre Pernaut remplacé par Marie-Sophie Lacarrau au 13 Heures de TF1 », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  71. « Jean-Pierre Pernaut a fait ses adieux au « 13 heures » de TF1 », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  72. « Audiences : Quel score pour la dernière de Jean-Pierre Pernaut au "13 Heures" ? », sur ozap.com, (consulté le ).
  73. FERNAND LETIST, « Christophe Dechavanne produit «Combien ça coûte?», la nouvelle émission d'été de TF 1 Justes prix, version info », sur lesoir.be,
  74. Raymond Marcillac, Chronique de la Télévision, Éditions Chronique, (ISBN 2-905969-76-8) p. 290
  75. Télévision française: la saison 2000, Christian-Marc Bosséno, Éditions L'Harmattan, 2001, p. 15
  76. « Jean-Pierre Pernaut - La biographie de Jean-Pierre Pernaut avec Gala.fr », sur Gala.fr (consulté le ).
  77. a et b Virginie Gonçalves, « Jean-Pierre Pernaut : le lancement de sa nouvelle chaîne "JPP TV" imminent (VIDEO) », sur programme-tv.net, (consulté le ).
  78. « La "JPP TV" de Jean-Pierre Pernaut est en ligne ! », sur lci.fr, (consulté le )
  79. « Découvrez la future plateforme d’actualité "JPP TV" de Jean-Pierre Pernaut », sur adioscoop.com, (consulté le )
  80. Virginie Gonçalves, « Jean-Pierre Pernaut : sa nouvelle chaîne JPP TV sera un "Netflix des régions" », sur programme-tv.net, (consulté le ).
  81. Elsa P., « Médias : Jean-Pierre Pernaut lance le "Netflix des régions", baptisé la "JPP TV" », sur ladepeche.fr, (consulté le ).
  82. Christophe Gazzano, « Emission sur LCI, "Netflix des régions"… : Comment Jean-Pierre Pernaut prépare l'après "13 Heures" », sur ozap.com, (consulté le )
  83. Caroline Sallé, « Jean-Pierre et vous, la nouvelle émission de Pernaut sur LCI », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  84. « "Tirage du Loto", dans "IT1 nuit"du 19/05/1976, TF1 - N° de notice : CAA7601870201 » (consulté le )
  85. M.S., « Yves Calvi et Jean-Pierre Pernaut vont interviewer Nicolas Sarkozy », sur programme-tv.net,
  86. Manon Heckmann, « Jean-Pierre Pernaut devient la personnalité télé préférée des Français », sur Le HuffPost, Le Huffington Post, (consulté le ).
  87. « Jean-Pierre Pernaut est la nouvelle personnalité TV préférée des Français », 20 minutes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  88. « Décret du 13 juillet 2021 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le ).
  89. (en) Alamy Limited, « © Giancarlo Gorassini/ABACA. 55641-2. Paris-France, 4 Fevrier 2004. Jean-Pierre Pernaut recoit les insignes d'officier de l'ordre national du MŽrite du ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon lors d'une ceremonie au ministere de la culture Stock Photo - Alamy », sur www.alamy.com (consulté le )
  90. « Décret du 14 novembre 2002 portant promotion et nomination », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le )
  91. Interview de Jean-Pierre Pernaut par Gaelle Guitard pour le site femina.fr, 2 novembre 2007. À propos de son attachement pour Amiens : « J’ai fait beaucoup de sport là-bas et notamment 15 ans de hockey sur gazon. On a été trois fois champions de France ! »
  92. Intoxication - 45 personnes, dont Jean-Pierre Pernaut, hospitalisées, article de LCI mentionnant la participation de Jean-Pierre Pernaut à la Fun Cup d'avril 2008
  93. Jean-Pierre Pernaut : «La course auto, c'est une affaire de famille», interview par TV Mag concernant la participation de Jean-Pierre Pernaut au Trophée Andros de 2007
  94. Lans-en-Vercors – Jean-Pierre Pernaut au Trophée Andros : « La glace me grise », article du Dauphiné libéré, 9 janvier 2009
  95. Isabelle Boidanghein, « Abbeville dédie sa halle du marché à Jean-Pierre Pernaut »  , sur leparisien.fr, Le Parisien,

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Documentaires télévisésModifier

  • « Jean-Pierre Pernaut, une histoire de la télévision… française », de Michel Izard, Thierry Gippet et Bertrand Lachat, diffusé le sur TF1.
  • « Jean-Pierre Pernaut : 50 ans dans le cœur des Français », de Guillaume Genton, Thibault Gitton et Guillaume Garnier, diffusé le sur C8.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier