Jean-Pierre Le Goff (orfèvre)

orfèvre français

Jean-Pierre Le Goff (occasionnellement Jean-Pierre Roux-Le Goff ; - 1790) est un marchand et maître-orfèvre ayant exercé dans la jurande de Morlaix entre la seconde moitié du XVIIIe siècle et le début du XIXe[1]. Il en est le représentant principal du fait de son abondante production[OBB 1]. Son fils, Paul Le Goff, sera le dernier orfèvre en exercice à Morlaix[OBB 2].

Jean-Pierre Le Goff
Biographie
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Jurande des orfèvres de Morlaix (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Jean-Pierre Le Goff naît le . Il entre en apprentissage en 1732 chez Claude Cornen, qu'il quitte trois mois après pour apprendre le métier chez Mathurin Héliès[OBB 3].

En 1752, il demeure à Paris dans le quartier de Saint-Germain-l'Auxerrois, qui est celui des compagnons[OBB 3]. Il épouse le de cette année là Éléonore Hamon. Le , il obtient son diplôme de maîtrise et s'installe quai de Léon à Morlaix[OBB 3]. Une autre source mentionne une installation en 1754[OBB 4].

À partir du , il a pour apprenti Guy-François Pellé-Desforges.

Éléonore décède le . Ils ont eu trois filles et trois fils dont Paul, qui deviendra orfèvre[OBB 3] et Jean-Pierre-Marie qui sera apprenti orfèvre, reçu le mais qui ne s'installera pas[OBB 5].

L'inventaire de son atelier, réalisé le est long de 16 feuillets. Il présente de nombreux détails quant au travail d'orfèvre de l'époque[OBB 6]. Cet inventaire est sans doute fait pour ce second mariage, qui a lieu le avec Catherine-Barbe Le Roux. Suite à ce mariage il prendra occasionnellement le nom de Jean-Pierre Roux-Le Goff[OBB 3].

En 1779, il est l'un des quatre orfèvres inscrits pour la ville de Morlaix avec Mathurin Héliès, Jacques-Pierre Langlois et Denis de Lachèse[OBB 3].

Le , il est le prévôt de la jurande des orfèvres de Morlaix[OBB 3]. Son nom ne figure pas au cahier de doléances des orfèvres de Morlaix[OBB 5].

Il décède en 1790 à l'âge de 74 ans[OBB 5].

PoinçonsModifier

Plusieurs poinçons de maître ont été relevés :

  • « I.P.G. »[1]
  • « G » avec un point au-dessous et une fleur (une rose) au-dessus[P 1],[P 2] ;
  • 1779 : « IP » couronné, séparé par une hermine, « G » au-dessous, fleur de lys encadrée de deux points au-dessus[OBB 3] ;
  • un poinçon portant une losange et une étoile[P 3].

TravauxModifier

Réparations et chantiers réguliersModifier

Il effectue régulièrement des travaux pour l'Église Saint-Melaine de Morlaix (1756, 1757-1771)[OBB 3].

Il restaure plusieurs pièces du trésor de Saint-Jean-du-Doigt entre 1765 et 1772[OBB 3].

De 1775 à 1785, il effectue une douzaine d'inventaires après décès[OBB 3].

Pièces remarquablesModifier

Un seau à aspersion avec son goupillon en argent[1], faisant partie du trésor de Saint-Jean-du-Doigt, classé au titre objet des monuments historiques le [P 4].

Un calice et sa patène, pour l'église Saint-Pierre de Taulé, exécutés entre 1706 et 1708. La coupe est exécutée par, le pied par François de Saint-Aubin. L'ensemble est inscrit au titre objet des monuments historiques le , puis classé au titre objet le [P 5].

Des coquilles de baptême (Saint-Thégonnec, Pleyber-Christ, Île-de-Batz)[2].

Une croix-reliquaire exécutée en 1769 pour l'église Saint-Pierre de Pleyber-Christ, inscrite au titre objet des monuments historiques le , puis classée au titre objet le [P 6].

Un ciboire pour l'église de Saint-Thégonnec, réalisé entre 1766 et 1771 ; la coupe du ciboire porte le poinçon H. N., identifiant un orfèvre de Lyon. Classé au titre objet le [P 7].

Une croix-reliquaire exécutée en 1780 pour l'église Saint-Pierre de Plougasnou, classée au titre objet le [P 8].

Un ciboire ainsi qu'un calice et sa patène, tous exécutés en 1780 pour l'église Saint-Pierre de Plouvorn, et classés au titre objet le [P 9],[P 10].

Un encensoir au Vieux-Bourg (Côtes-d'Armor), en argent, daté de 1798 et classé au titre objet le [P 11].

Un calice et sa patène pour l'église du Sacré-Coeur de Douarnenez, classés au titre objet le [P 12].

Une patène pour l'église Notre-Dame de Plourin-lès-Morlaix classée au titre objet le [P 13].

Une lampe de sanctuaire pour l'église Saint-Pierre de Plouénan, inscrite au titre objet des monuments historiques le , puis classée au titre objet le [P 14].

Une cafetière, conservée au Château de Laarne, Belgique[OBB 5].

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Yves-Pascal Castel, Denise Dufief-Moirez, Jean-Jacques Rioult et al., Les orfèvres de Basse Bretagne, Rennes, Association pour l'Inventaire de Bretagne, coll. « Inventaire générale des monuments et richesses artistiques de la France, Région de Bretagne », , 440 p. (ISBN 2 90 50 64 20 X)

  1. Rioult 1994, p. 49
  2. Rioult 1994, p. 50
  3. a b c d e f g h i j et k Rioult 1994, p. 137
  4. Rioult 1994, p. 49
  5. a b c et d Rioult 1994, p. 138
  6. Rioult 1994, p. 443

RéférencesModifier

  1. a b et c René Couffon et Alfred Le Bars, Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, , 551 p. (lire en ligne)
  2. Guillaume Denniel, « Coquille de baptême », sur Art Sacré - Patrimoine religieux et Création artistique (consulté le 22 juillet 2016)

Base PalissyModifier

Autres référencesModifier