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Jean-Philippe Stassen

auteur belge de bande dessinée
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Jean-Philippe Stassen
Stassen.gif
Stassen en 2005 au café « Chez Ahmed », à Liège.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (53 ans)
LiègeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Œuvres principales

Jean-Philippe Stassen est un auteur belge de bande dessinée né le à Liège. Plusieurs de ses œuvres s'inspirent de ses voyages en Afrique.

BiographieModifier

Dans sa jeunesse, Stassen traverse de nombreux pays, comme le Mali, l'Algérie, le Sénégal, le Burkina Faso et le Maroc, ce qui se traduit dans ses œuvres[1],[2]. Il exerce comme cuisiner, roadie, affichiste[2]. À partir de 1985, il collabore avec L'Écho des Savanes[1].

Collaborant d'abord avec Denis Lapière qui signe les scénarios de ses premiers albums : Bahamas (1988), Bullwhite (1989)[3], le diptyque Le Bar du vieux Français[4] en 1992-1993 (Alph'Art coup de cœur à Angoulême)[1], il devient un auteur complet à partir de Louis le Portugais (1996) et Thérèse (1999), suivis en 2000 par Déogratias (Prix René Goscinny du meilleur scénario et Prix France Info), ayant pour cadre le Rwanda avant et juste après le génocide de 1994, et, dans son sillage, Les Enfants[5], en 2004, également situé au Rwanda[1].

Quelques chroniques sur la région des Grands Lacs, qu'il connaît bien, sont parues en 2002 en un recueil titré Pawa, Chroniques des Monts de la Lune (éd. Delcourt). Il illustre avec Sylvain Venayre deux textes de Joseph Conrad, publiés en 2006 chez Futuropolis : Un avant-poste du progrès et Au Cœur des ténèbres ; en parallèle, il illustre Nous avons tué le chien teigneux sur un texte de Luis Bernardo Honwana[2]. En 2008, pour La Revue dessinée, il signe Les Visiteurs de Gibraltar[2] ; il élabore aussi des reportages dans la revue XXI.

Sur un scénario de Sylvain Venayre, il signe une adaptation de L'Île au trésor en 2012 chez Futuropolis[6]. En solo, il réalise I Comb Jesus et autres reportages africains, publié en 2014[7].

En 2015, Stassen s'associe, par ses dessins, à Guillaume Herbaut (photos) et Vadimsky (vidéo) pour un récit de voyage : Ukraine : d'ouest en est. Il s'agit d'un trajet de 5 000 kilomètres en voiture du 23 février au 15 mars[8]. La chronique, publiée sous forme de blog hébergé sur le site du journal Le Monde, fait ensuite l'objet d'expositions.

Dans l'ouvrage collectif France Info, 30 ans d'actualités (Futuropolis, 2017), l'artiste signe un récit sur génocide au Rwanda[9].

Le critique Patrick Gaumer voit en lui « l'un des artistes les plus essentiels de sa génération » et dont les œuvres sont franchement engagées[2].

ŒuvresModifier

PrixModifier

RéférencesModifier

  1. a b c et d (en) « Jean-Philippe Stassen », sur Comiclopedia, .
  2. a b c d et e Gaumer 2010.
  3. Thierry Groensteen, « Puissance du souvenir », Le Monde,‎ .
  4. T. Pinet, « Le bar du vieux Français », sur BD Gest', .
  5. Didier Pasamonik, « Les Enfants de Jean-Philippe Stassen - Dupuis », sur Actua BD, .
  6. F. Mayaud, « L'Île au trésor (Stassen) L'île au trésor », sur BD Gest', .
  7. David Taugis, « I Comb Jesus et autres reportages africains - Par Jean-Philippe Stassen - Futuropolis », sur Actua BD, .
  8. Éric Marie, « Un carnet de voyage ukrainien au Radar », Ouest-France,‎ .
  9. Aurélia Vertaldi, « France Info, 30 ans d'actualité revisités par les plus grands auteurs de BD », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  10. a b et c Thierry Groensteen (dir.), Primé à Angoulême : 30 ans de bande dessinée à travers le palmarès du festival, Éditions de l'An 2, (ISBN 2-84856-003-7)
  11. « Deogratias de Jean-Philippe Stassen, prix France Info de la BD d'actualité », Libération,‎ (lire en ligne).
  12. « Le prix des 20 ans de l’ACBD revient à l’album « Le Bar du vieux Français » de Denis Lapière et Jean-Philippe Stassen. », sur Actua BD.
  13. « Premiers prix », La Montagne,‎ .

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier