Jean-Philippe Omotunde

écrivain français


Nioussérê Kalala Omotunde
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Biographie
Naissance

Guadeloupe
Décès
(à 55 ans)
Guadeloupe
Nom de naissance
Jean-Philippe CorvoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Française
Formation
Diplômé de l'école de publicité de Paris
Activité
Famille
marié

Nioussérê Kalala Omotunde, né Jean-Philippe Corvo le et mort le en Guadeloupe[1],[2], est un écrivain français afrocentrique d'origine guadeloupéenne.

Il est le fondateur ou le président de plusieurs organismes et associations, dont Street Spirit Culture, Heliopolis, ou les instituts panafricanistes Anyjart et Africamaat, où il enseigne des thèses basées sur les travaux de Cheikh Anta Diop[3],[4].

BiographieModifier

Il est diplômé de l’École de publicité de Paris[5] et il est enseignant à l'institut Africamaat de Paris. Il a fait une apparition dans un évènement de l'UNESCO intitulé « La semaine africaine », le 22 mai 2017, sur le thème « Investir dans la jeunesse africaine par le biais des mathématiques »[6],[7],[8],[9],[10]. Son œuvre visait à replacer les savoirs noirs dans l'historiographie des connaissances de l'humanité[2].

Après un test ADN aux États-Unis, il découvre ses origines camerounaises. Il se rebaptise pour affirmer ses racines africaines ; il opte pour Nioussérê Kalala Omotunde : Nioussérê d'origine égyptienne, comme le berceau du savoir selon ses thèses, Kalala, comme l'organe traditionnel de résolution de problèmes du Congo[11], et Omotounde signifiant littéralement en langue yoruba «Un fils qui était parti était revenu vers ses ancêtres»[12].

En décembre 2000, le conseil régional d'Île-de-France verse à Street Spirit Culture, association qu'il préside, une subvention d'environ 1 000  lui permettant d'organiser une Coupe du monde de hip-hop en mars 2001 à Paris[13].

En tant que responsable de l'association Héliopolis, Omotunde co-organise en avril 2002 à Garges-lès-Gonesse une commémoration du 154e anniversaire de l'abolition de l'esclavage, en présence du député de la circonscription, Dominique Strauss-Kahn et de la maire de Garges, Nelly Olin. Il exprime son attachement à la défense des valeurs républicaines, en préambule de cette manifestation qui se déroule dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle française de 2002[14].

Son œuvre est tournée vers l'Afrocentricité, qui cherche à déconstruire les savoirs pour repositionner l'homme noir, contrairement à la négritude de Senghor et Césaire[15].

Il meurt le des suites d'un accident cardiovasculaire[16],[17].

PublicationsModifier

ŒuvresModifier

  • L'origine négro-africaine du savoir grec, Menaibuc, 2000
  • Les racines africaines de la civilisation européenne, Menaibuc, 2002
  • La traite négrière européenne : vérité & mensonges, Menaibuc, 2003
  • Discours afrocentriste sur l'aliénation culturelle, Menaibuc, 2006
  • Histoire de l'esclavage: critique du discours eurocentriste, Menaibuc, 2008
  • Prières et hymnes de nos ancêtres kamites, Anijart, 2015
  • Cosmogénèse kamite, Anyjart, 2015
  • Cosmogénèse kamite tome 2, Anyjart, 2015
  • Cosmogénèse kamite tome 3, Anyjart, 2017
  • Manuel d'études des humanités classiques africaines, Anyjart, 2017
  • Cosmogénèse kamite tome 4, Anyjart, 2018

Contes de jeunesseModifier

  • Les humanités classiques africaines pour les enfants : Volume 1, Menaibuc, 2006
  • Initiation aux mathématiques africaines pour les enfants de 5 à 15 ans et +, Anyjart, 2015
  • L'épopée du roi Narmer, Anyjart, 2015

EssaisModifier

  • L'Afrique : Berceau des concepts de monnaie et d'étalon monétaire, Menaibuc, 2009
  • Qu'est-ce qu'être Kamit(e) ?, Menaibuc, 2010
  • L'Afrique impériale : la thèse coloniale face à la vérité historique, Anyjart, 2015
  • L'Afrique noire : initiatrice des législateurs de l'antiquité, Anyjart, 2018

Notes et référencesModifier

  1. « L'enseignant-chercheur Jean-Philippe Kalala Omotunde est décédé », sur guadeloupe.franceantilles.fr, (consulté le )
  2. a et b Raymond Savadogo, « In Memoriam Professeur Kalala Omotoundé », sur African Perspective on International Law, (consulté le )
  3. « Jean-Philippe Kalala Omotunde s'est éteint », sur Guadeloupe la 1ère, (consulté le )
  4. Dr Doss says, « Décès d'Omotunde Kalala: le Pr. Théophile Obenga lui rend hommage (vidéo) », sur La Nouvelle Tribune, (consulté le )
  5. « Jean-Philippe Omotunde », sur www.lecteurs.com (consulté le )
  6. UNESCO, « Semaine Africaine », sur UNESCO.org, (consulté le )
  7. « Jean-Philippe Omotundé, chercheur en histoire, enseignant à l'institut Africamaat de Paris et chargé de mission auprès de l'Unesco », sur guadeloupe.franceantilles.fr, (consulté le )
  8. Radio France internationale, Cédric Villani et Jean-Philippe Omotunde - Tonjé Bakang - Fouad El Omari, 30/10/2016
  9. Harry MAPOLIN, « Un deuxième colloque pour se débarrasser du prisme de l'esclavage », sur guadeloupe.franceantilles.fr, (consulté le )
  10. Guyane La Première, Kalala Omotunde, chercheur en histoire spécialiste des sciences et mathématiques africaines, chargé de mission à l'Unesco, invité du Midi Guyane, 14 mai 2019.
  11. « Nioussérê Kalala OMOTUNDE », sur a-free-can.com
  12. « Questions », sur anyjart (consulté le )
  13. « Le hip-hop aura son championnat - L'Express », sur www.lexpress.fr, (consulté le )
  14. Daniel Pestel, « Rassemblés pour célébrer l'abolition de l'esclavage », sur leparisien.fr, (consulté le )
  15. Jean Peut-être Mpélé, « Identité et cosmopolitique en Afrique subsaharienne », Raisons politiques, vol. 21, no 1,‎ , p. 61 (ISSN 1291-1941 et 1950-6708, DOI 10.3917/rai.021.0061, lire en ligne, consulté le )
  16. Armand Djaleu, « Nécrologie : le Pr Jean Philippe Omotoundé est mort », sur Actu Cameroun, (consulté le )
  17. Alexandre Houda et Ronhy Maléty, « Jean-Philippe Omotundé : un hommage au militant panafricain », sur Guadeloupe la 1ère, (consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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