Jean-Philippe Maitre

politicien suisse
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Jean-Philippe Maitre
Illustration.
Portrait de Jean-Philippe Maitre (2003)
Fonctions
Président du Conseil national

(2 mois et 30 jours)
Prédécesseur Max Binder
Successeur Thérèse Meyer-Kaelin
Conseiller national

(21 ans et 3 mois)
Législature 42e (1983-1987)
43e (1987-1991)
44e (1991-1995)
45e (1995-1999)
46e (1999-2003)
47e (2003-2007)
Successeur Luc Barthassat
Conseiller d'État du canton de Genève

(12 ans et 5 jours)
Élection
Réélection
Successeur Carlo Lamprecht
Député au Grand Conseil du canton de Genève

(12 ans et 1 mois)
Législature 48e (1973-1977)
49e (1977-1981)
50e (1981-1985)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Genève (Suisse)
Date de décès (à 56 ans)
Lieu de décès Collonge-Bellerive (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti démocrate-chrétien (PDC)
Enfants Vincent Maitre
Profession Avocat
Homme politique

Jean-Philippe Maitre, de son nom complet Jean-Philippe Ernest Ignace Maitre, né le à Genève et décédé le à Collonge-Bellerive, est un homme politique suisse membre du Parti démocrate-chrétien.

BiographieModifier

Il naît dans une famille originaire de la commune jurassienne d'Epauvillers. Son père, Yves Maître (1917-1966), avocat, est conseiller national démocrate-chrétien de 1963 à sa mort. Son épouse, Christine Maitre née Mégevand, est maire de Collonge-Bellerive durant l'année 2005-2006. Son fils, Vincent Maitre, avocat également, est Conseiller municipal en Ville de Genève de 2007 à 2009 et député au Grand Conseil depuis 2009.

Après des études de droit à Genève, il ouvre une étude d'avocat et se lance parallèlement dans une carrière politique.

Politique cantonaleModifier

En 1973, à l'âge de 24 ans, il est élu comme député démocrate-chrétien au Grand Conseil genevois où il siège durant douze ans.

Élu au Conseil d'État en 1985, il prend en charge le département de l'économie jusqu'en 1997. Durant son mandat, il est un ardent défenseur de l'aéroport international de Genève. Ainsi, il démissionne en 1996 du conseil d'administration de Swissair lorsque la compagnie abandonne ses vols long-courrier au départ de Genève. Il est aussi l'artisan de la promotion économique genevoise.

Politique fédéraleModifier

Élu conseiller national en 1983, il est président du groupe parlementaire démocrate-chrétien de 1998 à 2002. Il est également membre de la commission de politique extérieure qu'il préside en 1988-1989 et de la commission de l'économie et des redevances qu'il préside en 2002-2003. Couronnement de sa carrière politique, il est élu président du Conseil national le . Il ne peut cependant assurer ce rôle de premier citoyen du pays que pendant une session. Il préside alors les travaux qui conduisent à la ratification des accords bilatéraux avec l'Union européenne.

Le , alors qu'il vient de se faire opérer d'une tumeur au cerveau, Jean-Philippe Maitre annonce officiellement son retrait de la politique. Il prononce alors un émouvant discours d'adieu dix jours plus tard avant de céder sa place à la fribourgeoise Thérèse Meyer-Kaelin. Sa démission prend effet le 1er mars. Après un an de combat contre la maladie, il meurt le . Ses obsèques ont lieu le 4 février en l'église Saint-Joseph (Genève) en présence des conseillers fédéraux Joseph Deiss et Micheline Calmy-Rey, des anciens conseillers fédéraux Flavio Cotti et Ruth Metzler-Arnold, de conseillers nationaux, du Conseil d'État, du procureur général et de représentants communaux dont le Conseil administratif de Genève. Il est ensuite inhumé au cimetière de Collonge-Bellerive.

SourcesModifier