Ouvrir le menu principal

Jean-Philippe Douin

général de l'armée de l'air français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Douin.

Officier général francais 5 etoiles.svg Jean-Philippe Douin
Jean-Philippe Douin

Naissance
Saint-Florentin (France)
Décès (à 75 ans)
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Armée de l'air
Grade Général d'armée aérienne
Années de service 1961-2004
Commandement CEMAA (1994-1995)
CEMA (1995-1998)
GCLH (1998-2004)
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur Grand-croix de la Légion d'honneur
Grand-croix de l'ordre national du Mérite Grand-croix de l'ordre national du Mérite

Jean-Philippe Douin, né le à Saint-Florentin dans l'Indre et mort le [1], est un militaire français.

Il est chef d'état-major de l'armée de l'air de 1994 à 1995[2], chef d'état-major des armées du au puis grand chancelier de la Légion d'honneur de 1998 à 2004.

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Fils de saint-cyrien de la promotion 1934, officier d'infanterie, petit-fils d'officier de marine de la promotion 1900 de l'École navale, il a affirmé dès son plus jeune âge sa vocation pour le métier militaire. Ce fils d'une lignée de soldats choisit l'armée aérienne. Il est marié et père de quatre enfants.

Carrière militaireModifier

Le , il entre comme élève à l'École de l'air où il demeure pendant deux ans. Il est nommé sous-lieutenant le puis lieutenant le . Il suit alors des stages à l'issue de sa scolarité successivement à l'École de chasse en 1963-1964, à la 8e escadre de Cazaux et à la 7e de Nancy. Ceux-ci précédent son affectation à l'escadron de chasse 2/4 La Fayette de Luxeuil, puis en 1966, à l'escadron de chasse 1/2 Cigognes à Dijon sur Mirage IIIC.

Il est promu capitaine le . Il devient chef de vol en 1969, commandant de la SPA 103 en 1970 et reçoit quelque temps plus tard la médaille de l'Aéronautique en témoignage des recherches personnelles qu'il poursuivait et qui devaient aboutir, en 1980, à la mise au point du système d'armes Mirage 2000. Il est affecté à Mont-de-Marsan en 1972 puis commande le régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen en 1974 à la base aérienne 112 Reims-Champagne.

Il devient commandant le . En raison de ses capacités techniques, il est chargé du pilotage d'essai du nouveau Mirage F1C, prévu comme appareil de défense aérienne, et reçoit la mission de recréer l'escadron d'instruction en vol 3/5 Comtat Venaissin à Orange en 1976, sur Mirage F1B.

Lieutenant-colonel le , il suit alors un an de stage à l'École supérieure de guerre aérienne en 1981-82 et est affecté à l'état-major de la force aérienne tactique et de la première région aérienne de Metz.

Il devient colonel le . Durant trois années, il étudie les possibilités d'un rapprochement interarmées entre les alliés en considérant les diverses spécificités de l'armée de terre et de la marine. Commandant de la base aérienne 102 "Capitaine Guynemer" à Dijon en 1985, il fut affecté deux ans plus tard comme auditeur au centre des hautes études militaires et à l'institut des hautes études de Défense nationale.

Il est nommé général de brigade aérienne le alors qu'il est auditeur. Il est promu commandant du centre d'opérations de gestion de la guerre du Golfe.

Il devient général de division aérienne le puis général de corps aérien le . En octobre 1992, il est nommé major général de l'état-major des armées, il y élabore la mise au point des diverses organisations interarmées, ce qui lui vaut, le , de parvenir au rang de général d'armée aérienne.

Il est nommé chef d'état-major de l'Armée de l'air. Un an plus tard, le , il succède à l'amiral Jacques Lanxade au poste de chef d'état-major des armées. Au cours de sa carrière, il aura totalisé six mille heures de vol.

Par décret présidentiel en date du , le général Douin est nommé grand chancelier de l'ordre de la Légion d'honneur. Il est le premier aviateur auquel sont confiées les hautes responsabilités de grand chancelier des deux grands ordres nationaux, jusqu'alors attribuées à des officiers généraux de l'armée de terre ainsi qu'à deux amiraux.

Grand-croix des deux grands ordres nationaux, il est également titulaire de nombreuses décorations étrangères parmi les plus prestigieuses.

Il est l'auteur de la préface du livre d'André Damien, Les Ordres de chevalerie et les décorations, publié en 2002.

Il meurt le à l'âge de 75 ans. Ses obsèques ont lieu le en la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides et il est ensuite inhumé, dans l'intimité familiale, au cimetière de Mur-de-Sologne[3].

DécorationsModifier

     
     
     
     
     
     
  • Douin has received about six more decorations.

IntitulésModifier

  Grand-croix de la Légion d'honneur
  Grand-croix de l'ordre national du Mérite
  Médaille de l'Aéronautique

Pays Décoration Rang Ruban
  États-Unis Legion of Merit Commandeur  
  Allemagne Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne Commandeur  
  Koweït Kuwait Liberation Medal  
  Arabie saoudite Kuwait Liberation Medal  
  Ordre souverain de Malte ordre pro Merito Melitensi Grand officier  
  Slovaquie Médaille commémorative du 50e anniversaire du soulèvement slovaque  
  République tchèque Ordre du Lion blanc Commandeur  
  Togo Ordre du Mono Grand officier  
  Turquie Ordre du Prince Abdul Aziz Commandeur
  Jordanie Ordre national du Mérite de Jordanie
  Sénégal Ordre national du Lion du Sénégal Commandeur  
  Suède Ordre royal de l'Étoile polaire Commandeur 1re classe  
  Djibouti Ordre de la Grande Étoile de Djibouti Commandeur

Notes et référencesModifier