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Jean-Paul Garraud

magistrat et homme politique français
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Jean-Paul Garraud
Illustration.
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
(3 mois et 15 jours)
Élection 26 mai 2019
Circonscription France
Législature 9e
Groupe politique ID
Député français

(10 ans)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Circonscription 10e de la Gironde
Législature XIIe et XIIIe
Groupe politique UMP
Prédécesseur Gilbert Mitterrand
Successeur Florent Boudié
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Toulouse (Haute-Garonne)
Nationalité Français
Parti politique UMP (2002-2015)
LR (2015-2019)
Diplômé de École nationale de la magistrature
Profession Magistrat

Jean-Paul Garraud, né le à Toulouse (Haute-Garonne), est un magistrat et homme politique français.

Il est député UMP de la 10e circonscription de la Gironde de 2002 à 2012 et député européen ID depuis 2019.

BiographieModifier

Naissance et formationModifier

Jean-Paul Garraud naît le à Toulouse[1].

Après une licence en droit public obtenue en 1978, une maîtrise en droit privé obtenue en 1979 et un diplôme d’études approfondies en criminologie et pénologie obtenu en 1980, Jean-Paul Garraud entre en 1981 à l'École nationale de la magistrature.

Carrière professionnelleModifier

Son premier poste en tant que juge, qu'il occupe de 1983 à 1985, est au tribunal de grande instance de La Rochelle. Il est ensuite nommé juge d’instruction au tribunal de grande instance de Toulouse, de 1985 à 1992. Il devient ensuite président du tribunal de grande instance des Sables-d'Olonne jusqu'en 1996.

Il est ensuite, de 1997 à 2001, directeur adjoint de l’École nationale de la magistrature. En 2001 et 2002, il est vice-président du tribunal de grande instance de Paris ainsi que conseiller du président du Sénat.

Après avoir interrompu ses activités professionnelles pour effectuer ses deux mandats de député, il est de 2012 à 2019 avocat général près la Cour d'appel de Poitiers[2],[3].

Jean-Paul Garraud est également juge à la Cour de justice de la République[4].

En octobre 2012, Jean-Paul Garraud, est élu comme nouveau président de l'Association professionnelle des magistrats.

Parcours politiqueModifier

Jean-Paul Garraud est élu député le , pour la XIIe législature, dans la 10e circonscription de la Gironde, où il bat Gilbert Mitterrand. Il est réélu lors des élections législatives de 2007.

À l’Assemblée nationale, Jean-Paul Garraud est commissaire aux lois et rapporteur du budget du ministère de la Justice. Il est rapporteur de plusieurs propositions ou projets de loi (proposition de loi sur l’extension des compétences des juges de proximité de 2004, loi « rétention II », loi tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle et portant diverses dispositions de procédure pénale, etc.)[réf. nécessaire]. En 2010, il est rapporteur de la loi tendant à amoindrir le risque de récidive et rapporteur de la loi sur l’interdiction du voile intégral[réf. nécessaire].

Le , il est nommé vice-président de la Commission d'enquête parlementaire sur les dysfonctionnements de la justice lors du procès d'Outreau. Le , le Premier ministre Dominique de Villepin le désigne parlementaire chargé d'un rapport sur l'évaluation de la dangerosité des délinquants. Le 18 octobre 2006, Jean-Paul Garraud remet au premier ministre un rapport intitulé « Réponses à la dangerosité[5]» qui évalue « la dangerosité des auteurs d'infractions pénales atteints de troubles mentaux.»

En 2008, il vote en faveur de la ratification du traité de Lisbonne : dix ans plus tard, il déclare qu'il le « regrette » et qu'il l'a fait par « solidarité » avec l'UMP[6].

Il présente une liste à l'élection municipale à Libourne le 9 mars 2008. Mais celle-ci est battue par celle du maire sortant, Gilbert Mitterrand[7]. Élu conseiller régional d'Aquitaine en 2010, il démissionne de son mandat de conseiller municipal de Libourne en raison d'un cumul de mandats. Il est réélu conseiller municipal de Libourne en 2014.

En , il participe au sein de l’UMP à la fondation du courant La Droite populaire[8] avec Thierry Mariani. En janvier 2011, Jean-Paul Garraud est nommé secrétaire UMP à la Justice par Jean-François Copé.

Au premier tour des élections législatives de 2012, à nouveau candidat dans la 10e circonscription de la Gironde, il arrive en deuxième position avec 32,2 % des voix, derrière le candidat socialiste, Florent Boudié, qui obtient 37,0 % des voix. À la suite d'un entretien donné dans le journal 20 minutes pendant l'entre-deux tours, où il déclare entre autres « il y a un certain nombre de convictions communes avec le FN » et que « la question du maintien d’un cordon sanitaire autour du FN se pose »[9], il perd le soutien d'Alain Juppé, maire de Bordeaux, qui ajoute qu'il « désapprouve fermement ces propos en totale contradiction avec la position du bureau national de l'UMP »[10]. Il est battu lors du second tour par Florent Boudié, qui recueille 54,6 % des voix, contre 45,4 % en sa faveur[11].

Après les attentats du Bataclan, il construit un projet de création de procureur national antiterroriste, qu'il apporte le 23 novembre 2015 à l'Élysée[réf. nécessaire]. Ce projet est repris par Nicolas Sarkozy dans le cadre de la campagne aux primaires présidentielles[réf. nécessaire]. Il est finalement décidé par Emmanuel Macron, président de la République, et annoncé par la Garde des Sceaux le 18 décembre 2017. Il se porte candidat pour occuper le poste[12].

Il soutient François Fillon au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, puis vote Marine Le Pen au second contre Emmanuel Macron[6].

Lors des élections législatives de 2017, candidat LR (nouvelle dénomination de l’UMP) dans la 10e circonscription de la Gironde, il arrive en troisième position du premier tour avec 15,5 % des voix, derrière la candidate Front national, Sandrine Chadourne, qui obtient 15,9 % et Florent Boudié, qui recueille 40,3 %. Il ne peut se maintenir au second tour à 150 voix près[13].

Fin 2018, il est pressenti pour figurer sur la liste du Rassemblement national aux élections européennes de 2019 après avoir déclaré : « Je partage la philosophie et les orientations du Rassemblement national parce qu’il y a des choses que je ressens profondément comme l’identité et la souveraineté »[3]. Tout comme Thierry Mariani, il quitte LR début pour figurer en position éligible sur la liste RN[14]. Il ne souhaite toutefois pas adhérer au RN[6]. Il se déclare par ailleurs partisan d'une sortie de la France de la Cour européenne des droits de l'homme, qui selon lui « propage une politique judiciaire très favorable aux terroristes au détriment des enquêtes »[6]. Jean-Paul Garraud figure en 9e position sur la liste du Rassemblement national et est élu député européen à l'issue du scrutin.

DécorationModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Garraud (Jean-Paul, Louis, Henri) », dans Qui est qui en France, vol. 41, J. Lafitte, (lire en ligne), p. 934
  2. « Décret du 21 août 2012 portant nomination (magistrature) », sur JORF,
  3. a et b « Elections européennes: l'ex-député LR Jean-Paul Garraud sur la liste Rassemblement national? », sur http://www.francesoir.fr,
  4. « Liste des membres de la Cour de justice de la République », sur JORF,
  5. Réponses à la dangerosité
  6. a b c et d Le Figaro.fr avec AFP, « Européennes: un candidat RN partisan d'une sortie de la CEDH », (consulté le 20 janvier 2019).
  7. https://www.lemonde.fr/aquitaine-limousin-poitou-charentes/gironde,33/libourne,33243/elections/municipales-2008/
  8. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2019/01/07/25001-20190107ARTFIG00245-thierry-mariani-et-jean-paul-garraud-vont-quitter-lr-et-rallier-le-rn.php
  9. Interview de Jean-Paul Garraud dans le journal 20 minutes, 12 juin 2012.
  10. Article du journal Sud-Ouest concernant le retrait du soutien d'Alain Juppé
  11. Résultats des élections sur le site du ministère de l'intérieur
  12. « Jean-Paul Garraud : « je réclame la création d’un parquet national antiterroriste » »,
  13. https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives-2017/(path)/legislatives-2017/033/03310.html
  14. « Jean-Paul Garraud rejoint le Rassemblement National et se met en disponibilité de ses fonctions au tribunal de Poitiers », sur France 3 Nouvelle-Aquitaine (consulté le 9 janvier 2019)

Liens externesModifier