Jean-Michel Rivat

compositeur français
Jean-Michel Rivat
Nom de naissance Jean-Michel Rivat
Naissance (81 ans)
Vesoul (Haute-Saône)
Activité principale Parolier, chanteur, producteur de musique
Genre musical Chanson française, pop, eurodance
Années actives Années 1960 à aujourd'hui

Jean-Michel Rivat, né le à Vesoul (Haute-Saône), est un parolier, compositeur et chanteur français.

BiographieModifier

Au long de sa carrière, il forma un duo mythique avec un autre parolier, Frank Thomas. Il a également coécrit avec Yves Dessca.

Il a été marié avec Christine Haas, astrologue de la station de radio RTL.

L'affaire ÉdouardModifier

Quand en 1966 le chanteur Antoine obtient un succès énorme avec Les Élucubrations d'Antoine, le personnage, son style, le nom de sa chanson et son texte suscitent de nombreux hommages et pastiches (Jean Yanne et Jacques Martin, Guy Bedos…). Parmi ceux-ci, un certain Édouard qui chante notamment Les Hallucinations d'Édouard, textes provocateurs envers un certain Léon qui n'est autre qu'Antoine lui-même :

Ton harmonica nous fatigue, Léon
Si tu jouais plutôt de l'accordéon

Estimant qu'il y a contrefaçon, plagiat et intention de nuire, le 10 mai 1966, le producteur d'Antoine fait saisir par un huissier le disque. Le producteur demande alors à Édouard d'écrire une nouvelle chanson et en quatre heures il écrit N'aie pas peur Antoinette. La chanson est enregistrée le 11 mai, gravée et aussitôt diffusée sur Radio Luxembourg, le disque est mis en vente le même jour[1] :

N'aie pas peur, Antoinette
Tu sais bien que tu m'as saisi
Toi qui es belle comme le sable, Antoinette
L'insaisi sable de l'amour

Mais la saisie du disque par un huissier n'étant que descriptive et faite dans la perspective d'un procès, il peut continuer à être vendu.

On apprend vite qu'Édouard n'est autre que Jean-Michel Rivat affublé d'une immense perruque. Le canular s'en tiendra là.

Ses interprètesModifier

Liste non exhaustive

Parolier de chansons (et coparolier, généralement avec Frank Thomas avec qui il écrivit de nombreux tubes) pour :

Notes et référencesModifier

  1. Télé 7 Jours n°325, semaine du 11 au 17 juin 1966, p.18
  2. Ce n'est pas une coquille, mais le titre exact (la chanson s'amuse de la roublardise paysanne et use des rimes en « i »), voir pochette sur l'Encyclopédisque

Liens externesModifier