Jean-Martin Wendel

Jean-Martin Wendel, seigneur d'Hayange, né le à Longlaville et mort le à Longlaville, domaine amené dans la dot de sa mère, est le premier maître de forges et fondateur de la célèbre dynastie d'industriels les Wendel.

Jean-Martin Wendel
Biographie
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LonglavilleVoir et modifier les données sur Wikidata
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BiographieModifier

OrigineModifier

Fils de Christian de Wendel, né le à Coblence (Allemagne) et décédé en 1708 à Longlaville (54), et de Claire Saurfeld, née en 1640 et décédée le à Longlaville (54). Christian Wendel était officier de cavalerie au service du duc Charles IV de Lorraine et seigneur de Longlaville près de Longwy en Lorraine, fief qu'il possédait en partie par son mariage et en partie par achat. Il était de ce fait vassal du baron d'Eltz, propriétaire des forges d'Ottange. La seigneurie de Longlaville comportait une forge, comme beaucoup de domaines agricoles lorrains.

Marié vers 1700 avec Anne-Marguerite Meyer, née le à Remich, Luxembourg et morte le , il eut seize enfants :

  • Jean 1701
  • Jean François 1703-1718
  • Anne Jeanne de Wendel 1704-1792
  • Reine Françoise 1706-1787
  • Jean Charles de Wendel 1708-1784
  • Catherine 1709
  • Marie 1711-1729
  • Anne Marguerite 1712
  • Jean Antoine 1713-1729
  • Nicolas 1715
  • Marie
  • Marie Agnès de Wendel 1716-1788
  • Martin 1717-1739
  • Jeanne de Wendel 1719-1739
  • Jean François Christophe 1720
  • Jean François 1721-1806

Ses débutsModifier

Jean-Martin Wendel prit à bail les forges d'Ottange appartenant au baron d'Eltz et le , complétant ses ressources personnelles par des avances des banquiers juifs de Metz et de Thionville, il fit l'acquisition des forges à demi ruinée La Rodolphe à Hayange dans la vallée de la Fensch moyennant la somme de 3 200 livres[1] et, l'année suivante de la seigneurie foncière d'Hayange. Le 26.03.1704, il achète pour 9 621 livres les usines Le Comte à Hayange (57). C'est le début de l'essor industriel de cette famille qui reste toutefois très liée à l'Armée. Jean-Martin achète au Roi de France la seigneurie foncière d'Hayange avec droit de moyenne et basse justices.

NoblesseModifier

Seigneur de Hayange en 1705 et de Volmerange, il fit enregistrer en 1727, par le Parlement de Lunéville, des lettres patentes du duc de Lorraine reconnaissant sa qualité de noble, héritée de ses ancêtres[réf. nécessaire], mais ne pouvant être prouvée, les titres ayant été perdus "par le malheur de la guerre".

Pour consolider cette noblesse, il acheta, en 1730, la charge de conseiller du roi et de secrétaire de la Maison et Couronne de France en la chancellerie établie au Parlement de Metz, tout en mariant ses filles dans la petite noblesse de robe et la petite aristocratie militaire.

En 1704, Jean-Martin Wendel acquiert les forges délabrées de La Rodolphe. Il se fait alors construire un château achevé vers 1720. À cette époque, le château comprenait un rez-de-chaussée et deux étages. Puis le château va s'agrandir au rythme de l'empire industriel. Le château a été restauré et modifié par Humbert de Wendel (1876-1954). Les bâtiments d'origine ont été en partie démolis en 1935 et reconstruits dans le style du XVIIIe siècle.

Ses armes changent. Elles étaient :

De gueules à trois étendards d'argent liés d'azur au canon d'or en abîme et à la bordure d'argent entourant tout l'écu.

Elles deviennent :

De gueules à trois marteaux d'or, emmanchés de même, liés d'azur, dont deux passés en sautoir, et le troisième brochant en pal et renversé ; à un tube de canon d'or, en fasce, mis à la pointe de l'écu ; l'écu bordé d'argent.

En , la « Maison » Wendel a fêté son tricentenaire. C’est le en effet que Jean Martin Wendel, un nom dérivé du prénom Wendel ou Wendelin (ville de Sankt Wendel en Sarre), prend possession de la forge La Rodolphe à Hayange, en Lorraine, moyennant la somme de 3 200 livres.

RéférencesModifier

  1. Une somme modeste pour une affaire qui ne l’est pas moins. Réalisée par l'architecte Pierre Betto, l’expertise ne force pas l’enthousisasme : «  Cette forge, le fourneau et autres dépendances de ces usines sont entièrement en ruines et dans le plus mauvais état du monde… Ce faisant, nous experts, sommes descendus sur le bord du même ruisseau de la Fensche jusqu’au lieu de la platinerie et de la fenderie dépendant la forge et avons reconnu que ni l’une ni l’autre de ces deux usines ne sont en état et que la construction en est seulement commencée par la simple maçonnerie… L’étang de la forge est aussi nécessaire d’être vidé et nettoyé…. Les murs à sec de l’enceinte du jardin sont en ruine et tombent de tous côtés… La vieille charpente d’une ancienne halle qui est actuellement dans le même jardin doit être transportée ailleurs… »

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Dom Ambroise Pelletier, « Wendel (Martin) », dans Nobiliaire, ou armorial général de la Lorraine et du Barrois, en forme de dictionnaire, chez Thomas père & fils, Nancy, 1758, tome 1 « contenant les annoblis », p. 831(841) (lire en ligne)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier