Jean-Martin Moyë

Jean-Martin Moyë
Image illustrative de l’article Jean-Martin Moyë
Médaillon d’un vitrail représentant Jean-Martin Moyë.
Bienheureux
Naissance
Cutting
Décès (à 63 ans) 
Trèves
Béatification
par Pie XII
Fête 4 mai

Jean-Martin Moyë (Cutting, - Trèves, ) est un missionnaire lorrain puis français après 1766. Il est le fondateur des sœurs de la Providence maintenant divisées en deux branches : les sœurs de la Providence de Portieux et les sœurs de la Divine Providence de Saint-Jean-de-Bassel.

BiographieModifier

 
Plaque commémorative à côté du lieu de sa sépulture près de l'église de la Trinité (Trèves).

Jean-Martin Moyë naît le à Cutting en Lorraine, dans le diocèse de Metz. Sixième des treize enfants de Jean Moyë et de Catherine Demange. Son frère aîné, séminariste, lui apprend les premiers rudiments de latin et il continue ses études au collège de Pont-à-Mousson. Il étudie ultérieurement la philosophie au collège jésuite de Strasbourg et intègre le séminaire de Metz à la fin de l'année 1751.

Il est ordonné prêtre le . Il est animé d'un grand zèle apostolique, et particulièrement sensibilisé aux problèmes de l'éducation en milieu rural. C'est ainsi qu'avec l'aide de personnes dont il est le directeur spirituel, il fonde en 1767 la congrégation des sœurs de la Divine Providence, malgré les oppositions qu'il rencontre de la part de certains de ses supérieurs.

La même année, il est nommé supérieur du petit séminaire de Saint-Dié. Toutefois, il est profondément attiré par le service des missions, et, en 1769, il rejoint le séminaire des Missions étrangères de Paris.

Dès 1773, il arrive au Sichuan, en Chine. Il y reste neuf ans, y fonde une congrégation religieuse similaire à la congrégation de la Divine providence, où des sœurs se dévouaient aux soins des malades et à l'éducation chrétienne des populations.

Épuisé et malade, Jean-Martin Moyë retourne en France en 1784. Exilé en 1791, pendant la Révolution, il se retire à Trèves en Allemagne, et y meurt de la typhoïde tandis qu'il soigne les malades hospitalisés, en 1793. Il est enterré à proximité de l'église de la Trinité, ancienne église des Jésuites de Trèves en Allemagne.

Six congrégations sont nées du projet de Jean-Martin Moyé : la Divine Providence de Saint-Jean de Bassel en Moselle, la Providence de Portieux, et celle de Gap ; la Providence de Champiom en Belgique ; la Providence du Texas et les Missionnaires de San Antonio, en Amérique.

BéatificationModifier

SourcesModifier

  • Dictionnaire de spiritualité... Tome VIII, Paris, Beauchesne, 1974, col. 844-847
  • (en)   Cet article contient des extraits traduits d'un article de la Catholic Encyclopedia dont le contenu se trouve dans le domaine public.

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

PublicationsModifier

  • Le Dogme de la grâce 1774.

BibliographieModifier

  • Le Directoire des Sœurs de la Divine Providence de Saint Jean de Bassel et le Directoire des Sœurs de la Providence de Portrieux.
  • Anne-Marie Abel, La Pauvreté dans la pensée et l'œuvre de Jean-Martin Moyë, 1730-1793 1973.
  • Jean-Martin Moyë dans son message de Providence Sœur Kernel Marie-Agnès.
  • Prier quinze jours avec Jean-Martin Moyë Fondateur des Sœurs de la Providence, missionnaire en Chine Marthe Dachet et Geneviève Pascale Defrenne.
  • Georges Tavard, L'Expérience de Jean-Martin Moyë 1730-1793
  • Georges Tavard, Lorsque Dieu se fait tout, la doctrine spirituelle du bienheureux Jean-Martin Moyë, 1984.
  • Jean Guennou, Le Bienheureux J.-Martin Moyë (1730-1793), Apostolat des Éditions, 1970.
  • Le Vénérable Jean-Martin Moyë ; Missionnaire apostolique, fondateur des Sœurs de la Providence en Lorraine et de Vierges enseignantes en Chine M. de Lescure Desclée, De Brouwer et Portieux, Lille, 1929.