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Jean-Marie Demange

homme politique, médecin et criminel français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Demange.

Jean-Marie Demange
Illustration.
Fonctions
Député de la 9e circonscription de la Moselle

(22 ans, 7 mois et 15 jours)
Groupe politique RPR (1986-2002)
UMP (2002-2008)
Maire de Thionville

(12 ans, 8 mois et 27 jours)
Réélection 18 mars 2001
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Toulouse, Haute-Garonne (France)
Date de décès (à 65 ans)
Lieu de décès Thionville, Moselle (France)
Nature du décès Suicide
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR
UMP

Jean-Marie Demange, né le à Toulouse et mort le à Thionville, est un médecin et homme politique français, membre de l'Union pour un mouvement populaire. Il a assassiné son ancienne compagne avant de se suicider.

BiographieModifier

Fils de Maurice Demange, médecin de profession, il est spécialiste en angiologie.

Il s'engage en politique sous l'étiquette RPR, et est élu conseiller général de la Moselle en 1985 dans un canton réputé de gauche[1], puis député de la Moselle en 1986. Il est réélu dans la 9e circonscription de ce département en 1988, 1993, 1997 et 2002 avec 60,62 % des voix au second tour[2].

Lors des élections municipales de 1995, la liste qu'il conduit l'emporte à Thionville, face à la liste PCF. Devenu maire, il a notamment pour adjoint l'ancien député Henri Ferretti.Il lance dès lors de grands travaux d'embellissement de la ville[1], ce qui lui permet une réélection facile en 2001 avec 63,2 % des voix au premier tour[3].

De nouveau réélu député le 19 juin 2007, pour la XIIIe législature, il devient alors membre du groupe UMP et de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques[4].

Aux élections municipales de mars 2008 à Thionville, alors qu'il avait presque victoire assurée dès le premier tour, où il ne lui manque qu'une quarantaine de voix pour obtenir la majorité absolue, il est finalement battu d'une courte tête par son opposant socialiste Bertrand Mertz au second tour[5]. Il devient alors de plus en plus dépressif avec des accès suicidaires[1].

Le , Jean-Marie Demange tue son ancienne maîtresse, qui l'avait quitté, Karine Albert[6] d'une balle dans la tempe, après l'avoir battue sur le balcon d'un immeuble du centre-ville de Thionville, puis se suicide en retournant l'arme contre lui[7]. L'année suivante, son épouse Christiane se suicide à son tour[8]. Apprenant son décès, la vice-présidente de l’Assemblée nationale qui dirige la séance, Danièle Hoffman-Rispal, fait observer une minute de silence par l'Assemblée nationale en sa mémoire, mais il n'aura pas droit à l'éloge funèbre qui est traditionnellement rendu anciens parlementaires[8].

Il est remplacé à l'Assemblée nationale par sa suppléante, Anne Grommerch.

Récapitulatif des mandatsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « La dérive fatale du député Demange », Le Monde, 24 novembre 2008. Consulté le 24 novembre 2008.
  2. Élections législatives de 2002 - Résultats dans la 9e circonscription de la Moselle, sur le site du ministère de l'Intérieur
  3. Élections municipales de 2001, sur le site du ministère de l'Intérieur
  4. Sa fiche sur le site de l'Assemblée nationale
  5. Élections municipales de 2008 - Résultats à Thionville, sur le site du ministère de l'Intérieur
  6. Timothée Boutry, « L’ex-maire de Thionville tue son amie et se donne la mort », Le Parisien, 18 novembre 2008
  7. « Le député UMP Jean-Marie Demange tue sa maîtresse, avant de se donner la mort », Le Monde, 18 novembre 2008.
  8. a et b Pauline Grand d'Esnon, « Le jour où l’Assemblée nationale a rendu hommage à l’auteur d’un féminicide », Neon,‎ (lire en ligne)

Voir aussiModifier