Jean-Marc Furlan

footballeur et entraineur français

Jean-Marc Furlan
Image illustrative de l’article Jean-Marc Furlan
Jean-Marc Furlan en 2018.
Biographie
Nationalité Français
Naissance (65 ans)
Sainte-Foy-la-Grande (France)
Taille 1,87 m (6 2)
Période pro. 1976 - 1993
Poste Défenseur central puis entraîneur
Pied fort Gauche
Parcours junior
Années Club
1964-1973 Vélines
1973-1976 Girondins de Bordeaux
Parcours senior1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1976-1978 Girondins de Bordeaux057 0(0)
1978-1979 Montpellier PSC028 0(0)
1979-1980 Stade lavallois026 0(0)
1980-1982 Olympique lyonnais082 0(1)
1982-1985 Tours FC123 0(3)
1985-1986 SEC Bastia036 0(3)
1986-1987 Montpellier PSC004 0(0)
1987-1988 RC Arras
1988-1989 RC Lens019 0(0)
1989-1992 AS Saint-Seurin090 0(4)
1992-1993 AS Libourne010 0(0)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1975-1976 France juniors A2
1977 France militaire
1977-1981 France A'001 0(0)
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
1997-1998 AS Libourne16v 13n 15d
1998-2004 FC Libourne-Saint-Seurin83v 77n 59d
2004-2007 ES Troyes AC37v 28n 45d
2007-2009 RC Strasbourg28v 19n 33d
2009-2010 FC Nantes2v 1n 6d
2010-2015 ES Troyes AC90v 51n 87d
2016-2019 Stade brestois63v 30n 33d
2019-2022 AJ Auxerre53v 38n 34d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels (amicaux validés par la FIFA compris).
Dernière mise à jour : 11 octobre 2022

Jean-Marc Furlan, né le à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), est un entraîneur de football français avec un style de jeu très offensif. Il fut aussi joueur de football professionnel (420 matchs) au poste de défenseur central de 1976 à 1993.

BiographieModifier

Carrière de joueurModifier

Formé aux Girondins de Bordeaux, où il remporte la Coupe Gambardella en 1976, il joue au haut niveau pendant 17 années, à Bordeaux, Montpellier, Laval, Lyon, Tours (demi-finaliste de la Coupe de France puis champion de France de D2), Bastia, Montpellier (champion de France de D2), Lens[1] et Saint-Seurin-sur-l'Isle, où se termine sa carrière de joueur en 1993.

Il est appelé en équipe de France B en février 1977. La même année il dispute la Coupe du monde militaire.

Entraîneur amateurModifier

Il débute à Saint-Seurin-sur-l'Isle (CFA 2) comme entraîneur adjoint au côté d'André Menaut, qu'il considère comme son mentor[2]. Il obtient son diplôme d'entraîneur de football (DEF) en 1998[3], puis le BEES 2e degré spécifique, qui permet d'entraîner des clubs évoluant en CFA, CFA2 et DH[4]. Sous ses ordres le club monte en National et se restructure au sein du Libourne-Saint-Seurin. Le club devient un habitué des bonnes prestations en Coupe de France en atteignant quatre saisons d'affilée les 32es de finale de la compétition et réussit à éliminer en 2003 l'Olympique lyonnais, champion de France en titre. De nombreux jeunes sortent de cette épopée dont Matthieu Chalmé et plus tard Mathieu Valbuena.

Entraîneur professionnelModifier

En mai 2004 il obtient le diplôme d'entraîneur professionnel de football (DEPF), plus haut diplôme d'entraîneur français[5]. À l'été 2004, l'ES Troyes AC, pensionnaire de Ligue 2, nomme Furlan à la tête de son équipe première. Il amène pour sa première saison le club à la troisième place du classement, synonyme de montée en Ligue 1, cette performance lui valant d'être nommé meilleur entraîneur de Ligue 2 par l'UNFP. Cette période voit le club faire éclore certains joueurs tels que Damien Perquis et Blaise Matuidi.

Il entraîne ensuite le RC Strasbourg entre 2007 et 2009. Sous ses ordres, le club est relégué de la première division au terme de l'exercice 2007-2008, après notamment une série de onze défaites consécutives lors des dernières journées. Maintenu dans ses fonctions pour la saison suivante, il échoue ensuite de justesse à faire remonter le club alors que le Racing termine au pied du podium à un point de Montpellier et Boulogne-sur-Mer, subissant un revers décisif sur la pelouse de Montpellier lors de l'ultime journée de championnat.

Il entraine ensuite le Football Club de Nantes (Ligue 2) en 2009-10, et figure parmi les 17 entraineurs utilisés par les Canaris sous l'ère Kita, propriétaire du club.

 
Avec l'ESTAC, Furlan est élu meilleur entraîneur de Ligue 2 en 2005 et 2015.

En 2010-11, il retourne à Troyes (Ligue 2) et monte en Ligue 1 (2011-12) avec le 12e budget de Ligue 2, ce qui lui vaut de faire partie des quatre nommés pour le trophée UNFP de meilleur entraîneur de Ligue 2. Il redescend en Ligue 2 (plus petit budget de Ligue 1) la saison suivante tout en atteignant la demi-finale de la Coupe de France. Lors de ces deux saisons, il a la satisfaction de voir des joueurs qu'il a formés partir vers de grands clubs : Djibril Sidibé (Lille), Mounir Obbadi (Monaco) et Fabrice N'Sakala (Anderlecht). Malgré ces départs (sept titulaires) à l'intersaison, il reconstruit un groupe pour la Ligue 2 qu'il qualifie en demi-finale de la Coupe de la Ligue (2013-14). En 2014-15, Troyes remporte son premier titre en étant sacré champion de France de Ligue 2[6] et il devient le premier entraîneur à recevoir un deuxième titre de « Meilleur entraîneur de Ligue 2 » lors des Trophées UNFP. L'intersaison est très agitée (2015-16) : face au manque de garanties financières, la DNCG refuse dans un premier temps l'accession en Ligue 1 pour ensuite la valider tout en bloquant les transferts de joueurs.

 
Furlan entraîne Brest de 2016 à 2019.

C'est dans ce contexte difficile que le , Jean-Marc Furlan démissionne pour s'engager (le , pour trois saisons) au Stade brestois (Ligue 2). Lors de sa première saison, il dirige son 1200e match officiel (joueur et entraineur) et gagne le titre symbolique de champion d'automne. Il est de nouveau nommé pour le trophée de meilleur entraîneur de L2 en 2017 et 2019. La troisième saison, en , Brest accède à l'élite et il devient ainsi l'unique entraîneur à avoir fait monter quatre fois un club en Ligue 1.

En 2019 il s'engage à l'AJ Auxerre, qui vient de terminer 15e de Ligue 2. « Il me faut du temps pour ancrer mes principes de jeu et recréer une entité auxerroise » déclare-t-il à Onze Mondial. Malgré l'arrêt du championnat en cours de saison à cause de la Covid-19, l'« effet Furlan » se matérialise déjà par une 10e place au championnat en 2019-20, une 6e place en 2020-21 puis une 3e place en 2021-22, qualificatifs pour les barrages d'accession en Ligue 1. À l'issue de ces barrages au cours desquels il élimine successivement le FC Sochaux puis l'AS Saint-Étienne, il permet à l'AJA de retrouver la Ligue 1 après 10 ans d'absence. Il s'agit de la cinquième montée en Ligue 1 de Jean-Marc Furlan, après l'ES Troyes AC (en 2004-2005, en 2011-2012, puis en 2014-2015) et le Stade brestois (en 2018-2019)[7]. Il est limogé le 11 octobre 2022 pour avoir adressé, deux jours auparavant, des doigts d'honneur aux supporters du Clermont Foot[8], dans le temps additionnel d'un match perdu 2 buts à 1 par son équipe[9].

Il devient consultant pour La chaîne L'Équipe pour la Coupe du monde 2022[10].

Depuis 2007, Jean-Marc Furlan est membre du comité directeur de l'UNECATEF[11].

PalmarèsModifier

EntraîneurModifier

Distinctions et recordsModifier

  • Seul entraîneur avec cinq montées de Ligue 2 en Ligue 1, en 2005, 2012 et 2015 avec l'ES Troyes AC, en 2019 avec le Stade brestois 29 et en 2022 avec l'AJ Auxerre
  • Deux Trophées UNFP du Meilleur entraîneur de Ligue 2 en 2005 et 2015 avec l'ES Troyes AC
  • Nommé dans la catégorie Meilleur entraîneur de Ligue 2 aux Trophées UNFP 2012, 2017 et 2019.
  • En 2020 les internautes du Télégramme le désignent comme le meilleur entraîneur brestois du XXIe siècle[12].

JoueurModifier

Statistiques d'entraîneurModifier

Club Début Fin Résultats
M V N D Bp Bc Diff V. %
  AS Libourne puis
  FC Libourne-Saint-Seurin
1er juillet 1997 30 juin 2004 263 99 90 74 37,6
  ESTAC Troyes 1er juillet 2004 30 juin 2007 123 39 34 50 31,7
  RC Strasbourg 1er juillet 2007 30 juin 2009 82 28 20 34 34,1
  FC Nantes 3 décembre 2009 20 février 2010 9 2 1 6 22,2
  ESTAC Troyes 23 juin 2010 3 décembre 2015 228 90 51 87 39,5
  Stade brestois 29 1er juillet 2016 30 juin 2019 128 63 35 30 49,2
  AJ Auxerre 1er juillet 2019 11 octobre 2022 112 49 35 28 43,75
Total 597 231 165 201 730 673 +57 38,7

Vie privéeModifier

Sa famille a immigré en France au moment du fascisme en Italie. Comme beaucoup d'italiens, ils s'installent dans le Sud-Ouest de la France en Dordogne (à la limite de la Gironde, à Saint Antoine de Breuilh). Dans une interview pour Le Monde il déclare que "dans [sa] famille les hommes sont soit maçons, soit curés"; sa tante est nonne, son oncle est curé et le reste de sa famille est maçon.

Avec Patrick Battiston ils se font remettre symboliquement les clés de la ville de Cinto Caomaggiore (commune au Nord de Venise) par le maire en 2005. Ville dont leurs familles sont originaires.[réf. nécessaire]

Jean-Marc Furlan est un passionné de littérature[13].

Notes et référencesModifier

  1. « Fiche du joueur », sur sitercl.com (consulté le )
  2. « Jean-Marc Furlan rend hommage à André Menaut », sur Site officiel de l'AJ Auxerre, (consulté le )
  3. Foot, hebdomadaire de la FFF, 18 février 1998, p. 10
  4. « La liste des candidats reçus au BEES 2 »  , sur fff.fr, (consulté le )
  5. « Didier Deschamps, major de la promotion »  , sur fff.fr, (consulté le )
  6. « Troyes (2-1 à Nîmes) est sacré champion de Ligue 2, une première pour le club! », sur lequipe.fr, L'Équipe,
  7. Laurent Grandcolas, « Promu en Ligue 1 avec Auxerre, Jean-Marc Furlan, spécialiste ès montées », sur L'Équipe,
  8. « Jean-Marc Furlan confirme son départ et regrette « le prétexte » du doigt d’honneur pour le licencier »  , sur SoFoot.com, (consulté le )
  9. Arthur Perrot, « La lourde sanction dont devrait écoper Furlan après son doigt d'honneur à Clermont »  , sur RMC Sport, (consulté le )
  10. « Trois nouveaux consultants sur la chaîne L'Équipe pour la Coupe du monde »  , sur L'Équipe, (consulté le )
  11. Frédéric Roullier et Anthony Hernandez, « Les expatriés du foot français : les techniciens s'exportent bien », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne  , consulté le )
  12. « Brest, Guingamp, Lorient, Rennes : vos équipes de rêve du XXIe siècle ! »  , sur Le Télégramme, (consulté le )
  13. Antonin Deslandes, « J'ai besoin des livres pour m'humaniser », Caviar Magazine,‎ , Pages 56 à 60

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :