Ouvrir le menu principal

Jean-Luc Bonniol

anthropologue français
Jean-Luc Bonniol
Jean-Luc Bonniol Semaine de la Science Saint-Michel-sur-Orge.JPG
Jean-Luc Bonniol en 2016.
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Autres informations
Membre de
Distinction

Jean-Luc Bonniol, né à Millau en 1946, est un anthropologue et historien français.

BiographieModifier

Il est professeur d’anthropologie à l'Université Paul Cézanne Aix-Marseille 3, membre du Centre Norbert Elias (UMR 8562 du CNRS). Il travaille à la Maison méditerranéenne des sciences de l'homme (Aix-en-Provence), après avoir enseigné de 1973 à 1982 à l’Université Antilles-Guyane, résidant successivement en Guadeloupe et en Martinique. Il est membre du Comité international des études créoles et du Conseil de rédaction de la revue L'Homme. Il a été, de 1999 à 2003, Président de la 20e section (ethnologie, anthropologie, préhistoire) du Conseil National des Universités.

Son terrain principal, en tant qu’anthropologue, a concerné les sociétés créoles, et de manière privilégiée les Antilles de colonisation française. Partant du cas spécifique de petites populations insulaires (Terre-de-Haut des Saintes, la Désirade), il a poursuivi une réflexion au long cours sur l’objet « racial » et la persistance des modes coloniaux de catégorisation dans les sociétés post-esclavagistes. Il a, dans cette ligne, abordé le thème du « métissage », envisagé tant du côté de la dynamique des populations (envisagée au travers des faits d’alliance et de procréation) que de ses représentations, tout en étendant sa réflexion au domaine du mélange culturel, ce qui l’a conduit à aborder au niveau théorique le thème de la « créolisation ». La trace « colorée » de l’esclavage l’a également orienté, concurremment à la montée actuelle de fortes préoccupations sociales et identitaires à la fin des années 1990, vers la thématique de la mémoire de l’esclavage. Il a pu également, toujours dans le cadre des îles créoles (notamment à la Réunion), aborder le thème du paysage, scruté à la fois dans sa réalité matérielle et dans les représentations qui le saisissent.

Il s’est par ailleurs investi, dans le cadre d’une « ethnologie du proche », sur le terrain des Causses et des Cévennes, où il s’est efforcé de penser, à côté des identités fondées sur l’apparence et l’hérédité, les identités fondées sur le territoire, le paysage et la mémoire, dans la ligne d’une anthropologie des représentations du passé, en lien avec les processus identitaires.

Il a été membre du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire[1].

PublicationsModifier

  • 1980 Terre-de-Haut des Saintes. Contraintes insulaires et particularisme ethnique dans la Caraïbe, Paris, Éditions Caribéennes, 382 p. Ouvrage publié avec le concours du C.N.R.S
  • 1992 La couleur comme maléfice. Une illustration créole de la généalogie des « Blancs» et des « Noirs », Paris, Albin Michel, 307 p.

Direction d’ouvrages collectifsModifier

  • 1980 Martinique et Guadeloupe, des îles aux hommes, Historial antillais, tome 1, 592 p.
  • 1995 (avec A. Saussol) Grands Causses, nouveaux enjeux, nouveaux regards. Hommage à Paul Marres, Millau, Fédération pour la vie et la sauvegarde du Pays des Grands Causses, 414 p.
  • 2000 (avec J. Bernabé, R. Confiant, G. L’Etang), Au visiteur lumineux. Des îles créoles aux sociétés plurielles, textes réunis en l’honneur de Jean Benoist, Fort-de-France, Ibis Rouge.
  • 2001 Paradoxes du métissage, Paris, Éditions du CTHS.
  • 2003 Dire les Causses. Mémoire des pierres, mémoire des textes, Millau, Éditions du Beffroi/Club Cévenol, 576 p.
  • 2004 (avec Maryline Crivello) Façonner le passé. Représentations et cultures de l’histoire (XVIe-XXIe siècle), Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence.

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier