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Jean-Louis d'Usson de Bonnac (évêque)

évêque et politicien français

Jean-Louis d'Usson de Bonnac
Biographie
Naissance
à Soleure (Suisse)
Décès (à 87 ans)
à Paris (France)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Dernier titre ou fonction Évêque émérite d'Agen
Évêque d'Agen
Autres fonctions
Fonction religieuse
Aumônier de la Cour de Louis XVIII de 1814 à 1821

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason ville fr Bonnac (Ariège).svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
Ne doit pas être confondu avec son père, Jean-Louis d'Usson de Bonnac.

Jean-Louis d'Usson de Bonnac, né à Soleure le et mort à Paris le , est un prélat catholique français des XVIIIe et XIXe siècles. Il est le dernier évêque d'Agen, sous l'Ancien Régime, et aumônier de la Cour de Louis XVIII.

BiographieModifier

Il naît à Soleure le . Son père, Jean-Louis d'Usson de Bonnac (1672-1738), était ambassadeur en Suisse et auprès de l'Empire ottoman ; sa mère, Françoise Madeleine de Gontaut-Biron était la fille aînée du maréchal de Biron et appartenait à la famille de Gontaut-Biron, une des plus anciennes familles nobles de France.

En 1754, il devient vicaire général de Bourges ; il est nommé évêque d'Agen le 1er novembre 1767 par le pape Pie VI où il succède à Monseigneur Joseph-Gaspard-Gilbert de Chabannes. Il est sacré évêque d'Agen le 14 février 1768. Il arrive à Agen dans la soirée du 30 octobre puis est intronisé, dans la collégiale Saint-Caprais, le 31 octobre 1768.

L'ancien palais épiscopal s'écroule partiellement cinq ans plus tard. Féru d’art, il décide de construire un nouveau palais épiscopal sur les plans de l’architecte Leroy qui était en train de reconstruire le château d'Aiguillon[1]. La première pierre est posée le 19 juin 1775. Il n'a pu occuper le nouvel évêché qu'en 1785. Ce bâtiment a changé de destination à la Révolution pour devenir le siège des écoles centrales, puis de la quatrième cohorte de la Légion d'honneur et, en 1809, l'hôtel de la préfecture du Lot-et-Garonne[2]. Il a été partiellement détruit par l'incendie de 1904.

Il entame la reconstruction de la cathédrale Saint-Étienne, vaste édifice du XIIIe siècle que la Révolution puis les municipalités successives ruinèrent jusqu'à sa destruction complète en 1835. Il a fait détruire la façade et la nef principale en ne conservant que les piliers du chœur. Pour reconstruire sa nouvelle cathédrale, M. de Bonnac a obtenu une somme de 120 000 livres. La reconstruction est faite en partie en 1782. La cathédrale, pillée pendant la Révolution, a été détruite après.

En 1789, il devient député du clergé agenais aux États généraux avec M. Fournetz, curé de Puymiclan, et M. de Beaumont, curé de Montastruc ; le 4 janvier 1791, il est le premier évêque à refuser de prêter serment à la Constitution civile du clergé le 4 janvier 1791. Il quitte la France pour Soleure, en Suisse, en 1792, tout en conservant des relations avec les principales familles de l’Agenais.

En 1801, il fait partie des sept évêques qui refusent au pape Pie VII leur démission à la suite du Concordat avec la France. Il est alors déchu en fait de son évêché au profit de Jean Jacoupy. En 1814, lié à Louis XVIII, il fait amende honorable, remet sa démission et devient aumônier de la Cour.

Il meurt à Paris, le .

Notes et référencesModifier

  1. Nota : L'attribution de la construction du château d'Aiguillon et du palais épiscopal d'Agen à un Leroy, élève de Soufflot, est née du texte de l'ancien préfet du Lot-et-Garonne Alp. Paillard, sur l'histoire de l'hôtel de la préfecture d'Agen et qui n'a jamais pu être trouvé dans les archives. Il a existé un architecte Antoine Le Roy, ou Leroy, élève de Loriot, ayant obtenu le grand prix de Rome en 1759 et qui est revenu de Rome en France en 1763. Il a été inspecteur des Bâtiments et a construit à Versailles où son œuvre est mal connue. On ne connaît pas la suite de sa carrière. Pour Michel Gallet (Les architectes parisiens du XVIIIe siècle) l'attribution du château d'Aiguillon à cet architecte est douteuse. On attribue aujourd'hui la fin de la construction du château d'Aiguillon à l'ingénieur Charles Le Roy (on trouve un Charles Le Roy parmi la liste des ingénieurs des ponts et chaussées en 1791).
  2. Alp. Paillard, Histoire de l'hôtel de la préfecture d'Agen, p. 70-123, Recueil des travaux de la société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, Imprimerie de Prosper Noubel, Agen, 1861 ( lire en ligne )

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Abbé Joseph Barrère, Histoire religieuse & monumentale de diocèse d'Agen depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, volume 2, p. 414-422, chez Achille Chérou, Agen, 1856 ( lire en ligne )

Article connexeModifier