Ouvrir le menu principal

Jean-Joseph Perraud

sculpteur français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Perraud.
Jean-Joseph Perraud
Perraud.jpg
Jean-Joseph Perraud, par A.Gilbert
(Le Magasin pittoresque, 1880).
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Distinctions

Jean-Joseph Perraud est un sculpteur français né à Monay (Jura) le et mort à Paris le .

BiographieModifier

Jean-Joseph Perraud se rend dès 1834 en apprentissage chez le père Duvernoy, ébéniste, puis à Pontarlier. Élève à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Jules Ramey et d'Auguste Dumont[1], il obtient le grand prix de Rome en 1847 pour Télémaque apportant à Phalante l'urne renfermant les cendres d'Hippias[2] (Fénelon, Les Aventures de Télémaque) et part en résidence à Rome à la villa Médicis où il se lie avec l'architecte Charles Garnier, lauréat du grand prix de Rome d'architecture en 1948.

Lorsque Charles Garnier remporte le concours pour un nouvel opéra, il fait appel à Perraud et lui passe commande en août 1965. Les quatre groupes de la façades ont été initialement distribués entre Jules Cavelier, Eugène Guillaume, Jean-Baptiste Carpeaux et François Jouffroy. Perraud est alors chargé du couronnement de la façade mais le choix lui est laissé entre cette réalisation et un autre groupe. Il choisit d'illustrer le Drame lyrique et remplace Cavelier. Garnier contrôle la réalisation des groupes pour leur intégration dans le programme architectural. Il impose un schéma commun aux artistes : un groupe de trois personnages centré sur un génie.

Il connut tous les honneurs, médaille de première classe à l'Exposition universelle de 1855, membre de l'Institut en 1865 et officier de la Légion d'honneur le , ce qui lui assura des commandes officielles jusqu'à la fin de sa vie. C'est un sculpteur néo-classique, teinté de romantisme.

Il a légué son fonds d'atelier et sa propre collection d'art à la Ville de Lons-le-Saunier qui l'expose dans son musée des Beaux-Arts.

Œuvres dans les collections publiquesModifier

 
Le Drame lyrique, Paris, façade du palais Garnier.

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Max Claudet, Perraud et son œuvre - souvenirs intimes, Paris : Sandoz et Fischbacher, 1877.
  • Max Claudet, La jeunesse de Perraud statuaire d'après ses manuscrits, Salins-les-Bains : David Mauvas, 1886.
  • Max Claudet, « Notice biographique sur le sculpteur Perraud », La Sentinelle du Jura, 12-17 novembre 1876.
  • Henri Delaborde, Notice sur la vie et les travaux de Jean-Joseph Perraud, Paris : Institut de France, 1876.
  • « Jean-Joseph Perraud, sculpteur », Le Magasin pittoresque, XLVIIIe année, 1880, p. 159-160 et 262-263.
    D'après une notice d'Henri de Laborde, lue à l'Institut.
  • Christiane Dotal, Jean-Joseph Perraud (1819-1876) : Un sculpteur sous le Second Empire, catalogue raisonné, Éditions Mare et Martin, 2004 (ISBN 978-2849340011).

Liens externesModifier