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Jean-Jacques Brochier

journaliste français
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Jean-Jacques Brochier
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Biographie
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Condamnation
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Jean-Jacques Brochier, né le à Lyon et mort le à Paris, est un journaliste français, rédacteur en chef du Nouveau Magazine littéraire de 1968 à 2002[1].

BiographieModifier

Jean-Jacques Brochier est le fils d'un médecin obstétricien. Il fait des études de lettres, avant de s'engager activement en faveur du FLN pour lequel il devient porteur de valises[1]. Le 24 novembre 1960, alors qu'il est vice-président de l'AGEL-UNEF des étudiants de Lyon, il est arrêté pour cela ainsi que sa femme. Le 14 avril 1961, ils sont l'un et l'autre condamnés à dix ans de prison et emprisonnés aux prisons Saint-Paul puis Montluc. Il est frappé d'indignité nationale[réf. nécessaire]. Il fera finalement trois ans de prison avant de bénéficier d'une grâce présidentielle[2],[1].

Proche de Gilles Deleuze et de Dominique de Roux qui le guide vers le Magazine littéraire, en 1967, admirateur de Martin Heidegger et Jean-Paul Sartre, il a en sa possession un bureau d'Émile Zola[3] et devient chroniqueur de télévision dans Italiques, l'émission proposée par Marc Gilbert[4].

Il a publié plusieurs romans, dont Un jeune homme bien élevé (1978) (Prix des Sept 1979), Un cauchemar (1984) qui reçoit le prix du Livre Inter (1985), et L'Hallali (1987). Il est aussi l'auteur d'essais — notamment sur Camus, Sade, Vailland, Robbe-Grillet, Maupassant et Sartre — et du pamphlet intitulé Camus, philosophe pour classes terminales[5].

À partir de 1995, il est membre du jury du prix de l'écrit intime[6]. Il fut membre du comité d'honneur de la Maison internationale des poètes et des écrivains de Saint-Malo

Jean-Jacques Brochier crée en 1997 avec Danièle Brison et Chantal Robillard le prix Printemps du Roman, remis chaque année à Saint-Louis (Haut-Rhin), lors de la foire du livre. Il en est le président jusqu'à sa mort d'un cancer, en 2004. La présidence est depuis attribuée à un membre du jury différent chaque année.

Vie personnelleModifier

Passionné de chasse, peintre, Jean-Jacques Brochier a publié une collection d'anthologies sur la bécasse, le sanglier, le cerf, le lapin, les canards sauvages et la bécassine. Il épouse Nicole Cadieu[7], née le 8 avril 1937.

DistinctionsModifier

ŒuvreModifier

  • Roger Vailland, tentative de description, Paris, E. Losfeld, 1969
  • Odette Genonceau, Albin Michel, éditions J'ai lu, 1980
  • Villa Marguerite, Albin Michel, 1982
  • Une enfance lyonnaise au temps du Maréchal, ACE éditeur, 1984
  • Un cauchemar, Paris, Albin Michel, 1984 – Prix du Livre Inter 1985
  • L'hallali, Paris, Albin Michel, 1987
  • Anthologie de la bécassine et des petits échassiers, Paris, Hatier, 1994
  • Pour Sartre : le jour où Sartre refusa le Nobel, Paris, J.-C. Lattès, 1995
  • Chroniques du Capricorne 1977-1983, Encrages éditions, 1996
  • Un jeune homme bien élevé, Paris, La Différence, coll. Minos, 2002.
  • Pour l'amour des livres - Entretiens avec Nadine Sautel, Paris, Albin Michel, 2005.

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « La mort de Jean-Jacques Brochier, journaliste et écrivain », La Croix, 2 novembre 2004.
  2. « Mort du journaliste littéraire Jean-Jacques Brochier », Le Nouvel Observateur, 4 novembre 2004.
  3. Article de Jean-Louis Hue, Le Magazine littéraire.
  4. « Marc Gilbert : Italiques, l'émission littéraire », Tribune Juive.
  5. Camus, philosophe pour classes terminales, 1970, éd. A. Balland. Rééditions en 1979, A. Balland, puis 2001, La Différence.
  6. Anne Coudreuse et Françoise Simonet-Tenant (dir.), Pour une histoire de l'intime et de ses variations, Paris, L'Harmattan, 2009, p. 7.
  7. Nicole Cadieu, grandensemble-media.fr

Lien externeModifier