Jean-François Roberge

personnalité politique canadienne

Jean-François Roberge
Illustration.
Fonctions
Ministre de l'Éducation
En fonction depuis le
(5 mois et 5 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Lui-même (Éducation)
Ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur
En fonction depuis le
(2 ans, 1 mois et 9 jours)
Premier ministre François Legault
Gouvernement Legault
Prédécesseur Sébastien Proulx (Éducation)
Hélène David (Enseignement supérieur)
Successeur Lui-même (Éducation)
Danielle McCann (Enseignement supérieur)
Député à l'Assemblée nationale du Québec
En fonction depuis le
(6 ans, 6 mois et 7 jours)
Élection 7 avril 2014
Réélection 1er octobre 2018
Circonscription Chambly
Législature 41e et 42e
Prédécesseur Bertrand St-Arnaud
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Nationalité Canadienne
Parti politique Coalition avenir Québec
Diplômé de Université du Québec à Montréal
Université de Sherbrooke
Profession Enseignant
Écrivain

Jean-François Roberge, né le , est un enseignant et homme politique québécois. Il est actuellement le ministre de l’Éducation du Québec et le député de Chambly à l’Assemblée nationale du Québec.

BiographieModifier

Après avoir été impliqué dans le mouvement étudiant, notamment comme coordonnateur aux affaires académiques de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Jean-François Roberge devient, en 1997, enseignant dans une école primaire de la circonscription de Chambly. Il occupera ce poste pendant près de 17 ans, soit jusqu'à son élection le . Entre-temps, il devient membre de la Commission de l’enseignement primaire du Conseil supérieur de l'éducation, puis est élu président de l'organisme Force Jeunesse en 2002-2003. Il a également été président de l’Association de défense des jeunes enseignants du Québec, ainsi qu'un militant du Parti québécois de la circonscription de Vachon en 2007-2008[1]. Il a été chroniqueur en éducation à l’émission de télévision Deux filles le matin au réseau TVA pendant trois ans[1].

Vie politiqueModifier

Lors de l'Élection générale québécoise de 2012, il se présente sous la bannière de la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Vachon. Il termine deuxième avec 11 095 voix et 29,6% du suffrage exprimé, derrière Martine Ouellet du Parti québécois (majorité de 3 729 votes)[2].

Lors de l'Élection générale québécoise de 2014, il se présente dans la circonscription de Chambly. Il fait alors face au ministre de la Justice sortant, Bertrand St-Arnaud du Parti québécois. Le , il est officiellement élu député de la circonscription, remportant l'élection avec une majorité de 408 voix et 34,2% des votes exprimés[3].

Il est réélu député de Chambly pour un second mandat le avec une majorité de 12 376 voix et 50,3% des votes exprimés.

Le , il devient ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du gouvernement de François Legault[4]. Il est reconfirmé dans ses fonctions de ministre de l'Éducation du Québec le 22 juin 2020.

Fonctions parlementairesModifier

Longtemps porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière d'Éducation, d'Enseignement supérieur, de Recherche et Science et de Jeunesse, il est nommé ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur au lendemain de l'élection générale provinciale du . l est reconfirmé dans ses fonctions de ministre de l'Éducation du Québec le 22 juin 2020.

LittératureModifier

Romans jeunesseModifier

Jean-François Roberge a publié en 2010 un roman jeunesse aux Éditions Pierre Tisseyre, intitulé Francis perdu dans les méandres[5]. En , il procède au lancement d'un second roman, intitulé Francis l'Intrépide. Il devient ainsi le premier parlementaire québécois depuis Gérald Godin à publier une œuvre de fiction alors qu'il est en fonction[6]. En entrevue, il confirme travailler à l'écriture d'un troisième tome, mais ne peut fixer de date de sortie pour celui-ci en raison de son horaire de travail chargé[7].

Et si on réinventait l'école?Modifier

En , suite à une vaste tournée du réseau de l'éducation l'ayant menée aux quatre coins du Québec et fort de son expérience à titre d'enseignant et de porte-parole de sa formation politique en matière d'Éducation, Jean-François Roberge publie Et si on réinventait l'école?[8]. Cet essai regroupe les principales idées mises de l'avant par le député pour relancer le réseau québécois de l'éducation. Jean-François Roberge y propose notamment d'instaurer la maternelle 4 ans universelle, la réintroduction d'un cours d'économie et entrepreneuriat au secondaire, l'ajout de ressources pour dépister et accompagner les élèves en difficulté et le rehaussement de l'âge obligatoire de fréquentation scolaire à 18 ans (ou jusqu'à diplomation) et la création d'un ordre professionnel enseignant. Le livre reçoit un très bon accueil, autant chez les chroniqueurs que chez les acteurs du monde scolaire[9].

Course du député Jean-François RobergeModifier

Depuis 2014, Jean-François Roberge organise chaque année la Course du député Jean-François Roberge, une activité-bénéfice non partisane visant à amasser des fonds pour une cause ou un organisme de la circonscription de Chambly.

L'édition 2014, qui visait à amasser des fonds pour la famille de Zakary Auclair, un enfant gravement malade de Chambly, et organisée en partenariat avec le club Trifort de Chambly, a ainsi permis d'amasser plus de 8 000 $.

L'édition 2015, pour sa part, visait à amasser des fonds pour aider les écoles de la circonscription participantes à moderniser leurs bibliothèques scolaires. Plus de 220 coureurs ont participé à l'événement, qui aura permis d'amasser plus de 8 000 $ pour les bibliothèques scolaires des écoles de la circonscription de Chambly.

L'édition 2016 a permis d'amasser plus de 5 500 $ pour supporter deux organismes œuvrant auprès des jeunes et des familles de la région de Chambly.

Les éditions 2017 et 2018 ont permis d'amasser près de 20 000$ pour les clubs sportifs afin de rendre la pratique du sport amateur plus accessible aux jeunes de la région de Chambly.

Ainsi, grâce à cette initiative, plus de 40 000 $ ont été amassés - et redistribués - dans Chambly, Carignan, Richelieu, Saint-Mathias-sur-Richelieu et Saint-Basile-le-Grand depuis 2014[10].

Résultats électorauxModifier

Élection générale québécoise de 2018 dans Chambly
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Jean-François Roberge (sortant) Coalition avenir 18 940 50,3 % 12 376
     Christian Picard Parti québécois 6 564 17,4 % -
     Francis Vigeant Québec solidaire 6 177 16,4 % -
     François Villeneuve Libéral 4 599 12,2 % -
     Camille B. Jannard Vert 683 1,8 % -
     Guy L'Heureux Conservateur 309 0,8 % -
     Gilles Létourneau NPD Québec 180 0,5 % -
     Benjamin Vachon Bloc pot 167 0,4 % -
     Gilles Guindon Changement Intégrité 66 0,2 % -
Total 37 685 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 75,4 % et 518 bulletins ont été rejetés.
Source : DGEQ, « Résultats élections Québec 2018 », sur electionsquebec.qc.ca (consulté le 14 mai 2019)


Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

RéférencesModifier

  1. a et b Page de Jean-François Roberge sur le site de la CAQ
  2. « Élections générales », sur Élections Québec (consulté le 2 octobre 2020).
  3. « Élections générales », sur Élections Québec (consulté le 2 octobre 2020).
  4. « François Legault dévoile son premier Conseil des ministres », sur Le Devoir (consulté le 19 octobre 2018)
  5. Présentation du livre Francis perdu dans les méandres sur le site des éditions Pierre Tisseyre
  6. « Jean-François Roberge: élu de la CAQ et auteur jeunesse », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 2 octobre 2020).
  7. « Un deuxième roman jeunesse pour Jean-François Roberge - Culture - Réseau Montérégie - Journal les Versants », sur www.versants.com (consulté le 4 août 2015)
  8. « Québec Amérique » Livres » Et si on réinventait l'école ? », sur Québec Amérique (consulté le 1er mars 2017)
  9. Mario Asselin, « Chroniques du prof idéaliste, Jean-François Roberge », sur Le Journal de Montréal (consulté le 1er mars 2017)
  10. Adaée Beaulieu, « Jean-François Roberge mise sur des résultats à long terme », Le Journal de Chambly,‎ (lire en ligne, consulté le 1er mars 2017)