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Jean-François Escudier

personnalité politique française
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Jean-François Escudier
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
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ToulonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Jean-François Escudier, ne le à Solliès-Toucas et mort le à Toulon, était un homme politique français.

Sommaire

BiographieModifier

Escudier exerce la profession d'homme de loi à Toulon lorsqu'éclate la Révolution française. Patriote, il est élu député du Var à la Convention le 4 septembre 1792, le premier sur huit, par 254 voix sur 486 votants.

Il siège à Paris sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI il vote contre l'appel au peuple et pour la peine de mort.

En 1793 il est envoyé en mission avec Gasparin dans le Var et les Bouches-du-Rhône. Il participe ainsi au siège de Toulon au sein de l'armée du général Carteaux et fait globalement preuve de modération au cours de sa mission. Cependant, alors que le général anglais Charles O'Hara fait pendre chaque jour des Toulonnais, Escudier le prévient qu'en cas de poursuite de ces exécutions, il agira de même avec les officiers anglais prisonniers.

Lors de son retour à la Convention, il s'oppose avec François Granet aux démolitions d'édifices ordonnées par Louis Fréron à Toulon et Marseille, et obtient gain de cause.

Après la crise de thermidor, ce montagnard modéré se prononce contre Robespierre, mais ne rejoint pas les rangs de la réaction. Au contraire il fait partie des Crêtois, de ces derniers Montagnards défenseurs du gouvernement révolutionnaire et jacobin de l'an II. En germinal an III il est compromis dans l'insurrection jacobine de Toulon et est décrété d'arrestation par ses collègues le 8 prairial (27 mai 1795). Escudier est incarcéré et passe cinq mois en prison. L'amnistie décrétée par la Convention au moment de sa séparation le rend à la liberté.

Il se tient dès lors totalement à l'écart des affaires publiques, se contentent d'exercer la profession d'intendant de la santé à Toulon. Son passé le rattrape cependant en 1815 avec la Restauration. La loi du 12 janvier 1816 le condamne à l'exil comme régicide ayant soutenu les Cent-Jours. Il tente de s'installer en Italie, mais en est vite chassé. Il doit alors trouver refuge au-delà de la Méditerranée, à Tunis.

Une ordonnance royale de décembre 1818 lui permet finalement de rentrer en France. Il revient s'installer à Toulon, où il meurt peu après à l'âge de 59 ans.

Notes et référencesModifier