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Jean-François Chauvel

journaliste français
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Jean-François Chauvel
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Jean-François Chauvel (1927-1986) est un journaliste de presse écrite et de télévision et reporter français.

Il collabore également à des scénarios de cinéma avec son beau-frère, le cinéaste Pierre Schoendoerffer.

BiographieModifier

Fils de l'ambassadeur de France Jean Chauvel, il est né à Pékin le 30 mars 1927 et mort à Paris le 10 février 1986.

Après des études scolaires difficiles, il s'est engagé dans la Résistance à l'âge de 15 ans. Après la Libération de Paris, il a rejoint la 2e division blindée et a été grièvement blessé près de Baccarat à l'automne 1944, ce qui lui a valu la croix de guerre 1939-45 avec palme et le purple heart américain. Après la Libération, il a découvert le métier de journaliste dans des publications modestes parisiennes, puis a sérieusement appris le métier pendant plusieurs années à l'AFP.

Dans les années 1960, il a été intégré à la rédaction du Figaro comme grand-reporter et a été l'un des tout premiers à alerter l'opinion publique nationale et internationale sur le drame du Biafra[1],[2].

En 1968, il est l'un des membres fondateurs du syndicat étudiant l'UNI.

Il est producteur de l'émission de l'ORTF Point - Contrepoint en 1969.

Au début des années 1970, il a créé et animé deux émissions de reportages pour l'ORTF : 52 (janvier 1973-août 1974) et Satellite, consultables dans les archives de l'INA. À la même époque, il a publié ses mémoires sous le titre À rebrousse-poil, un succès d'édition.

Il a ensuite quitté et le Figaro et la télévision pour produire ses propres reportages, dont Des hommes sans nom sur la Légion étrangère en 1980.

Il a participé à deux scénarios de Schoendoerffer : Le Crabe-Tambour en 1976[3],[4] et L'Honneur d'un capitaine, sorti en 1982[5].

Après plusieurs ouvrages, dont le plus remarqué a été "La guerre éclatée" et des articles dans plusieurs publications, il s'est éteint des suites d'un triple pontage cardiaque.

Il a reçu le Prix Jean-Le-Duc en compagnie de Pierre Schoendoerffer et Daniel Yonnet en 1982 pour le film L'Honneur d'un capitaine.

Il a été marié trois fois : la première fois en 1945 avec Antonia Luciani Croix de guerre et Medal of Freedom 1939-1945), sa collègue de réseau de résistance avec laquelle il a eu un fils, le reporter de guerre Patrick Chauvel et une fille, Marie-Christine ; la deuxième avec Marie-Thérèse Bouissou, mère de son fils Érik ; la troisième avec Geneviève Granès, mère de son fils Laurent et elle-même auteur d'ouvrages historiques sous le nom de Geneviève Chauvel.

Notes et référencesModifier

  1. Barbara Jung, « L'image télévisuelle comme arme de guerre. Exemple de la guerre du Biafra, 1967-1970 », Bulletin de l'Institut Pierre Renouvin, vol. 2, no 26,‎ , p. 49-63 (DOI 10.3917/bipr.026.0049, lire en ligne)
  2. (en) A. Dirk Moses et Lasse Heerten, « Postcolonial Conflict and the Question of Genocide: The Nigeria-Biafra War, 1967–1970 », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, Taylor & Francis,‎ , p. 167 (lire en ligne)
  3. Jean Tulard, Le Nouveau guide des films - Intégrale, Robert Laffont, (lire en ligne)
  4. Il apparaît furtivement dans une scène du film située en Indochine.
  5. Alain Ruscio et Michel Bodin, La guerre "française" d'Indochine (1945-1954): les sources de la connaissance, Indes Savantes,, (lire en ligne), p. 1026

Liens externesModifier