Jean-Claude Valla

journaliste français

Jean-Claude Valla, né le à Roanne (Loire) et mort le à Arthez-d'Asson (Pyrénées-Atlantiques), est un journaliste français. Figure importante de la Nouvelle Droite, il a été le premier directeur de la rédaction du Figaro Magazine, et a signé de nombreux livres d'histoire[1].

BiographieModifier

Étudiant en histoire à Lyon, il a été pendant l'année universitaire 1963-1964 président de la Corpo de Lettres et responsable de la Fédération générale des étudiants de Lyon (FGEL), affiliée à la Fédération nationale des étudiants de France (FNEF).

Engagement politiqueModifier

Membre de la Fédération des étudiants nationalistes (FEN), il en a été l'un des responsables de la section de Lyon (1962-1965)[2]. En 1966, il a collaboré aux Cahiers universitaires et à Europe-Action, puis il a été directeur-gérant de L'Observateur européen et du Courrier international, publications du Centre des hautes études américaines devenu le Centre des hautes études internationales en 1968, présidé par Georges Bonnet[3].

Cofondateur du GRECE (Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne) avec notamment Alain de Benoist en 1968, il en a été d'abord le secrétaire « études et recherche » de 1971 à 1973, puis le secrétaire général de 1973 à 1978.

En 1973, il cofonde Europe-Jeunesse[4].

Il quitte le GRECE en 1986, tout en en restant proche. Il a appartenu à l'Association des amis de Saint-Loup[5], et participé au volume Rencontres avec Saint-Loup (1991)[6].

En 1991, dans le cadre d'une polémique avec Georges Charbonneau, il prend ouvertement la défense des thèses négationnistes[7].

En 1999, il signe pour s'opposer à la guerre en Serbie la pétition « Les Européens veulent la paix »[8], initiée par le collectif Non à la guerre[9].

MédiasModifier

Il a été, tour à tour, journaliste à Valeurs actuelles (1970-1973), rédacteur en chef d'Éléments (1973-1978), rédacteur en chef, puis directeur de la rédaction du Figaro Magazine (de sa création en 1978 à 1980, avec son ami Yann Clerc), secrétaire général des rédactions de Biba, Enfants-magazine, Jacinte et Vingt ans (1980-1982), directeur général de Magazine Hebdo (1983-1985), président-directeur général du mensuel Marianne (1985-1986), dont le titre a été repris en 1997 par Jean-François Kahn[réf. souhaitée], puis directeur de la rédaction de La Lettre de Magazine Hebdo (1988-1999) et de Minute (1993-1999).

Il a été également cofondateur (1976)[10] et premier directeur[réf. nécessaire] des éditions Copernic (1976-1978)[11], chroniqueur au magazine Le Choc du mois (1990-1993) et président d'honneur du Comité des Fils & Filles de Victimes des bombardements de la seconde guerre mondiale (2001-2005).

Ancien collaborateur des revues Historia, Historama, Miroir de l'histoire et Enquête sur l'histoire, il a dirigé les Cahiers Libres d'Histoire (2000-2010) et a collaboré à partir de 2002 à La Nouvelle Revue d'histoire dirigée par Dominique Venner. Il a utilisé le pseudonyme Jacques Devidal[12].

Il a aussi été rédacteur en chef de La Grande Bourgogne[13].

Il a défendu la thèse d'une colonisation du Pérou par les Vikings, en particulier dans son premier ouvrage La Civilisation des Incas[14].

PublicationsModifier

  • La Civilisation des Incas, Famot, 1976.
  • Les Seigneurs de la guerre (avec Dominique Venner, André Brissaud, Jean Mabire, etc.), Famot, 1978.
  • Les Grandes découvertes archéologiques du XXe siècle, présentées par Jean Dumont ; Tome 2 : La redécouverte des Celtes - Nouvelles lumières sur les mondes - Les mystères Incas et Mayas : enquêtes et textes de Olivier Launay, Jacques Pons, Jean-Claude Valla, Famot, 1979.
  • Affaire Touvier : la contre-enquête, Éd. du Camelot, Paris, 1996.
  • La Cagoule : 1936-1937, Éd. de la Librairie Nationale, 2000.
  • La France sous les bombes américaines : 1942-1945, Éd. de la Librairie nationale, 2001.
  • L'Extrême droite dans la Résistance, 2 vol., Éd. de la Librairie nationale, 2000.
  • La Gauche pétainiste, Éd. de la Librairie nationale, 2001.
  • Le Pacte germano-sioniste, , Éd. de la Librairie nationale, 2001.
  • Ces Juifs de France qui ont collaboré, Éd. de la Librairie nationale, 2002.
  • La Milice : Lyon, 1943-1944, Éd. de la Librairie nationale, 2002.
  • Ledesma Ramos et la Phalange espagnole : 1931-1936, Éd. de la Librairie nationale, 2002.
  • Georges Valois : de l'anarcho-syndicalisme au fascisme, Éd. de la Librairie nationale, 2003.
  • La Nostalgie de l'Empire : une relecture de l'histoire napoléonienne, Éd. de la Librairie nationale, 2004.
  • Les Socialistes dans la Collaboration : de Jaurès à Hitler, Éd. de la Librairie nationale, 2006.
  • Doriot, Pardès (coll. « Qui suis-je ? »), 2008

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Claude Valla, Le pacte germano-sionsite, Evene, Le Figaro
  2. Pierre-André Taguieff, Sur la Nouvelle droite : jalons d'une analyse critique, Descartes et Cie, (ISBN 2-910301-02-8 et 978-2-910301-02-6, OCLC 416261042), p. 144
  3. Joseph Algazy, L'extrême-droite en France de 1965 à 1984, L'Harmattan, 1989, p. 35
  4. Camus et Monzat 1992, p. 266.
  5. Stéphane François (dir. Christian-Marie Wallon-Leducq), Les Paganismes de la Nouvelle Droite (1980-2004), Lille, université Lille-II, (lire en ligne), p. 95.
  6. Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 526 p. (ISBN 2-7297-0416-7), p. 68.
  7. Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Paris, Le Seuil, coll. « XXe siècle », , 691 p. (ISBN 2-02-035492-6), p. 418, n. 40.
  8. « Liste des personnalités signataires de l'Appel », sur nonguerre.chez.com.
  9. Renaud Dély, « L'extrême droite ratisse large contre les frappes de l'Otan. Le «Collectif non à la guerre» a tenu une réunion proserbe hier soir », sur liberation.fr, .
  10. Anne-Marie Duranton-Crabol, Visages de la Nouvelle Droite : le GRECE et son histoire (thèse de doctorat en histoire remaniée), Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, , 267 p. (ISBN 2-7246-0561-6), p. 188.
  11. Où il a également dirigé les collections « Héritage et Traditions », « Réalisme fantastique » et « Cartouches ».
  12. Philippe Lamy (sous la dir. de Claude Dargent), Le Club de l'horloge (1974-2002) : évolution et mutation d'un laboratoire idéologique (thèse de doctorat en sociologie), Paris, université Paris-VIII, , 701 p. (SUDOC 197696295, lire en ligne), p. 174.
  13. Benoit Marpeau, « De Viking à Heimdal », Annales de Normandie, vol. 43, no 3,‎ , p. 234 (lire en ligne).
  14. Stéphane François (préf. Laurent Olivier), Au-delà des vents du Nord : l'extrême droite française, le pôle Nord et les Indo-Européens, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 319 p. (ISBN 978-2-7297-0874-0), p. 208.

Liens externesModifier