Jean-Claude Luche

personnalité politique française

Jean-Claude Luche
Illustration.
Jean-Claude Luche en 2015.
Fonctions
Sénateur français
En fonction depuis le
(5 ans, 11 mois et 23 jours)
Élection 28 septembre 2014
Circonscription Aveyron
Groupe politique UDI-UC (2014-2017)
UC (depuis 2017)
Conseiller départemental de l'Aveyron
En fonction depuis le
(5 ans, 5 mois et 22 jours)
Avec Christine Presne
Élection 22 mars 2015
Circonscription Canton de Lot et Palanges
Prédécesseur Canton créé
Conseiller régional de Midi-Pyrénées

(4 ans, 6 mois et 9 jours)
Élection 21 mars 2010
Circonscription Aveyron
Groupe politique Osons Midi-Pyrénées
Président du conseil général puis départemental de l'Aveyron

(8 ans, 10 mois et 3 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean Puech
Successeur Jean-François Galliard
Maire de Saint-Geniez-d'Olt

(12 ans, 9 mois et 3 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Jean-Marie Ladsous
Successeur Marc Bories
Conseiller général de l'Aveyron

(21 ans et 2 jours)
Élection 20 mars 1994
Réélection 11 mars 2001
9 mars 2008
Circonscription Canton de St-Geniez-d'Olt
Prédécesseur Jean Miquel
Successeur Canton supprimé
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Pierrefiche (Aveyron)
Nationalité Française
Parti politique UMP puis UDI
Profession Cadre bancaire

Jean-Claude Luche, né le à Pierrefiche (Aveyron), est un homme politique français.

Membre de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), il est maire de Saint-Geniez-d'Olt de 1995 à 2008, président du conseil général puis départemental de l'Aveyron de 2008 à 2017 et sénateur depuis 2014.

Situation personnelleModifier

Fils d'agriculteurs, Jean-Claude Luche a un frère qui a repris la gestion de la ferme familiale[1]. Il effectue ses études secondaires au collège du Sacré-Cœur puis au lycée Sainte-Marie de Rodez jusqu'au baccalauréat.

En 1973, il commence sa vie professionnelle en tant qu'agent d'assurance. En 1976, il est recruté par le Crédit agricole[2] et travaille à l'agence de Sévérac-le-Château, avant de rejoindre Rodez. Il poursuit ensuite ses fonctions à l'agence d'Onet-le-Château puis au siège du Causse Comtal jusqu'au .

Il est marié et père de trois filles[2],[3].

Parcours politiqueModifier

DébutsModifier

Jean-Claude Luche commence son parcours politique en 1983, en entrant au conseil municipal de Pierrefiche comme adjoint au maire. En 1986, à la suite de la démission du maire, il accède au fauteuil de premier magistrat[3].

Bénéficiant d'une image dynamique, il se présente aux élections cantonales de 1994 dans le canton de Saint-Geniez-d'Olt. Il est élu conseiller général dès le premier tour, avec 63 % des suffrages exprimés.

Aux élections municipales de 1995, il est candidat à Saint-Geniez-d'Olt. Sa liste est élue dès le premier tour, dans son intégralité, ce qui lui permet de devenir maire de la commune. Il est ensuite réélu aux élections municipales de 2001 avec un score proche de 90 % des suffrages exprimés. Sous son administration sont notamment inaugurés le village vacances VVF, un complexe sportif et un terrain de football de compétition[4].

Ascension localeModifier

Il devient vice-président du conseil général de l'Aveyron en 1998[3]. Il est réélu dès le premier tour des élections cantonales de 2001 face à quatre candidats, et confirmé à la vice-présidence de l'assemblée départementale[4].

Il est également président de la communauté de communes des Pays d'Olt et d'Aubrac de 1999 à 2010[5].

Candidat aux élections législatives de 2002 dans la première circonscription de l'Aveyron, il recueille 11,8 % des voix au premier tour, ce qui ne lui permet pas de se maintenir au second tour[6]. Ses comptes de campagne sont rejetés l'année suivante par le Conseil constitutionnel, qui le déclare inéligible pour une durée d'un an[7].

Lors des élections cantonales de 2008, face à un seul candidat, il est réélu conseiller général au premier tour de scrutin avec 88,9 % des suffrages[8]. Quelques jours plus tard, il succède à Jean Puech comme président du conseil général de l'Aveyron[9]. Dans le même temps, touché par le cumul des mandats, il quitte ses fonctions de maire de Saint-Geniez-d'Olt[3].

Candidat et tête de liste UMP pour le département de l'Aveyron lors des élections régionales de 2010 en Midi-Pyrénées, il est élu conseiller régional et démissionne de son mandat d'adjoint au maire — qu'il exerçait depuis 2008 — et du conseil municipal de Saint-Geniez-d'Olt, comme il l'avait annoncé peu avant son élection[10].

À l'issue des élections cantonales de 2011 dans l'Aveyron, lors desquelles la majorité départementale remporte 14 des 22 cantons renouvelables, Jean-Claude Luche est reconduit à la présidence du conseil général. La même année, il est élevé au rang de chevalier de la Légion d'honneur par l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing[11].

Il est élu conseiller départemental dans le canton de Lot et Palanges au premier tour des élections départementales de 2015 (qui font suite au redécoupage cantonal de 2014 auquel Jean-Claude Luche s'était opposé[12]), en tandem avec Christine Presne[13]. Le , il est élu président du conseil départemental de l'Aveyron en confortant sa majorité[14], qui faisait campagne sous le slogan « L'Aveyron en marche avec Jean-Claude Luche »[15].

ParlementaireModifier

Le 28 septembre 2014, il est élu sénateur de l'Aveyron dès le premier tour en recueillant 60,8 % des suffrages exprimés, avec Alain Marc, député et premier vice-président du conseil général. Ils battent l'ancienne ministre déléguée à la Décentralisation du gouvernement Ayrault, Anne-Marie Escoffier[16],[17]. Au Sénat, il est membre du groupe Union centriste (UC) et de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire[18].

Anticipant la date d'application de la loi sur le cumul des mandats, il annonce en qu'il quittera ses fonctions de président du conseil départemental au profit de son mandat parlementaire début 2017[19], ce qu'il fait effectivement le . Il continue à siéger comme conseiller départemental pour le canton de Lot et Palanges[20]. En , il est chargé par son successeur à la présidence du conseil départemental, Jean-François Galliard, de présider l'agence nouvellement créée « Aveyron Ambition Attractivité », qui vise à promouvoir l'attractivité du département au niveau national[21].

En , Jean-Claude Luche est nommé rapporteur pour le Sénat du projet de loi pour un État au service d'une société de confiance[22]. L'année suivante, il est rapporteur du projet de loi portant création de l'Office français de la biodiversité[23]. Il dépose au Sénat un amendement en faveur du passage à deux fois deux voies de la route nationale 88 entre Rodez et Sévérac d'Aveyron — lequel est adopté[24] — et cosigne avec Alain Marc, Jean-François Galliard et Arnaud Viala une lettre ouverte au président Emmanuel Macron contre la réduction de la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires[25].

Après 38 ans de mandats politiques, il ne se représente pas aux élections sénatoriales de 2020 ni aux élections départementales de 2021[26],[27].

Détail des mandats et fonctionsModifier

Au SénatModifier

Au niveau localModifier

AutresModifier

DécorationModifier

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Marie Perier, Loin de Paris, éditions Kero, , 428 p. (ISBN 978-2-36658-119-5, lire en ligne).
  2. a et b « Saint Geniez d'Olt et d'Aubrac : Jean-Claude Luche dans la course à la présidence », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  3. a b c et d « Conseil général : la longue marche de J.-C. Luche », La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2019).
  4. a b c d et e Jacques Molénat, « Jean-Claude Luche, le dauphin ? », L'Express,‎ (lire en ligne).
  5. a b c et d Alexandre Léoty, Florine Galéron et Gaël Cérez, « Qui sont les présidents des nouvelles assemblées départementales ? », La Tribune,‎ (lire en ligne).
  6. « Résultats des élections législatives 2002 », sur interieur.gouv.fr.
  7. « Jean-Claude Luche, un enfant d’Olt à la tête du Rouergue », aveyron.com,‎ (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2019).
  8. « Résultats des élections cantonales 2008 », sur interieur.gouv.fr.
  9. « Département : Jean-Claude Luche au pied de la falaise », La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le 29 septembre 2018).
  10. « Jean-Claude Luche : “Je suis un insoumis” », La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2019).
  11. a et b « Saint-Geniez-d'Olt : VGE remet la Légion d'honneur à Jean-Claude Luche », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  12. « Jean-Claude Luche révolté contre le redécoupage cantonal », Centre Presse,‎ (lire en ligne).
  13. « Annuaire des élus », sur averyon.fr (consulté le 28 septembre 2018).
  14. « Jean-Claude Luche réélu à la tête du conseil départemental de l'Aveyron », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  15. « “L'Aveyron en marche” : une équipe fortement renouvelée », La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le 30 décembre 2019).
  16. « Aveyron : carton plein pour la droite, deux sénateurs élus », Midi libre,‎ (lire en ligne).
  17. « Le FN entre dans un Sénat reconquis par la droite », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2019).
  18. « Fiche de Jean-Claude Luche », sur senat.fr (consulté le 27 décembre 2019).
  19. « Jean-Claude Luche : “Je quitte la présidence du département avec regret” », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  20. « Département : Jean-Claude Luche quittera ses fonctions lundi 23 janvier », Centre Presse,‎ (lire en ligne).
  21. D.B., « “Aveyron Ambition Attractivité” : un département bien marqué ! », La Volonté paysanne,‎ (lire en ligne).
  22. « Le sénateur aveyronnais Jean-Claude Luche nommé rapporteur du projet de loi sur le droit à l'erreur », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  23. « Le Sénateur de l'Aveyron, Jean-Claude LUCHE, nommé rapporteur », Le Petit-Journal,‎ (lire en ligne, consulté le 31 décembre 2019).
  24. « RN 88 : Oui à la 2×2 voies grâce à l'amendement Luche ! », Le Petit-Journal,‎ (lire en ligne).
  25. « Des élus aveyronnais demandent à Macron de renoncer aux 80 km/h », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  26. « Aveyron : le sénateur Jean-Claude Luche met un terme à sa carrière politique », Midi libre,‎ (lire en ligne).
  27. Christophe Cathala, « Jean-Claude Luche prépare ses adieux à la vie politique », La Dépêche,‎ (lire en ligne).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Ressource relative à la vie publique  :