Jean-Charles Descubes

prélat catholique

Jean-Charles Descubes
Image illustrative de l’article Jean-Charles Descubes
Jean-Charles Descubes, lors du colloque international tenu à l'archevêché le 1er juin 2012.
Biographie
Nom de naissance Jean-Charles Marie Descubes
Naissance (82 ans)
Tonnay-Charente (France)
Ordination sacerdotale
Évêque de l'Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Pierre Eyt
Dernier titre ou fonction Archevêque émérite de Rouen
Archevêque de Rouen
(Primat de Normandie)
Évêque d'Agen

Blason
In libertatem vocati
(« Appelés à la liberté »)
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Charles Descubes, né le à Tonnay-Charente en Charente-Maritime, est un prélat catholique français, évêque d'Agen de 1996 à 2004, puis archevêque de Rouen et primat de Normandie de 2004 à 2015.

BiographieModifier

Jean-Charles Descubes naît le à Tonnay-Charente. Il est le fils de Robert Descubes, avocat, et de son épouse, née Marie Demeunynck, conservateur des archives de la Marine.

FormationModifier

Après avoir fréquenté l'École pratique des hautes études à Paris, Jean-Charles Descubes a suivi sa formation en vue de la prêtrise à Angers où il a obtenu une licence en philosophie scolastique et une autre en théologie.

Il a été ordonné prêtre le pour le diocèse de La Rochelle.

Principaux ministèresModifier

Tout en étant vicaire à la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle de 1968 à 1980, il a assumé plusieurs autres responsabilités, comme celle de responsable diocésain de la formation des prêtres et des laïcs, d'enseignant à la Faculté de théologie de l'Université catholique de l'Ouest à Angers et de directeur du centre de recherche des Églises de l'Ouest.

En 1985, il est nommé vicaire épiscopal chargé des services diocésains, avant d'être nommé vicaire général de Jacques David en 1989, puis de Georges Pontier en 1996.

Nommé évêque d'Agen le , il est consacré le par le cardinal Pierre Eyt. Il devient archevêque de Rouen, primat de Normandie le .

Au sein de la Conférence des évêques de France, il a été président de la Commission sociale et membre du Comité permanent pour l'information et la communication. Il préside depuis 2005 le Conseil Famille et Société. Le , il a été réélu président de ce conseil pour un mandat de trois ans[1], poste qu'il laisse à Jean-Luc Brunin en 2011 pour devenir membre du Comité Études et Projets[2].

Après avoir présenté sa démission, atteint par la limite d'âge, Descubes est relevé de sa mission par le pape François et nommé archevêque émérite. Dominique Lebrun lui succède au siège archiépiscopal le .

Il revient dans son ancienne cathédrale le pour concélébrer avec son successeur, et d'autres évêques dont Georges Pontier, archevêque de Marseille, alors président de la Conférence des Évêques de France, les obsèques du père Jacques Hamel, assassiné dans son église le précédent[3].

Prises de positionModifier

Sur le mariage civilModifier

Dans un communiqué de presse du , Jean-Charles Descubes rappelle toute la valeur et la signification du mariage civil. Il estime qu'il s'agit d'un acte public qui structure la société et qu'il n'est en conséquence pas bon qu'il puisse être résilié par un simple arrangement privé[4].

Sur les projets de maternité pour autruiModifier

Dans un communiqué de presse du , il s'interroge sur les projets de "maternité pour autrui" (notion proche de celle de "mère porteuse").

En particulier, il dénonce « l'instrumentalisation du corps et du psychisme d'une femme "porteuse" », expliquant que son corps ne peut être réduit ni à un nid, ni à une couveuse. Par ailleurs, il considère qu'il s'agit d'une « remise en cause d'un modèle de famille, de filiation et de parenté »[5].

Sur les ouvertures dominicales des commercesModifier

Dans un communiqué de presse du , il considère important de respecter le repos dominical pour des raisons théologiques, mais aussi anthropologiques et sociales. Même s'il accepte que pour le bien de la société, il est nécessaire que certains corps de métier travaillent le dimanche et s'il comprend qu'à des occasions particulières l'ouverture des commerces certains dimanches puisse être licite, il refuse que le dimanche devienne un jour comme les autres[6].

Sur la mondialisationModifier

En , il s'inquiète des conséquences des crises financières en cascade qui « affectent profondément l'économie mondiale et les populations les plus fragiles ». Il en conclut que « l’absence de régulation des marchés financiers fait peser une grave menace sur la paix »[7].

Sur la pédophilieModifier

Le , il suspend deux prêtres de leurs fonctions. D'une part Jacques Gaimard pour agressions sexuelles notamment sur un mineur de 13 ans. Ce dernier est condamné en 2013 à 2 ans de prison avec sursis. D'autre part, Philippe Richir, curé de la paroisse de Canteleu, pour détentions d'images pédopornographiques[8],[9].

Il suspend également Jean-Marie Lemercier, curé des paroisses Saint-Sever et Saint-Clément de Rouen, mis en examen le pour « agressions sexuelles sur mineur de 15 ans »[10]. Jean-Marie Lemercier sera condamné, en 2013, à 18 mois de prison avec sursis [11].

InsoliteModifier

PublicationsModifier

DécorationsModifier

  Chevalier de la Légion d'honneur, décret du [13]

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier