Jean-Baptiste d'Albertas (1716-1790)

magistrat français

Jean-Baptiste, marquis d'Albertas, comte de Ners, seigneur de Gémenos, est un magistrat français né le à Paris et mort assassiné le à Gémenos.

Jean-Baptiste d'Albertas
Image dans Infobox.
Fonctions
Premier président du parlement de Provence
-
Premier président (d)
Chambre des comptes de Provence
-
Henry-Reynaud d'Albertas (d)
Titre de noblesse
Marquis
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
GémenosVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Famille d'Albertas (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Henry-Reynaud d'Albertas (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Propriétaire de
Château d'Albertas, hôtel d'Albertas, château de Jouques (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Jean-Baptiste d'Albertas est le fils d'Henry-Reynaud d'Albertas, marquis de Bouc, premier président de la Chambre des comptes de Provence, et de Louise Pauline de Covet de Marignane. Marié à Marguerite Françoise de Montullé, fille de Jean-Baptiste de Montullé et petite-fille de Jean Glucq, il est le père de Jean-Baptiste Suzanne d'Albertas et le grand-père de Pierre Léandre de Mark-Tripoli de Panisse-Passis.

Conseiller en 1737, il succède à son père en tant que premier président de la Chambre des comptes de Provence en 1745. Il conserve ces fonctions jusqu'en 1775.

En 1745-1746, devant l'hôtel particulier d'Aix-en-Provence de son père situé au nord, il fait aménager une élégante petite place conçue selon la mode parisienne des places royales. Il en confie la réalisation à Georges Vallon, qui avait succédé à son père Laurent dans la charge d'architecte de la ville. La place est bordée de quatre petits hôtels à façades uniformes, dont les fenêtres sont ornées de balcons en ferronnerie. Elle porte aujourd'hui le nom de place d'Albertas.

Il poursuite l'agrandissement et l'aménagement du Jardin d'Albertas à Bouc[1].

Il rend visite à Voltaire et est victime d'un vol commis par Mingard en 1761.

À la suite de la suppression des parlements par la réforme Maupeou en 1771, il devient premier président du parlement instauré en Provence jusqu'au rétablissements des anciens parlements en 1775.

Le , lors d'une fête avec banquet dans son château de Gémenos qu'il offre aux villages voisins et aux volontaires de la Garde nationale, il est mortellement poignardé par le jeune Anicet Martel.

RéférencesModifier

SourcesModifier

  • "Albertas, Jean-Baptiste d'", in: Christian Nau, Dictionnaire des éponymes mondiaux, éditions L'Harmattan, 2018
  • Michel Racine, Créateurs de jardins et de paysages en France de la Renaissance au XXIe siècle: De la Renaissance au début du XIXe siécle, 2001
  • Grands notables du Premier Empire: Alpes-Maritimes ; Corse ; Aude ; Pyrénées-Orientales ; Bouches-du-Rhône, CNRS, 1978
  • Paul Masson, Les Bouches-du-Rhône : encyclopédie départementales. Volume 15, 1937
  • Luc Antonini, Une grande famille provençale, les d'Albertas, 1998

NotesModifier

  1. Michel Racine, Françoise Binet, Jardins de Provence, 1987