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Jean-Baptiste Santerre

peintre français
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Jean-Baptiste Santerre
Autoportrait Santerre.jpg
Autoportrait de Santerre.
Naissance
Décès
(à 66 ans)
Paris
Nom de naissance
Santerre
Autres noms
Santerre Jean-Baptiste
Nationalité
Français
Activité
Lieu de travail
Mouvement

Jean-Baptiste Santerre est un peintre français né à Magny-en-Vexin en et mort à Paris le .

BiographieModifier

Jean-Baptiste Santerre naquit à Magny-en-Vexin, fils d'André Santerre et de Madeleine Delespinay, douzième enfant d'une famille nombreuse et peu fortunée. Sa date de naissance et sa filiation ont souvent été confondues avec celles d'un lointain cousin né à Magny-en-Vexin le 1er janvier 1658.

D'abord apprenti chez le portraitiste François Lemaire puis chez le peintre Bon Boullogne, il commence sa carrière comme portraitiste et son portrait de Michel-Richard de Lalande, surintendant de la musique du Roi, sera interprété en gravure par Simon Thomassin.

 
Suzanne au bain, avant 1704
Musée du Louvre

ŒuvreModifier

Après ses portraits, il acquit une grande réputation grâce à ses figures de fantaisie féminines, dont les thèmes sont souvent issus des modèles nordiques : cuisinières, brodeuse, femmes à la lettre, femme endormie, rêvant ou dessinant. Sa toile la plus célèbre est sans doute Suzanne au bain, conservée au musée du Louvre, à Paris. Morceau de réception de l'artiste à l'Académie royale de peinture et de sculpture remis le 18 octobre 1704, elle constitue une bonne illustration du raffinement de l'artiste. Si ses peintures religieuses manquaient d'inspiration, sa Suzanne n'était pas dépourvue d'érotisme, ce qui fait de Santerre, surnommé le « Corrège français », le précurseur de François Boucher (1730-1770) et de Jean-Honoré Fragonard (1732-1806).

Farouche partisan du dogme de l'anomphalie, il termine le 21 novembre 1717 son ultime tableau Adam et Ève au milieu du paradis terrestre qui fit scandale, non seulement par le fait que les visages sont ceux du duc d'Orléans (1674-1723) et sa maîtresse d'alors, Marie-Madeleine de La Vieuville, marquise de Parabère, mais surtout parce qu'il força le réalisme anatomique, et que, selon ses propres dires, « dans aucun de ses ouvrages, il n'avait poussé si loin, selon lui, l'élégance et la correction du dessin, la finesse de l'expression et la vérité du coloris ». Le tableau de Santerre passa en vente en 1776 et fut acheté par le financier Nicolas Beaujon, pour la somme considérable pour l'époque de 12 400 livres. Une traduction en gravure fut exécutée en 1779 par François-Anne David[1].

  • Suzanne au bain, avant 1704, 205 × 145 cm, Musée du Louvre, Paris[2]
  • Portrait de Madame Pelletier des Forts, 1707, huile sur toile, 101 × 81 cm, Collection privée, Vente Artcurial 2016[3]
  • Le Billet doux donné, huile sur toile, 100 × 80 cm, Collection privée, Vente Artcurial 2016[4]
  • Une cuisinière, huile sur toile, 84 × 69 cm, Musée des beaux-arts de Nantes[5]

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Le catalogue raisonné de l'artiste a été publié par Claude Lesné : Jean-Baptiste Santerre, 1651-1717, dans le bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 1988.
  • Claude Lesné, Françoise Waro, Jean-Baptiste Santerre : 1651-1717, éditions du Valhermeil, 2011, (ISBN 2354670885)
  • Alfred Potiquet, Biographies — Anciens seigneurs, artistes, hommes de lettres, savants, etc. du canton de Magny-en-Vexin, Petit, 1877, p. 53-72.

Liens externesModifier

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