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Jean-Baptiste Pompallier
Image illustrative de l’article Jean-Baptiste Pompallier
Son portrait figuré sur un vitrail de l'église de Lapaha, aux îles Tonga.
Biographie
Naissance
Lyon
Ordre religieux Pères maristes
Ordination sacerdotale
Décès
Puteaux
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le cardinal Giacomo Filippo Fransoni
évêque d'Auckland
Vicaire apostolique de Nouvelle-Zélande
Vicaire apostolique de l'Océanie occidentale
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Baptiste François Pompallier (né à Lyon le et mort à Puteaux le ) est un missionnaire mariste français, naturalisé britannique en 1851.

Sommaire

BiographieModifier

Voyage et mise en place des missionsModifier

Prêtre depuis 1829, il bénéficie de la désignation des maristes (congrégation missionnaire récemment fondée par Jean-Baptiste Collin) en Océanie. Le pape Grégoire XVI érige le vicariat apostolique de l'Océanie-Occidentale, le dimanche de la Trinité 1835. Il confie cette région aux Pères maristes qui désignent Jean-Baptiste Pompallier à la tête de ce vicariat, ce qui est accepté formellement par le pape le 13 mai 1836. Le pape le nomme évêque in partibus de Maronea. Parti du Havre le 21 décembre 1836, à bord de la Delphine, avec deux prêtres, un frère de la Société de Marie, deux frères de la congrégation de Marcellin Champagnat, il fait escale à Valparaiso et le P. Claude Bret meurt. Le reste de l'équipe monte le 10 août 1837 à bord de l' Europa pour faire escale à Tahiti et aux îles Gambier, où il rencontre en septembre à Mangareva Mgr Rouchouze, vicaire apostolique d'Océanie-Orientale. Il est accompagné de ses confrères maristes les PP. Bataillon et Chanel (canonisé en 1954), ce dernier est destiné à Futuna. Jean-Baptiste Pompallier et ses confrères embarquent à bord du Raiatea pour Tonga le 5 octobre 1837, mais le débarquement leur est interdit. Le Père Bataillon et le Frère Joseph-Xavier démarrent leur mission à Uvea aux Wallis le 1er novembre, tandis que saint Pierre Chanel et le Frère Marie-Nizier démarrent celle de Futuna. Mgr Pompallier se dirige ensuite vers l'île Rotuma puis vers la Nouvelle-Galles-du-Sud où il est accueilli à Sydney par Mgr Polding qui l'informe de la situation en Nouvelle-Zélande. Mgr Pompallier repart, cette fois-ci pour la Nouvelle-Zélande, accompagné du Père Louis Catherin Servant[1] et du Frère Michel-Antoine Colombon. Ils arrivent enfin à destination au port d'Hokianga dans l'Île du Nord, le 10 janvier 1838. Il devient le premier vicaire apostolique de Nouvelle-Zélande en 1842. Installé dans la région de l'Hokianga (en), il y développe une grande activité missionnaire.

Action missionnaire en Nouvelle-ZélandeModifier

 
La Pompallier House à Russell (Kororareka), fondée avec une imprimerie par le Père Garin S.M. en 1841.

En juin 1839, d'autres maristes rejoignent Mgr Pompallier : les PP. Baty, Épalle et Petit et les frères Élie-Régis, Augustin et Florentin et encore d'autres en décembre suivant les PP. Viard[2], Petitjean, Comte et Chevron, ainsi que le frère Attale. Dès 1843, il a déjà fondé outre la mission de Hokianga, celles de Kororareka, Mangakahia, Kaipara, Tauranga, Akaora, Matamata, Opotiki, Maketu, Auckland, Otago, Wellington, Otaki, Rotorua, Rangiaowhia et Whakatane. Il installe une tannerie à Auckland pour la reliure de la Bible maorie et il réussit au traité de Waitangi (1840) à imposer un article sur la liberté de religion.

En 1843, le vicariat ouest-océanien est scindé en deux, l'Océanie orientale sous l'autorité de Mgr Pierre Bataillon, et l'Océanie Continentale, la Nouvelle-Zélande, sous celle de Mgr Pompallier. En 1848, celui-ci est scindé en vicariat de Wellington (Mgr Philippe-Joseph Viard) et vicariat d'Auckland (Mgr Pompallier) dont le siège est à la cathédrale Saint-Patrick.

Après un voyage à Rome en 1846, il devient en 1848 le premier évêque d'Auckland. Il est de retour en avril 1850 à Auckland, jusqu'à son retour en France, pour des raisons de santé, en 1869.

Exhumation et inhumationModifier

Le 9 janvier 2002, il est exhumé du cimetière de Puteaux, où il reposait depuis décembre 1871, puis est inhumé définitivement au cimetière d'Auckland en Nouvelle-Zélande, qui se trouve derrière la cathédrale catholique Saint-Patrick, en présence d'une forte assistance de Maoris et de Denis Trouxe, adjoint de M. Raymond Barre, maire de Lyon, absent, et excusé pour cause de maladie. Des reliques furent aussi transférées à Hokianga, village Maori de Nouvelle-Zélande (morceaux du cercueil de la tombe de Puteaux, dents, etc.)

BibliographieModifier

  • Lettres des missionnaires maristes en Océanie (1836-1854, Karthala, 2008
  • (en) E. R. Simmons « Jean-Baptiste Pompallier », Dictionary of New Zeland Biography, Te Ara: The Encyclopedia of New Zealand, gouvernement de Nouvelle-Zélande, ministère de la Culture et du Patrimoine, 2010.
  • Numa Broc, Dictionnaire des Explorateurs français du XIXe siècle, t.4, Océanie, CTHS, 2003, p. 319-320
  • François Angelier, Dictionnaire des Voyageurs et Explorateurs occidentaux, Pygmalion, 2011, p.556
  • Yannick Essertel, Mgr Jean-Baptiste Pompalier, apôtre des Maoris, Éditions du CERF, 2014, (ISBN 9782204102223).

Notes et référencesModifier

  1. 1808-1860
  2. Futur évêque.

Liens externesModifier