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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Marat.
Jean-Baptiste Marat
Naissance
Décès
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Activité

Jean-Baptiste Marat, né Mara, est un chimiste[1], peintre, dessinateur et pédagogue genevois d'origine italo-espagnole, né à Cagliari (Sardaigne) le et mort à Genève le , des suites d'une maladie inflammatoire. Il est le père du conventionnel montagnard Jean-Paul Marat et du professeur russe David de Boudry.

BiographieModifier

Jean-Baptiste Mara est le fils d'Antoine Mara et de Miliana Trogu. Élève brillant, il étudie en Espagne puis en Sardaigne pour entrer dans les ordres (Ordre de la Merci).

Idéaliste, le capucin finit par se défroquer et quitter son couvent pour s'installer à Genève, et s'y convertit au calvinisme. Il y étudie le français et le dessin, francise son patronyme en « Marat »[2] et épouse le , au Petit-Saconnex, une genevoise, Louise Cabrol (née peut-être dans l'été 1724, décédée le , fille de Louis Cabrol, perruquier d'origine française, et de Pauline-Catherine Molinier, qui lui donne de nombreux enfants[3].

Dynamique et polyglotte, peu fortuné, Jean-Baptiste Marat exerce différents métiers dans sa nouvelle patrie : peintre, dessinateur (notamment d'indiennes), chimiste[4] puis professeur de dessin, professeur et traducteur d'italien, d'espagnol et de portugais[5], professeur d'histoire et de géographie, médecin, etc.

Esprit moderne, passionné de pédagogie, il ouvre même à Genève, en 1774, à l'âge respectable de 70 ans, une pension pour jeunes filles et jeunes gens, institution très moderniste qui ne semble pas avoir rencontré le succès.

Il a laissé quelques écrits, notamment des lettres fertiles en renseignements sur la jeunesse de l'Ami du Peuple.

SourceModifier

  • Société d'histoire du canton de Neuchâtel, Musée neuchatellois, 1864.
  • Charlotte Goëtz, Marat en famille. La saga des Mara(t), Bruxelles, Pôle Nord, , tome I : Sardaigne-Suisse, tome II : Suisse-Grande-Bretagne-Hollande-France-Russie.

NotesModifier

  1. Parfois mentionné comme médecin.
  2. Certains attribuent cette « francisation » plus tardivement, au conventionnel. Les actes de naissance du conventionnel et de ses frères et sœurs mentionnent le nom italien de Mara.
  3. «...M. Marat le père, après avoir été professeur en Sardaigne sa patrie puis en Espagne, vint changer de religion à Neuchâtel, y prit femme et en eut un fils qui est le docteur que vous connaissez. Cette femme mourut et il épousa une Genevoise dont il eut un second fils et trois filles après quoi il vint se fixer à Genève. Cette deuxième femme mourut il y a deux ou trois ans et le veuf lui-même est mort l'année dernière extrêmement pauvre. Le fils cadet est proposant depuis longtemps (ayant été reculé par des voyages en France) et il a été le plus exalté des Natifs représentants. Les demoiselles enseignent la géographie, les ouvrages de mode etc., et sont très exaltées aussi...» Georges-Louis Le Sage, lettre à Salomon Reybaz, 10 août 1784, publiée par J.-B.-G. Galiffe dans D'un siècle à l'autre, vol. I, p. 165.
  4. Il s'installe comme chimiste de la fabrique d'indiennes de Boudry en 1742 ; cette activité mit la famille dans une certaine aisance, et Marat fut admis bourgeois de la ville. Pour des raisons méconnues, il alla chercher fortune à Genève (vers 1768), laissant sa famille à Boudry.
  5. Notamment pour le compte de la Société typograhique de Neuchâtel.