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Jean-Antoine Maudru
Biographie
Naissance
Adompt
Décès
Belleville
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Évêque constitutionnel des Vosges

Jean-Antoine Maudru (né à Adompt le et mort à Belleville près de Paris le ) est un ecclésiastique qui fut évêque constitutionnel des Vosges de 1791 à 1802.

BiographieModifier

Jean-Antoine Maudru est le fils d'un maître d'école. Il devient prêtre à 25 ans, d'abord curé de Jussarupt puis d'Aydoilles. Lors de la Révolution française, il adhère avec enthousiasme à la Constitution civile du clergé prête le serment et s'en fait le propagandiste.

À la suite du refus de Demange, supérieur du séminaire, il est élu le 1 mars 1791 par l'assemblée départementale évêque constitutionnel du diocèse des Vosges qui remplace l'évêché de Saint-Dié. Il est sacré à Paris par Thomas Lindet le 20 mars suivant. Sa position se trouve affaiblie dès la fin de l'année par la démission de son voisin Luc-François Lalande, l'évêque du diocèse de la Meurthe résidant à Nancy. En 1792 il publie une suite d'instructions sur la Constitution française qui est une sorte de manuel d'instruction civique. En 1793 il est chargé de l'organisation religieuse de la principauté de Sedan conquise par les armées et qui vient d'être rattachée au département des Vosges. Lors de la suppression des cultes, il refuse de renoncer à l'épiscopat ; il est alors arrêté et envoyé à Paris, mais finalement sauvé de l'exécution par le 9 thermidor après 7 mois d'incarcération à la Conciergerie.

Après le rétablissement de la liberté des cultes, il reprend ses fonctions en 1795. Le 15 avril il revient dans son diocèse et le 19, il célèbre dans la cathédrale Saint-Dié de Saint-Dié-des-Vosges la fête de Saint-Dié. En 1797 il tient un synode et se rend à Paris pour le Concile où il se fait remarquer par ses positions tranchées. En mars 1798 ses adversaires le font emprisonner et condamner comme « perturbateur de l'ordre publique ». Après son procès, il quitte Saint-Dié et se fixe à Mirecourt où il tient encore deux synodes en 1801. Après le Concordat de 1801 il se heurte avec Mgr Antoine Eustache d'Osmond, l'évêque concordataire de Nancy auquel son diocèse des Vosges a été rattaché car ce dernier refuse de lui attribuer la cure de Mirecourt. Il finit par faire sa soumission en 1802 et obtenir la cure de Stenay près de Thionville où il doit affronter un vicaire ancien réfractaire nommé Enard. Il se démet enfin de son épiscopat en 1808. En 1814 il est de nouveau arrêté, conduit à Paris et interné à Tours en 1815. Libéré, il obtient l'autorisation de s'établir à Belleville près de Paris où il publie en 1818 un opuscule Le précis historique des persécutions engagées contre M. Maudru. Il meurt en 1820 et ses obsèques sont présidées par Henri Grégoire[1].

Notes et référencesModifier

  1. Paul Pisani, Répertoire biographique de l'épiscopat constitutionnel (1791-1802), A. Picard & Fils, Paris, 1907, p. 270-275.

BibliographieModifier