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Description, dénominationsModifier

Les tiges renflées (caudex) à la base de certaines espèces leur valent les noms de plantes bouteilles et de pignons d'Inde, mais on les appelle aussi médiciniers pour leurs utilisations thérapeutiques auxquelles le genre doit son nom (Jatropha dérive du grec jatrós, docteur et trophé, nourriture).

UsagesModifier

Comme pour la plupart des Euphorbiaceae, les baies et la sève sont toxiques[1] (y compris pour les poulets[1], les poissons[1], les ruminants[1] et même les chèvres[2] dans ce cas, quelle que soit la dose testée).

Les jatrophas les plus connus pour leurs usages sont :

  • Jatropha curcas (également appelée pourghère, pignon d'Inde ou médicinier). C'est un arbuste traditionnellement utilisé en haie vive pour protéger des cultures ou des habitations des animaux (ses graines aux propriétés médicinales sont toxiques pour les humains et les animaux), originaire d'Amérique centrale. Il est aujourd'hui répandu dans le monde entier.

Intérêt médicinal : Divers Jatropha ont un usage médicinal traditionnel et pourraient en trouver d'autres : Par exemple, Jatropha curcas présente des vertus désinfectante[3], antifongique[4] et antiparasitaire, susceptible d'être utilisée contre la Malaria[3]. Jatropha cilliata contient des flavonoides qui sont un anxiolytique atténuant les conflits entre souris de laboratoire[5]

L'huile de jatropha extraite de son fruit peut être utilisée pour la cuisson des aliments, produire du savon ou des bougies.

Plus récemment, cette huile a été proposée comme source d'agrocarburant, mais avant que les besoins de l'espèce soient bien connus[6] et avec des résultats controversés[7].

 
Jatropha multifida
 
Jatropha podagrica (à Hyderabad (Andhra Pradesh) en Inde

Liste d'espècesModifier

Espèces déplacées vers d'autres genresModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Rakshit K. Devappaa, Harinder P. S. Makkara & Klaus Beckera (2010), Jatropha Toxicity—A Review  ; Journal of Toxicology and Environmental Health, Part B: Critical Reviews Volume 13, Issue 6, 2010 DOI:10.1080/10937404.2010.499736 ; pages 476-507 (résumé)
  2. OMM Ahmed, SEI Adam (1979), Toxicity of Jatropha curcas in sheep and goats ; Research in veterinary science ; Vol. 27 No. 1 pp. 89-96, (ISSN 0034-5288) (résumé)
  3. a et b AF Fagbenro-Beyioku & al.(1998), Disinfectant/antiparasitic activities of Jatropha curcas ; East African medical journal, vol. 75, no9, pp. 508-511 (18 ref.) ; (ISSN 0012-835X) (résumé cat.inist.fr)
  4. Antifungal activities of ethanolic extract from Jatropha curcas seed cake D Saetae, W Suntornsuk - Journal of microbiology and biotechnology, 2010 - cat.inist.fr
  5. E Okuyama & al. (1996), Pharmacologically active components of a Peruvian medicinal plant, huanarpo (Jatropha cilliata) ;Chemical and pharmaceutical bulletin, Vol. 44, no2, pp. 333-336, (ISSN 0009-2363) (résumé avec cat.inist.fr)
  6. Keith Openshaw (2000), A review of Jatropha curcas: an oil plant of unfulfilled promise  ; Biomass and Bioenergy ; Volume 19, Issue 1, 1 July 2000, Pages 1–15 ; DOI:https://dx.doi.org/10.1016/S0961-9534(00)00019-2 (résumé)
  7. Friends of the Earth (2010), Jatropha: Money doesn't grow on trees ; PDF, 18 p. 2010-12-01

Voir aussiModifier