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Jardin botanique alpin La Jaÿsinia

jardin botanique français

Jardin botanique alpin La Jaÿsinia
Image illustrative de l’article Jardin botanique alpin La Jaÿsinia
Cascade du jardin botanique alpin La Jaÿsinia.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Commune Samoëns
Quartier Centre
Altitude 700 - 780 m
Superficie 3,5 ha
Histoire
Création 1906
Caractéristiques
Type Jardin botanique alpin
Essences Majoritairement alpines
Lieux d'intérêts Ruines du château de la Tornalta (XIIe)
Chapelle (XVIIIe)
Gestion
Protection Logo affichant deux demies silhouettes d'arbre Jardin remarquable[1]
 Inscrit MH (2016)
Patrimoine XXe s. (2016)
Localisation
Coordonnées 46° 05′ 02″ nord, 6° 43′ 32″ est

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Jardin botanique alpin La Jaÿsinia

Le jardin botanique alpin La Jaÿsinia est situé à Samoëns, principale commune de la vallée du Giffre en Haute-Savoie. Il fait partie du Muséum national d'histoire naturelle et il est classé parmi les jardins remarquables de France.

HistoireModifier

 
Entrée du jardin botanique alpin La Jaÿsinia

Le Jardin se situe en pleine ville, près de l'église sur un terrain en forte pente. Au sommet se trouvent les ruines du château de Montanier (la Tornaltaz) détruit lors du raid des troupes Bernoises en 1476.

Le Jardin était la propriété de Marie-Louise Jaÿ (aussi appelée Marie-Louise Cognacq-Jaÿ) née à Samoëns, fondatrice de La Samaritaine, grand magasin de Paris. Elle offrit ce jardin à sa ville natale en 1906.

Conçu à l'endroit même, où enfant, Marie-Louise venait faire paître ses chèvres, le Jardin se déploie sur 3,5 hectares, sur un terrain calcaire en pente, entre 700 et 780 mètres d'altitude, exposé sud-ouest. Il a été aménagé entre 1905 et 1906[2] par l'architecte Jules Allemand à qui l'on doit également les rocailles du jardin botanique de l'Ariana à Genève. Les travaux d'aménagement de ces pentes herbeuses et rocailleuses ont demandé deux ans de travaux auxquels ont participé quelque 200 ouvriers français et italiens. Au sommet de ce coteau ensoleillé subsistent les ruines du château de La Tornalta.

À droite de l'entrée, se trouve une maison bourgeoise également offerte à la ville par Marie-Louise Jaÿ dans le but d'y recevoir un médecin pour assister gratuitement les indigents et les femmes enceintes. À ce titre, elle porte souvent le nom de maison du médecin. Elle a été transformée dans les années 1990 en un espace d'accueil et de muséographie du jardin botanique et du patrimoine culturel de Samoëns [3].

Le jardin est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [4]. Du fait de la période de son aménagement, il bénéficie également du label « Patrimoine du XXe siècle ».

Le jardinModifier

Le Jardin, parcouru par un sentier en zigzag, arrosé par un ruisseau de montagne, offre des points de vue remarquables sur le bourg, la vallée du Giffre et les hauts sommets qui l'entourent. Une chapelle attend le visiteur au sommet d'où l'on peut contempler le splendide panorama du village de Samoëns.

Il rassemble des représentants de la flore des cinq continents, et comprend 8 000 plantes réparties en 4 500 espèces et variétés, en grande majorité des plantes de montagne ou de pays froids des cinq continents.

Plusieurs dizaines de milliers de visiteurs s'y pressent chaque année, déambulant le long des cascades, mares, ruisseaux, lapiaz, rochers, hautes futaies, prairies, sentiers escarpés et allées tranquilles.

Aujourd'hui, sous la tutelle du Muséum national d'histoire naturelle, le Jardin est doté d'un laboratoire, siège du GRIFEM (Groupe de Recherche et d'Information sur la Faune dans les Ecosystème de Montagne), où s'effectuent de nombreuses recherches.

ImagesModifier

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RéférencesModifier

Voir aussiModifier

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