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Jane Bathori
Jane Bathori 001.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jeanne-Marie BerthierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Émile Engel (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Tessiture
Genre artistique
Père-Lachaise - Division 87 - Columbarium 6930-6980.jpg
case 6954 du columbarium du Père-Lachaise.

Jane Bathori, nom de scène de Jeanne-Marie Berthier, est une mezzo-soprano française née le dans le 3e arrondissement de Paris et morte le à Limeil-Brévannes dans le département du Val-de-Marne.

Sommaire

BiographieModifier

Jeanne Berthier est la fille de Charles Pierre Berhier et de Reine Ducret, née le 14 juin 1877 à Paris dans le 3e arrondissement[1].

Jeanne Berthier étudie à l'âge de cinq ans le piano et se destine à une carrière de pianiste de concert[2] mais elle se tourne vers le chant qu'elle apprend avec Mme Brunet-Lafleur qui lui donne son pseudonyme : Jane Bathori. À la demande du poète Achille Segard, elle fait ses débuts professionnels en 1898 au théâtre de la Bodinière, rue Saint-Lazare à Paris, elle honore le poète Paul Verlaine dans un concert festival Reynaldo Hahn accompagnée du compositeur au piano. Pendant ce concert, elle rencontre le ténor Émile Engel qui devient son professeur, puis dix ans plus tard, le 21 mai 1908 son mari[3], mais elle divorce le 23 juillet 1921[4].

En 1898, elle chante aux Concerts du Conservatoire où elle fait la connaissance de Maurice Ravel, son interprétation en 1904 de la mélodie Asie extraite du cycle Schéhérazade de Ravel lui vaut d'assurer ensuite la création de presque toutes les premières mélodies de ce compositeur. La même année, elle débute aux Grands Concerts, elle apparaît alors aux Concerts du Conservatoire où elle exécute des pièces de Gabriel Fauré, La Naissance de Vénus, et Messe de Requiem de Camille Saint-Saëns.

Pendant la saison 1899-1900, elle fait ses débuts de mezzo-soprano à l’Opéra de Nantes. En 1917, elle devient directrice du théâtre du Vieux-Colombier. Après la Première Guerre mondiale, elle chante à la Scala de Milan avec Enrico Caruso sous la direction de Arturo Toscanini[5] et dans d’autres théâtres à travers l’Europe. Dans les années 1920, elle joue un rôle dans la propagation et la vulgarisation de la nouvelle musique de cette époque et notamment celle du groupe des Six. Darius Milhaud et Germaine Tailleferre l'accompagnent dans de nombreux enregistrements.

Elle chante, dans les années 1930, dans le théâtre Colón à Buenos Aires en Argentine. Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l’occupation allemande, elle réside à Buenos Aires. Elle ne revient en France qu’à la Libération. Jane Bathori enseigne alors et donne des leçons particulières à un certain nombre de jeunes chanteurs. Bien que l’âge ait mis un terme à sa propre carrière de concertiste, elle apparaît de temps en temps en public et sur des enregistrements comme accompagnatrice.

Le nom de Jane Bathori reste avant tout attaché à l'avant-garde musicale française, que ce soit celle du début du siècle, avec Gabriel Fauré, Claude Debussy, Maurice Ravel, Erik Satie et Poldowski, ou celle de l'après-guerre avec le groupe des Six.

Elle meurt le 21 janvier 1970 à Limeil-Brévannes dans le département du Val-de-Marne[6]. Les cendres de Jane Bathori se trouvent dans la case 6954 du columbarium du Père-Lachaise à Paris.

RéférencesModifier

  1. Archives de Paris : État civil du 3e arrondissement - acte de naissance no 1089 de Jeanne, Marie Berthier. Cote du document : V4E / 2747, vue 24 sur 31. Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier 75019 Paris.
  2. Elle opta ensuite pour une carrière de chanteuse à cause de ses doigts trop courts. Cf. l'émission de France musique du dimanche 9 juillet 2017.
  3. Archives de Paris : État civil du 8e arrondissement de Paris - acte de mariage no 480, d'Émile Engel et de Jeanne Berthier en date du 21 mai 1908. Cote du document : 8M / 194. Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier 75019 Paris.
  4. Jugement rendu par le Tribunal civil de la Seine en date du 23 juillet 1921. Archives de Paris : État civil du 8e arrondissement de Paris - transcription de divorce no 1442 d'Émile Engel et de Jeanne Berthier, en date du 19 novembre 1921. Cote du document : 8M / 247. Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier 75019 Paris.
  5. Ornella Volta, Erik Satie. Correspondance presque complète, Fayard/IMEC, 2000, p. 664
  6. Archives de Paris : mentions marginales de l'état civil du 3e arrondissement de Paris dans l'acte de naissance no 1089 de Jeanne, Marie Berthier. Cote du document : V4E / 2747, vue 24 sur 31. Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier 75019 Paris.

Liens externesModifier

BibliographieModifier

Linda LAURENT, Jane Bathori - Andrée Tainsy, Correspondance 1935-1965, Riveneuve Éditions, 2016 (3)