James Marson

personnalité politique française

James Marson né à Villecresnes (Seine-et-Oise, actuel Val-de-Marne) le et mort le [1],[2], est une personnalité politique française.

James Marson
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Fonctions
Sénateur
Seine-Saint-Denis
-
Maire de La Courneuve (d)
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Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Membre du PCF, il a été maire de La Courneuve du au et sénateur du au [3].

BiographieModifier

Formation et carrière professionnelleModifier

FormationModifier

Formé à l'école Dorian (école professionnelle de Paris, aujourd'hui Lycée technique), il obtient un CAP d'ajusteur, puis un an plus tard, un CAP de dessinateur industriel. C'est dans cette spécialité qu'il est embauché à l'usine Rateau (actuellement Alstom) de La Courneuve, de au . Pendant ces deux années, il partira effectuer son service militaire (durant quinze mois), de à .

Le , il change d'usine : il est engagé à Babcock & Wilcox.

Syndicalisme et politiqueModifier

C'est à l'usine Rateau (entre 1946 et 1948) qu'il se syndique en adhérant à la CGT. Il commence à militer chez Babcock.

Fin 1950, il adhère au Parti communiste français (PCF)[4]. Membre actif du PCF, il dirige, de 1964 à 1969, les écoles fédérales du Parti en Seine nord-est (actuelle Seine-Saint-Denis) dont le but est de former des cadres pour le parti, avec des cours de philosophie, d'histoire, d'histoire du parti. Au programme également : visites de musées, spectacles, et cinéma. Le parti a joué pendant une longue période un rôle d'éducation populaire, les écoles fédérales du parti correspondaient à cette ligne.

Carrière politiqueModifier

En 1965, James Marson est élu conseiller municipal et premier adjoint à La Courneuve.

De 1969 à 1973, il consacre plus de temps à sa tâche d'élu comme premier adjoint.

1973-1996, maire de La Courneuve près de vingt-trois ansModifier

En , le maire de La Courneuve Jean Houdremont (de deux ans son aîné) décède brutalement. En tant que premier adjoint, James Marson assure la responsabilité de maire par intérim. Il fallait une élection (au scrutin majoritaire, la liste qui avait le plus de voix remportait tous les sièges) pour élire un nouveau conseiller municipal avant d'élire un nouveau maire. Le , James Marson est élu maire de La Courneuve[4]. Il doit gérer les conflits liés à la désindustrialisation de la ville[4] et participe à la mobilisation qui permet d'éviter le prolongement de l'autoroute A16 à travers la Seine-Saint-Denis et la Courneuve[4].

À son élection, tout se passe dans la continuité car il était totalement intégré dans la direction municipale, même s'il ne lui était pas facile de prendre la suite d'un maire doté d'une forte personnalité, lui qui n'apparaissait pas d'emblée aussi charismatique que son prédécesseur. D'autant que leurs deux années d'écart ne le prédestinaient pas, dans un premier temps, à briguer le poste. («Le maire étant malade depuis quelque temps, j'étais très impliqué déjà, mais la question ne se posait pas de devenir maire...»)[réf. nécessaire].

Liens avec Waldeck RochetModifier

Secrétaire de section et membre du Comité fédéral, James Marson était régulièrement en contact avec Waldeck Rochet (lui-même adhérent du Parti à La Courneuve, membre du Comité et chez Babcock), qu'il décrit comme quelqu'un d'exigeant et de rigoureux.

Sénateur-maire de La Courneuve (de 1975 à 1986)Modifier

Suppléant de Jacques Duclos, il devient sénateur le , après la mort de celui-ci[4]. Membre du Groupe Communiste, il est réélu le 25 septembre 1977. Il est sénateur pendant onze ans. Il ne se représente pas au scrutin de 1986[5].

Il se mobilise pour les questions d'égalité des sexes étant notamment l'auteur de propositions de lois sur la protection des femmes victimes de violences, l’extension des allocations familiales dès le premier enfant, ou pour accélérer l’évolution vers l’égalité des sexes à travers les manuels scolaires[4].

Notes et référencesModifier

  1. M. FR., « La Courneuve : l’ancien maire James Marson est mort : A la tête de la ville entre 1973 à 1996, le communiste James Marson est décédé ce vendredi à l’âge de 91 ans. Plusieurs personnalités politiques lui ont rendu hommage », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2017).
  2. Gilles Poux, « James Marson est décédé », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2017).
  3. Sénat français, « Anciens sénateurs Vème République : MARSON James », sur www.senat.fr (consulté le 17 mars 2016)
  4. a b c d e et f Lionel Venturini, « Disparition. James Marson, La Courneuve chevillée au corps », humanite.fr, (consulté le 4 décembre 2017)
  5. « James Marson », senat.fr (consulté le 4 décembre 2017)

Liens externesModifier