Ouvrir le menu principal

James King (heldentenor)

artiste lyrique
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir James King et King.
James King

Naissance
Dodge City, Kansas, Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès (à 80 ans)
Naples, Floride,
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Artiste lyrique
Ténor
Style Opéra
Formation Université d'État de Louisiane
Université du Missouri à Kansas City
Enseignement Université de l'Indiana à Bloomington

James King, né le à Dodge City, Kansas et mort le à Naples, Floride) est un Heldentenor américain, réputé pour sa voix claire et puissante et son chant sans maniérismes.

BiographieModifier

King fait ses études musicales à l'université d'État de Louisiane, où il étudie d'abord le piano et le violon. Il est diplômé en 1952 d'un master à l'université du Missouri à Kansas City. Il débute comme baryton mais remarque en 1955 que sa tessiture est davantage celle d'un ténor. Il retravaille sa voix dans ce sens, notamment auprès de Martial Singher et Max Lorenz, et c'est donc en tant que ténor qu'il remporte les American Opera Auditions à Cincinnati en 1961. Il fait alors ses débuts en Don José dans Carmen au San Francisco Opera, et en Europe dans le rôle de Cavaradossi, dans Tosca, au Teatro alla Pergola de Florence, en 1961.

Il devient une star du chant à un âge relativement avancé. De 1962 à 1965, il chante les répertoires français et italien au Deutsche Oper Berlin et fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York en 1966 dans Florestan, puis Lohengrin (113 représentations en trente ans). Auparavant, en 1962, il débute au Festival de Salzbourg en incarnant le rôle d'Achille dans Iphigénie en Aulide de Christoph Willibald Gluck ; sur la même scène, il chante également Aeghist (Elektra), Florestan (Fidelio), l'Empereur (La Femme sans ombre), Bacchus (Ariane à Naxos). Il se produit alors dans la plupart des grandes maisons d'opéra d'Europe et d'Amérique, notamment à l'Opéra de Vienne où il débute en 1963 et restera particulièrement apprécié, chantant régulièrement Wagner et Strauss (366 représentations pour 23 rôles différents[1]). Il y fera d'ailleurs sa dernière apparition en Florestan dans Fidelio en 1997.

Lors de son audition pour le rôle de Siegmund dans La Walkyrie, enregistrée dans le cadre de l'intégrale du Ring de Wagner dirigée par Georg Solti, le vétéran Gottlob Frick (Hunding) s'écria : « Voilà le ténor que nous attendions ! ». C'était en 1966. Et en effet, son incarnation du rôle, gravée à deux reprises au disque, sous la direction de Georg Solti (avec Régine Crespin dans le rôle de Sieglinde) et Karl Böhm (avec Leonie Rysanek), est demeurée légendaire. Dès lors, il apparaît comme un nouveau grand ténor wagnérien, et de 1965 à 1975 chante Siegmund, Lohengrin et Parsifal au Festival de Bayreuth. À partir de 1968, on l'entend également à la Scala de Milan et à l'Opéra de Paris, dans les rôles de Calaf, Parsifal, Manrico.

Parmi ses nombreux enregistrements discographiques, l'un des plus célèbres est celui de Das Lied von der Erde (Le Chant de la terre) de Gustav Mahler avec Dietrich Fischer-Dieskau et l'Orchestre philharmonique de Vienne sous la baguette de Leonard Bernstein.

De 1984 à 2003, il enseigne à l'université de l'Indiana à Bloomington. En 1985, il a également créé l'adaptation de Hans Werner Henze de Il ritorno d'Ulisse in patria de Claudio Monteverdi.

Discographie sélectiveModifier

Notes et référencesModifier

  1. Le Nouveau Dictionnaire des interprètes, sous la direction de Alain Pâris, Robert Laffont, collection « Bouquins », 2015, p. 500.

Liens externesModifier