James Harris (1er comte de Malmesbury)

diplomate anglais, 1er comte de Malmesbury

James Harris (), 1er comte de Malmesbury, est un diplomate anglais.

James Harris
Image dans Infobox.
Portrait gravé par Caroline Watson d'après Joshua Reynolds (1786, National Portrait Gallery).
Fonctions
Ambassadeur
Membre du 15e Parlement de Grande-Bretagne (d)
Membre du 13e Parlement de Grande-Bretagne (d)
Membre du 16e Parlement de Grande-Bretagne (d)
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
Nationalité
Formation
Winchester College
Salisbury Cathedral School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Mère
Elizabeth Clarke (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Harriot Mary Amyand (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
James Harris
Catherine Harris (d)
Frances Harris (d)
Alfred Harris (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Distinction

BiographieModifier

Né à Salisbury, il est le fils de James Harris et de Elizabeth Clarke. Il a reçu une éducation au Winchester College, l'université d'Oxford et à celle de Leyde.

Harris arrive en Espagne en et devient secrétaire de l'ambassade britannique à Madrid, puis chargé d'affaires à cette juridiction après le départ de sir James Grey en . Il découvre l'intention de l'Espagne d'attaquer les îles Falkland, et contribue à la contrecarrer de manière intrépide. En récompense, il est nommé ministre en intérim à Madrid.

En janvier 1772 Harris est nommé ministre plénipotentiaire en Prusse, à Berlin, où il arrive le . Moins d'un mois après son arrivée, il devient le premier diplomate à entendre parler de la division par Frédéric le Grand de la Pologne avec l'aide de la Russie. Son service fut ordinaire, mais il fait forte impression à Frédéric le Grand, qui demande son service.

En 1777, Harris épouse Harriet Maria, la plus jeune fille de Sir George Amyand, avec qui il a quatre enfants.

À l'automne 1777 Harris se rend en Russie pour être ministre plénipotentiaire en Russie jusqu'en . À Saint-Pétersbourg, il fait sa réputation, car il réussit à s'entendre avec Catherine II, en dépit de ses prédilections pour la France, et dirige adroitement dans les difficultés accumulées de la neutralité de l'Angleterre. Il est fait chevalier de l'Ordre du Bain, fin 1778.

Mais en 1782 il rentre à cause de sa mauvaise santé, et est nommé par son ami Charles James Fox au poste de ministre à La Haye, une nomination confirmée par William Pitt le Jeune en 1784.

Il rend de très grands services dans la poursuite de la politique de Pitt de maintenir l'influence de l'Angleterre sur le continent par les armes de ses alliés, et tint le fil des discussions qui prit fin avec l'échec du roi de Prusse de renverser le parti républicain aux Pays-Bas, soutenu par la France, et de rétablir le prince d'Orange. En reconnaissance de son œuvre, il devient en baron de Malmesbury. Le roi de Prusse lui permet de reprendre pour ses armes l'aigle prussien et le Prince d'Orange, la devise « Je maintiendrai ».

Dès 1786, Harris craint la montée de la France et des manœuvres de sa part pour détruire l'Angleterre.

Il retourne en Angleterre, et prend un intérêt à la politique. Député de Christchurch de 1770 à 1774 puis de 1780 à 1788, il se sépare d'avec le parti politique britannique Whig avec le duc de Portland en 1793.

Pitt l'envoie en vain pour essayer de faire rester la Prusse dans la première coalition contre la France. En 1794, il a été envoyé auprès du duc Charles-Guillaume-Ferdinand de Brunswick-Wolfenbüttel et de la duchesse consort Augusta Charlotte de Hanovre pour demander que sa fille princesse Caroline de Brunswick épouse George IV du Royaume-Uni, alors prince de Galles, et la conduire à son mari en Angleterre. Le Prince ne connaissait pas Caroline et fut si choqué de sa laideur et de ses manières qu'en la voyant il demanda à Malmesbury de lui apporter du cognac.

En 1796 et 1797, il essaie vainement à Paris de négocier avec le Directoire puis à Lille à l'été 1797 avec Hugues-Bernard Maret, Georges-René Pléville Le Pelley et Étienne-François Le Tourneur.

Après 1797, Harris devient sourd et quitte la diplomatie. Cependant beaucoup de ministres des affaires étrangères et de membres diplomatiques viennent le consulter.

En 1800, il devient comte de Malmesbury.

Il meurt le .

Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d'une traduction de l'article de Wikipédia en anglais intitulé : "James Harris, 1st Earl of Malmesbury"

Liens externesModifier