James Boswell

James Boswell, né à Édimbourg (Écosse) en 1740 et mort à Fitzrovia, un quartier de Londres (Angleterre), en 1795, est un écrivain et avocat écossais, fils du Lord Alexander Boswell.

James Boswell
James Boswell by Sir Joshua Reynolds.jpg
Biographie
Naissance
Décès
(à 54 ans)
Londres
Nom de naissance
James Boswell
Surnom
BozzyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Alexander Boswell, Lord Auchinleck (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Euphemia Erskine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Thomas David Boswell (d)
Lieut. John Boswell (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Margaret Boswell (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
James Boswell (en)
Elizabeth Boswell (d)
Euphemia Boswell (d)
Sally Boswell (d)
Alexander Boswell (en)
Veronica Boswell (d)
Euphemia Boswell (d)
Charles Boswell (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Archives conservées par
Œuvres principales
The Life of Samuel Johnson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Boswell est connu pour sa monumentale biographie de Samuel Johnson, La Vie de Samuel Johnson (The Life of Samuel Johnson), publiée en 1791, considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature anglaise du XVIIIe siècle, pour ses récits de voyages et pour son engagement en faveur des Corses.

Il fut l’élève du philosophe écossais Adam Smith. En 1768, il entreprend un voyage à travers l’Europe où il rencontre notamment Voltaire et Jean-Jacques Rousseau. Sur recommandation de ce dernier, il se rend en Corse à la rencontre de l’éminent général en chef de la Nation corse Pasquale Paoli, avec lequel il se lie d’amitié[1]. Admirant sa tentative d’organisation d’un État démocratique dans l’île et sa volonté de s’affranchir de toute tutelle étrangère, il se fait l'ambassadeur de la cause corse auprès de l’Europe des Lumières et publie lors de son retour en Angleterre un best-seller traduit dans de nombreuses langues en Europe : le célèbre Account of Corsica (Compte rendu sur la Corse), The Journal of a Tour to that Island and Memoirs of Pascal Paoli (1768).

Dans la culture anglaise, Boswell est devenu un terme du langage (Boswell, Boswellian, Boswellism) décrivant un compagnon fidèle et observateur qui prend des notes, rédige ou enregistre ses observations. Dans Un scandale en Bohême de Sir Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes dit affectueusement du Docteur John Watson, narrateur de leurs aventures, "Je suis perdu sans mon Boswell." ("I am lost without my Boswell.")

ŒuvresModifier

 
Account of Corsica, 1768

James Boswell a écrit un journal personnel lors de son deuxième passage à Londres à l’âge de 22 ans. Ce journal, qui décrit la vie londonienne du jeune Boswell sur une période allant du au , avait été oublié. Il a été retrouvé en Irlande en 1920 et publié pour la première fois en 1950.

  •  État de la Corse, édition critique, présentation, traduction, notes, inde pars Jean Viviès. Paris, Éditions du CNRS, 1992.
  • Vie de Samuel Johnson, traduction de Gérard Joulié, Paris, l'Âge d'homme, 2002.

SourcesModifier

  1. Stephen McGinty, « Le voyage de l'intrépide James Boswell », Courrier International, no 1395,‎ 27 juillet-16 août 2017, p. XXI-XXII, traduit de The Times du 7 mai 2017 (anglais).
  • (en) Life of Johnson, Oxford University Press, 1980
  • Vie de Samuel Johnson, L’Âge d’homme, 2002

Liens externesModifier