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James-Alexandre de Pourtalès

banquier, diplomate et collectionneur d'art suisse
James-Alexandre de Pourtalès
James Alexandre de Pourtalès (1776-1855).jpg
Portrait par Paul Delaroche (1846)
Fonction
Chambellan
Frédéric-Guillaume III de Prusse
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Surnom
James-Alexandre de Pourtalès-Gorgier
Nationalité
Domicile
Activités
Famille
Père
Fratrie
Conjoint
Anne Henriette Falconnet de Palézieux (1792-1836)
Enfants
Autres informations
Propriétaire de
Membre de

James-Alexandre de Pourtalès, dit de Pourtalès-Gorgier (1813), comte de Pourtalès (1814), né le à Neuchâtel et mort le à Paris, est un banquier, diplomate et collectionneur d'art suisse.

BiographieModifier

Issu d'une grande famille de financiers protestants, James-Alexandre de Pourtalès est le fils de Jacques-Louis de Pourtalès (1722-1814), banquier à Naples, et de la comtesse née Rose Augustine Marie de Luze (1751-1791). Il épouse le à Neuchâtel Anne Henriette Falconnet de Palézieux (1792-1836). Ils ont pour enfants :

Acquéreur en 1813 de la seigneurie de Gorgier, James-Alexandre de Pourtalès est créé comte et nommé chambellan par un rescrit de Frédéric-Guillaume III de Prusse du . Ce fut lui qui affranchit les Bérochaux des corvées de charroi en 1822 et reçut en signe reconnaissance un banc à ses armoiries (enlevées en 1848) à l'église. En outre, la Commune de Gorgier lui accorda la bourgeoisie d'honneur. Membre des Audiences générales (1816-1829), il s'établit à Paris en 1815.

Dans son hôtel particulier, construit en 1838-1839 par Félix Duban rue Tronchet, il réunit l'une des plus importantes collections d'antiques et de tableaux (notamment de Bronzino, Rembrandt et Ingres) de son époque, dispersée aux enchères par ses enfants en 1865 conformément à sa volonté. Il fit photographier une grande partie de sa collection dont les œuvres furent publiées dans un volume grand in-folio composé de 63 planches, édité par Goupil et Cie au prix de 300 francs. Le nom du photographe n'est pas indiqué.

En 1806, il fait l'acquisition du château de Bandeville à Saint-Cyr-sous-Dourdan (Essonne), dont il fait réaménager le parc à l'anglaise en 1833 par le paysagiste Louis-Sulpice Varé, dont c'est l'une des premières œuvres connues.

En 1809, James Alexandre acquiert pour 150 000 francs suisses le château de Luins.

RésidencesModifier

IconographieModifier

 
Portrait à mi-taille du comte de Pourtalès par Paul Delaroche.

Voir aussiModifier

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SourcesModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • L. Langer, « Les tableaux italiens de James-Alexandre comte de Pourtalès-Gorgier », in : Ph. Costamagna et al., Le goût pour la peinture italienne autour de 1800, 2006, pp. 261-275
  • L. Langer, « Le comte de Pourtalès et les premiers collectionneurs d'Ingres », in : C. Barbillon, Ph. Durey et U. Fleckner, Ingres, un homme à part ? Entre carrière et mythe, la fabrique du personnage. Actes du colloque École du Louvre, 25-28 avril 2006, 2009, pp. 111-120

Notes et référencesModifier

  1. Laure Boyer, « Robert Jefferson Bigham, photographe du monde de l'art sous le Second Empire », Études photographiques, n°12, novembre 2002, p.13-14-22/24, note n°31