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Jambles

commune française du département de Saône-et-Loire

Jambles
Jambles
L'église de Jambles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Chalon-sur-Saône
Canton Givry
Intercommunalité Le Grand Chalon
Maire
Mandat
Luc Bertin-Boussu
2014-2020
Code postal 71640
Code commune 71241
Démographie
Gentilé Jamblois
Population
municipale
492 hab. (2016 en augmentation de 1,23 % par rapport à 2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 29″ nord, 4° 41′ 40″ est
Altitude Min. 234 m
Max. 495 m
Superficie 8,25 km2
Localisation

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Jambles

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Jambles
Liens
Site web jambles.fr

Jambles est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Jamblois.

Le village est spécialisé dans le domaine viticole.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Jambles est située en Bourgogne, dans le département de Saône-et-Loire, sur la côte chalonnaise, à 4 kilomètres de Givry et à un peu plus de 10 kilomètres de Chalon-sur-Saône.

Communes limitrophesModifier

 
Ruisseau de Jambles.
 
Paysage de Jambles.

Accès et transportsModifier

Le village est situé à proximité des grands axes de circulation, à 11 kilomètres de l'autoroute A6 (Chalon-sur-Saône), à 14 kilomètres des voies ferrées ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, à 20 kilomètres de LGV Sud-Est (TGV) (Le Creusot) et à 3 kilomètres de la route nationale 80 Chalon-Moulins.

HydrographieModifier

  • Le « Prat » prend sa source à Jambles (lieu-dit Les Charpennes). Il traverse la gravière à Cocloye, le moulin Gaudillot, le moulin de Granges et se jette dans la rivière de Granges comme le ruisseau de St Désert. Ce ruisseau de Jambles alimentait tous les moulins à eau du village : Moulins Parot, moulin Berthenet, moulin François Patigniez, moulin du Bourg et celui de Grachet-Delarue ; enfin le moulin Gadant et le moulin neuf.
  • La rivière de Granges se jette dans la rivière des Curles en passant par le moulin Gaudillot.
  • La rivière des Curles se jette dans la Corne en passant par les moulins de la Charmée, d'Hirley, Moissonnier, Fredin, de Droux (près du péage de l'A6)[1].
  • La Corne se jette dans la Saône en amont du Pont de Bresse.
  • L'Orbise (21,2 km) prend sa source sur la commune de Chatel-Moron à 440m au lieu-dit le Paquier du Chêne" à proximité du Bois de Jambles. Elle se jette dans la Corne à l'est de Cortelain en amont du Moulin de Droux sur la commune de Saint-Rémy.

Géologie et reliefModifier

La commune est située sur des versants au sous-sol calcaire, sur des sols argilo-calcaires.

Ce territoire est très vallonné (altitude de 234 mètres à 495 mètres) sur ces 826 hectares, avec 130 hectares couverts de bois dont 40 hectares sont en douglas et exploités par l'Office national des forêts. La vigne représente 90 hectares[b 1].

Cette commune se situe au pied du mont Avril (420m).

ClimatModifier

C'est un climat tempéré à légère tendance continentale avec des étés chauds et des hivers froids[2], avec une amplitude thermique assez importante entre ces deux saisons. Les précipitations sont assez hétérogènes sur l'année, avec un mois de mai le plus pluvieux de l'année. Le vent qui souffle une partie de l'année est la bise. Les gelées tardives sont peu fréquentes sur le village en général. Il y a bien quelques lieux-dits ou les risques de gelées sont plus importante (on parle de zones gélives). De violents orages peuvent s'abattre sur la commune avec rarement de la grêle.

Valeurs climatiques de Dijon et Mâcon, car Jambles est située entre ces deux villes.

DijonModifier

Pour la ville de Dijon (316 m), les valeurs climatiques jusqu'à 1990 :

Relevés Dijon ????-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 0,1 2,2 5 8,7 12 14,1 13,7 10,9 7,2 2,5 −0,2 6,3
Température moyenne (°C) 1,6 3,6 6,5 9,8 13,7 17,2 19,7 19,1 16,1 11,3 5,6 2,3 10,5
Température maximale moyenne (°C) 4,2 7 10,8 14,7 18,7 22,4 25,3 24,5 21,3 15,5 8,6 4,8 14,8
Précipitations (mm) 49,2 52,5 52,8 52,2 86,3 62,4 51 65,4 66,6 57,6 64,2 62 732,2
Source : Infoclimat : Dijon (????-1990)[3]


MâconModifier

Pour la ville de Mâcon (216 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Mâcon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0,7 2,5 5,2 8,9 12,3 12,4 13,9 11,1 7,5 2,9 0,1 6,6
Température moyenne (°C) 2,1 4 6,8 10 13,9 17,5 20,1 19,4 16,4 11,7 6 2,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,9 7,3 11,1 14,8 18,9 22,8 25,7 24,9 21,7 15,9 9,1 5,3 15,2
Précipitations (mm) 66,3 60,9 58,7 69,4 85,9 74,7 58,1 77,1 75,7 71,7 72,7 70,4 841,4
Source : Infoclimat : Mâcon (1961-1990)[4]


ToponymieModifier

Différentes chartes de l'abbaye de Cluny mentionnent le village sous diverses appellations : Gemulense, Gemulasense, Jemulacense[5]. Jambles se situant entre deux collines jumelles : Le « Mont Avril » et le « Santon », certains auteurs y voient une référence à l'appellation Jemulacensis. Mr Houze donne un autre sens pour Gemula qui veut dire la triste ; enfin des archéologues pensent à des altérations successives passant de Gemula à Geml'ae, puis à Gemblae pour finir en Jambles[6].

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Ce village était habité à l'époque gallo-romaine car il a été retrouvé des tuiles à rebord[a 1],[Note 1].

Moyen Âge à la Révolution.Modifier

Dès le IXe siècle, Jambles appartient à l'église puis à l'abbaye de Cluny et vers le XIe siècle à l'évêque de Chalon[a 1]. Un cartulaire de Saint-Vincent de Chalon de 1263, mentionne la présence d'un établissement hospitalier qui reçoit des malades, des sans-abris et des voyageurs au lieu-dit la Maison-Dieu[a 1]. Au XIIe siècle les chanoines du chapitre de la cathédrale Saint-Vincent de Chalon-sur-Saône rattachent Jambles à la vidamie du chapitre. À la même époque l'archidiaconé de Chalon comprend l'archiprêtré de la Montagne établi à Jambles qui comprend Givry, Buxy, Saint-Gengoux, Saint-Jean-de-Vaux et le mont Saint-Vincent. Fin du XVe, la commune appartient pour partie à l'abbaye bénédictine Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône et pour partie aux seigneurs de Charnailles, savoir les familles de Ciry, de Distenne, puis Marloud (1628-1710), de Mucie (1714-1731), enfin Cortois-Humbert (1731-1789). À la Révolution, le château est vendu comme bien national, il revient sous l'empire à un officier des armées impériales, Mr Pagan-Thorin.

L'ancienne église de Jambles se situait en haut du Santon, elle desservait également Russilly. Par la suite l'église actuelle de pur style clunisien se trouve au centre du village : le clocher et le chœur sont du XIe siècle et les chapelles latérales remaniées au XVe[7]

Au XVe siècle, les passages de gens d'armes, les intempéries et les épidémies se succèdent dans la commune[a 2].

La « Confrérie Jambloise » voit le jour en 1508, en l'honneur du Saint-Sacrement[a 2]. Une grande tempête s'abat sur la commune le 8 juin 1613[a 2]. Il y a entre 1614 et 1630, des gens d'armes, des gelées, de la grêle, de la sécheresse, des orages entraînant des disettes et des épidémies de peste[a 3]. La nuit du 15 au 16 mai 1736, survient une gelée qui touche très durement le vignoble et le 31 juillet 1737, c'est un gros orage de grêle qui touche la vigne[a 4].

Période contemporaine[8]Modifier

XIXe siècleModifier

En 1814, les Autrichiens passent et réquisitionnent des produits dans le village[a 5]. Création en 1859 de la « Société de secours mutuels Saint-Vincent »[a 6]. En 1879, le phylloxéra envahit le vignoble de Jambles[a 6]. À la fin du XIXe siècle, il y a à Jambles un exploitant de carrière, deux maçons, deux forgerons, deux charpentiers, deux meuniers, un boulanger, un boucher, quatre bouilleurs d'eau de vie, un épicier, un huilier, deux merciers, quatre aubergistes, deux voituriers et un notaire[a 6].

 
Le monument aux morts.

XXe siècleModifier

Le monument aux morts est érigé en 1920, à la mémoire des trente Jamblois morts lors de la Première Guerre mondiale[a 7]. L'électricité arrive vers 1930.

La ligne haute tension de Chalon-Montchanin passant par le mont-Avril est sabotée en mai et juin 1944, les Allemands menacent donc d'incendier le village[a 7]. Le 11 juillet 1944, un camion de résistants se heurte à une équipe du service agricole allemand, une fusillade s'ensuit et plusieurs Allemands sont tués. Un officier allemand blessé est soigné par les habitants, ce qui épargne probablement de lourdes représailles au village dont plusieurs habitants sont maquisards[a 7].

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a dans la commune un boulanger, trois épiciers-merciers, deux aubergistes, deux bouilleurs d'eau de vie, deux marchands de vin, un menuisier, un maçon, un sabotier, un perruquier, un cantonnier, un garde-champêtre, un notaire et un voiturier[a 6]. L'eau courante est installée vers 1960.

XXIe siècleModifier

Avec la canicule de 2003, les vendanges débutèrent pour certains domaines cette année-là à la mi-août, soit avec un mois d'avance, des vendanges très précoces qui ne s'étaient pas vues depuis 1422 et 1865 d'après les archives[9]. En janvier 2004, Jambles a rejoint la communauté d'agglomération de Chalon Val de Bourgogne.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Jambles est un village qui vote plutôt à droite. Depuis 1997, la droite est arrivée en tête dans 14 élections, la gauche dans 5 élections et une élection a vu la gauche et la droite à égalité[b 2],[b 3],[b 4],[b 5],[b 6],[b 7],[b 8],[b 9],[b 10],[b 11],[b 12],[b 13],[b 14],[b 15],[b 16],[b 17],[b 18],[b 19],[b 20].

Administration municipaleModifier

Jambles dépend de la sous-préfecture de Saône-et-Loire à Chalon-sur-Saône. Le conseil municipal est composé de 11 membres conformément à l’article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[10]. À l'issue des élections municipales de 2014, Luc Bertin-Boussu a été réélu maire de Jambles[11].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1977 Roland Champion    
mars 1977 mars 2001 Bernard Sarrazin[Note 2]    
mars 2001 mars 2008 Annick Giraudet DVD  
mars 2008 En cours Luc Bertin-Boussu    
Les données manquantes sont à compléter.

Canton et intercommunalitéModifier

Cette commune est incluse dans le canton de Givry, comptant 12 057 habitants en 2007. En intercommunalité, ce village fait partie du Grand Chalon. Pierre Voarick est conseiller général de ce canton depuis 1998.

Instances judiciaires et administrativesModifier

Dans le domaine judiciaire, la commune dépend aussi[Quoi ?] de la commune de Chalon-sur-Saône qui possède un tribunal d'instance et un tribunal de grande instance, d'un tribunal de commerce et d'un conseil des prud'hommes. Pour le deuxième degré de juridiction, elle dépend de la cour d'appel et de la cour administrative d'appel de Dijon[12].

JumelagesModifier

Au 1er janvier 2012, Jambles n'est jumelée avec aucune commune.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2016, la commune comptait 492 habitants[Note 3], en augmentation de 1,23 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
760872692742748763777786729
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
699682733705733816791765733
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
732706618506472442443417380
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
383382350427432475491492493
2016 - - - - - - - -
492--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) mais légèrement inférieur au taux départemental (27,6 %).

Conforme aux répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 8,2 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 21,8 %, plus de 60 ans = 24,6 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 10,4 %, 30 à 44 ans = 23,7 %, 45 à 59 ans = 22,1 %, plus de 60 ans = 27,4 %).
Pyramide des âges à Jambles en 2008 en pourcentage[17]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,2 
90  ans ou +
7,8 
75 à 89 ans
10,9 
15,6 
60 à 74 ans
14,5 
21,8 
45 à 59 ans
22,1 
24,3 
30 à 44 ans
23,7 
8,2 
15 à 29 ans
10,4 
21 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département de Saône-et-Loire en 2008 en pourcentage[18].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
8,3 
75 à 89 ans
12,5 
15,6 
60 à 74 ans
16,4 
21,9 
45 à 59 ans
21,0 
19,3 
30 à 44 ans
18,4 
16,7 
15 à 29 ans
14,4 
17,7 
0 à 14 ans
15,9 
 
École.

EnseignementModifier

La commune de Jambles est située dans l'académie de Dijon.

Ce village possède une micro-crèche avec une capacité de dix places pouvant recevoir 25 à 30 enfants suivant les plages horaires[b 1].

Le village possède une école de niveau élémentaire (maternelle et primaire) avec 18 élèves en 2015-2016[b 1]. Le collège le plus proche est situé à Givry et les lycées les plus proches à Chalon-sur-Saône.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Il peut être cité : la Fête de la Saint-Vincent au mois de janvier, la fête patronale (Saint-Louis) fin août ; les feux de la Saint-Jean, la Fête du village[b 1].et tout ce qui est lié à l'entretien et la valorisation du patrimoine Jamblois (journées du patrimoine, concerts, circuit Niépce...).

SantéModifier

Il y a un cabinet médical à Givry. L’hôpital le plus proche se situe à Chalon-sur-Saône.

 
Aire de loisirs avec l'« agorespace ».

SportsModifier

De nombreux sentiers balisés dont les deux principaux sont « La balade verte » et « La promenade sur le mont-Avril » permettent la randonnée. Il y a également un « Agorespace »[b 21].Jambles est située sur le GR 7 (randonneurs et pèlerins venant d'Alsace, d'Allemagne notamment). Une course automobile (Rallye de la Côte Chalonnaise) en juillet passant par Jambles.

CultesModifier

Culte catholique à l'église Saint-Bénigne au centre du village (paroisse Saint-Vincent-des-Buis).

Écologie et recyclageModifier

Le Grand Chalon gère la collecte de la commune. Il y a une collecte hebdomadaire des ordures ménagères. Les pelouses calcaires du mont Avril avec une flore particulière inventoriée par le Conservatoire naturel des sites bourguignons.

 
Vignes.

ÉconomieModifier

C'est la viticulture qui est omniprésente dans la commune. Il y a aussi de l'agriculture avec de la culture de céréales, d'élevage bovin et d'élevage ovin[a 6]. Il y a également un gîte dans cette commune.

VignobleModifier

Article détaillé : Givry (AOC).
Article détaillé : Bourgogne côte-chalonnaise.

Jambles est un village viticole qui comprend 90 hectares de vigne et inclus dans les appellations Givry et Bourgogne côte-chalonnaise. Le cépage dominant dans la commune est le pinot noir (80 %)[b 1]. Il y a huit exploitations viticoles dans ce village[b 1].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Classés ou inscrits aux monuments historiquesModifier

Autres lieux et monumentsModifier

  • Château de Charnailles (XVe siècle) qui a été rebâti au XIXe siècle[19]. Ce château se situe sur une colline, en peu en dehors du bourg de Jambles, sur le hameau de Charnailles. Il est constitué avec l'édifice, d'une tour, d'un donjon et des vestiges de remparts[a 8].
  • Le site naturel du mont Avril (à cheval également sur les communes voisines de Moroges et de Saint-Désert), géré par le Conservatoire d'espaces naturels de Bourgogne[Note 4]. Le sentier de découverte offre un bel aperçu des paysages et milieux naturels de la côte chalonnaise : vignobles, pelouses calcaires et leur diversité floristique, pierriers et petites corniches. Il permet en outre d'accéder à un point de vue sur la plaine de la Saône.
  • Lavoirs.
  • Croix anciennes.
  • Une vieille maison à galerie sur la place du village.
  • Le terrains de loisirs avec un agro-espace et un kiosque de 100 mètres2 pour les fêtes du village[b 21].

Patrimoine culturelModifier

Il y a une dizaine d'associations dans ce village (Patrimoine de l'église de Jambles, Saint-Vincent, Club du Mont Avril, les « rAts d'Arts » qui organise des expositions et de merveilleux spectacles et concerts dans une cave d'une parfaite authenticité 26 rue de la côte chalonnaise, gymnastique volontaire...)[b 1].

Personnalités liées à la communeModifier

  • La famille Niépce[23] : La famille de Nicéphore Niépce possédait des vignobles à Jambles. Avant la Révolution cette famille était même l'un des plus importants propriétaires terriens (« domaine des Niépce-Barrault »). Outre Nicéphore connu pour son invention de la photographie, du pyréolophore (premier moteur à combustion interne), Abel Niépce, né à Saint-Cyr fut à l'origine de la découverte de la radioactivité. Dès le XVe siècle, on trouve un certain Huguenin Niesse entre Jambles et Saint Désert. Reyne Niépce épouse de Jacques Poupet figure en 1766 sur le registre de la confrérie du saint Sacrement. Barthélémy Nolet, vieille famille jambloise, était viticulteur des Niépce sur les vignobles de Jambles en 1817. On trouve également des Niépce à Moroges, Saint-Désert et Saint-Martin-sous-Montaigu outre bien sûr la branche établie à Saint-Loup-de-Varennes. La croix du Mont-Avril à Jambles a été érigée d'après un vœu familial par Isidore Niépce, fils de Joseph Nicéphore, et son épouse Eugénie de Champmartin le 24 novembre 1839, en hommage à l'invention de la photographie. On peut s'y rendre en empruntant le GR7.

HéraldiqueModifier

Galerie photosModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Gérard Wetzel et Marie Peyrerol, Patrimoine et histoire de Jambles en Côte Chalonnaise, 2016 (ISBN 2-915941-28-9)
  • De Jambles à Santiago (défroque de Jean Juillet, jamblois, pèlerins de Saint Jacques au XVIIe) G. Wetzel (mars 2013) (ISBN 978-2915941-26-5)
  • Marie-Anne Trémeau-Böhm, Givry et ses environs, JPM, , 400 p. (ISBN 2-84786-036-3)
  • La Saône-et-Loire. Les 573 communes, éditions Delattre, Granvilliers, 2006, 255 pages, (ISBN 2-915907-23-4)
  • Yvonne Peyrerol, Jambles en Bourgogne (1976).
  • Richesses de Jambles (géographie, géologie, botanique…) G. Wetzel (2011)
  • Armand Calliat, Notes sur la famille Niépce (1966)
  • L'église St Bénigne et les croix de Jambles (fiches sur le site Pastourisme 71)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Se référer aux travaux d'Armand Calliat
  2. Bernard Sarrazin, qui s'est éteint le 21 novembre 2013 à l'âge de 88 ans, était à l'image des gens de la terre qu'il a rencontrés durant sa longue vie professionnelle : travailleur, exigeant et discret. Il a d'abord été clerc de notaire auprès de son père, notaire à Jambles, puis auprès de maître Convers à Givry. L'homme de dossiers, accède aux fonctions de conseiller municipal en 1965, à Jambles. En 1971, il devient premier adjoint au maire de Monsieur Champion. C'est tout naturellement qu'il est élu maire en 1977, parfaitement rôdé aux questions administratives de par sa profession mais aussi initié à l'intérêt public par son prédécesseur. Il est constamment réélu en 1983, 1989 et 1995. Une confiance renouvelée par la population comme un gage de reconnaissance du travail effectué et d'une gestion rigoureuse. En 2001, il cesse ses activités publiques et devient maire honoraire du village qu'il a accompagné dans sa mutation, dans son développement harmonieux afin d'en conserver les particularités viticoles et architecturales. « Il a toujours été préoccupé par l'intérêt général. Il était très apprécié. Il a poursuivi l'œuvre de M. Champion, notamment pour les travaux de l'église, l'amélioration de l'accès au cimetière. Il a œuvré avec discrétion et il était très attaché à certaines traditions » s'est souvenu Annick Giraudet qui lui a succédé en 2001. « Il a contribué au développement harmonieux de notre commune. C'était un homme discret. Sous ses mandats respectifs, il a mis en place l'assainissement, il a contribué aussi à la sauvegarde du patrimoine communal et tout d'abord de l'église » a confié, ému, Luc Berthin-Bossu, actuel maire de Jambles. Passionné d'histoire locale, il avait préfacé un ouvrage de Yvonne Pereyrol, intitulé Jambles en Bourgogne, témoignant ainsi son attachement au passé de son village natal. Monsieur Sarrazin a participé activement à la vie de plusieurs organismes intercommunaux dans le canton de Givry. Il a également été très actif au sein de l'amicale des donneurs de sang de Givry.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  4. C'est l'un des huit sites gérés par le Conservatoire d'espaces naturels de Bourgogne en Saône-et-Loire, avec le site naturel protégé de la Boucherette (Lugny), le sentier de Longepierre, les prairies et le bocage d'Ouroux-sur-Saône, la réserve naturelle de La Truchère-Ratenelle, la lande de La Chaume (Le Creusot), les rochers du Carnaval (Uchon) et la carrière de Rampon (Verzé).

RéférencesModifier

OuvragesModifier

  • Marie-Anne Trémeau-Böhm (op. cité)
  1. a b et c p. 151.
  2. a b et c p. 154.
  3. p. 155.
  4. p. 157.
  5. p. 158.
  6. a b c d et e p. 159.
  7. a b et c p. 160.
  8. p. 156.
  1. a b c d e f et g 31 janvier 2012, p. 16.
  2. sup. édition du 28 mars 2011, Canton de Givry, p. 9.
  3. sup. édition du 21 mars 2011, Canton de Givry, p. 10.
  4. sup. édition du 22 mars 2010, Canton de Givry, p. 8.
  5. sup. édition du 15 mars 2010, Canton de Givry, p. 7.
  6. sup. édition du 8 juin 2009, Canton de Givry, p. 7.
  7. sup. édition du 11 juin 2007, Canton de Givry, p. 18.
  8. sup. édition du 18 juin 2007, Canton de Givry, p. 20.
  9. sup. édition du 7 mai 2007, Canton de Givry, p. 18.
  10. sup. édition du 23 avril 2007, Canton de Givry, p. 19.
  11. sup. édition du 14 juin 2004, Canton de Givry, p. 4.
  12. sup. édition du 29 mars 2010, Canton de Givry, p. 10.
  13. sup. édition du 22 mars 2004, Canton de Givry, p. 10.
  14. sup. édition du 23 mars 2004, Canton de Givry, p. 8.
  15. sup. édition du 10 juin 2002, Canton de Givry, p. 16.
  16. sup. édition du 17 juin 2002, Canton de Givry, p. 14.
  17. sup. édition du 22 avril 2002, Canton de Givry, p. 14.
  18. sup. édition du 14 juin 1999, Canton de Givry, p. 4.
  19. sup. édition du 23 mars 1998, Canton de Givry, p. 6.
  20. sup. édition du 26 mai 1997, Canton de Givry, p. 24.
  21. a et b 31 janvier 2012, p. 17.

Autres référencesModifier

  1. Wetzel Gérard, Patrimoine de Jambles en côte chalonnaise, Jambles, Gérard Wetzel, , 198 p.
  2. André Dominé : Le vin, « La Bourgogne », p. 181.
  3. Archives climatologiques mensuelles - Dijon (????-1990) Consulté le 17 décembre 2008
  4. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1961-1990) Consulté le 17 décembre 2008
  5. G. Wetzel Histoire et Patrimoine de Jambles, page 5 et suivantes. Cartes de Cluny 65, 742, 1464 et 4527.
  6. G.Wetzel op.cité page7 et 8
  7. Voir description sur la fiche église de Jambles sur le site web "Pastourisme 71"
  8. Jambles G. Wetzel op.citato :chapitre sur le château de Charnailles et des seigneureries ecclésiatiques
  9. La Revue du vin de France n°482S : « Le Millésime 2003 en Bourgogne », p. 109
  10. « nombre des membres du conseil municipal des communes », sur Legifrance (consulté le 4 septembre 2011)
  11. « Les conseils municipaux de Jambles », sur jambles.fr (consulté le 11 avril 2014)
  12. « Annuaire des juridictions », sur le site du ministère de la justice (consulté le 4 septembre 2011)
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. « [PDF]Évolution et structure de la population à Jambles en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2012).
  18. « Résultats du recensement de la population de Saône-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2012).
  19. a b et c La Saône-et-Loire ; les 573 communes, Jambles, p. 111
  20. Notice no PA00113301, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Notice no PA00113302, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Notice no PA00113300, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Notes sur la famille Niépce d'Armand Calliat (1966) et Histoire de Jambles par G. Wetzel et Marie Peyrerol, op.citato pg 92-105 (2016)