Jailoloa

Genre de Plantes dans la famille des Arecaceae

Jailoloa halmaherensis est une espèce de palmiers (famille des Arecaceae) endémique de Halmahera une petite ile des Moluques du Nord sur la côte nord-ouest de Nouvelle-Guinée, c'est le seul représentant du genre monotypique Jailoloa . Il porte le nom du volcan Jailolo sur l’ile de Halmahera. Il a été découvert au cours d’une étude d'impact environnemental dans une zone minière de nickel et a d'abord été décrite comme une espèce de Ptychosperma, P. halmaherense (Heatubun 2011), en raison de sa ressemblance avec ce genre. Il est endémique aux sols ultramafiques, qui sont riches en métaux lourds, dont le fer, le magnésium et le nickel.


Caractéristiques du genreModifier

Ce genre fait partie d’un trio de genres de palmiers Indonésiens récemment décrits ; Jailoloa, Manjekia et Wallaceodoxa (Heatubun et al. 2014a). Ces genres sont le fait de recherche de terrain du botaniste indonésien Charlie Danny Heatubun .Ils sont apparus à la fois à la suite de ces nouvelles explorations et des analyses moléculaires induites[1]. Ces trois genres sont monotypiques et appartiennent à la sous-tribu Ptychospermatinae [2],[3] . L’espèce Jailoloa halmaherensis est limité à la végétation ultramafique dans un seul site à Halmahera et il est déjà en danger critique d'extinction en raison de l'extraction du nickel dans son environnement (Heatubun & W. J. Baker) (mais cette espece n'est pas encore décrite dans la base UICN de l'Union internationale pour la conservation de la nature). Les premiers spécimens d'herbier de ces nouveaux genres, nommés Jailoloa, Manjekia et Wallaceodoxa, ont été collectés respectivement en 2011, 1998 et 2006 . Tous ont été facilement attribués à la sous-tribu des Ptychospermatinae sur la base de leurs feuillets déchiquetés aux extrémités (prémorse) et de leurs boutons floraux mâles en forme de balle avec de très nombreuses étamines, mais aucune d'entre elles ne se conformait strictement aux genres acceptés dans ce groupe. Il a fallu attendre les travaux d’une doctorante française, Elodie Alapetite, qui a fourni une étude approfondie d’analyse moléculaire de toute la sous-tribu, amenant ainsi des preuves convaincantes de la nécessité de créer trois nouveaux genres (Alapetite et al. 2014) [1].

ClassificationModifier

Le genre Jailoloa partage sa sous-tribu avec treize autres genres : Ptychosperma, Ponapea, Adonidia, Balaka, Veitchia, Carpentaria, Wodyetia, Drymophloeus, Normanbya, Brassiophoenix, Ptychococcus, Wallaceodoxa et Manjekia [4].

RéférencesModifier

  1. a et b (en) Elodie Alapetite, William J. Baker et Sophie Nadot, « Evolution of stamen number in Ptychospermatinae (Arecaceae): Insights from a new molecular phylogeny of the subtribe », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 76,‎ , p. 227–240 (DOI 10.1016/j.ympev.2014.02.026, lire en ligne, consulté le 29 janvier 2021)
  2. (en) Charlie D. Heatubun, Scott Zona et William J. Baker, « Three new genera of arecoid palm (Arecaceae) from eastern Malesia », Kew Bulletin, vol. 69, no 3,‎ , p. 9525 (ISSN 0075-5974 et 1874-933X, DOI 10.1007/s12225-014-9525-x, lire en ligne, consulté le 29 janvier 2021)
  3. (en) Charlie D. Heatubun, Scott Zona et William J. Baker, « Three New Palm Genera from Indonesia », Palms, vol. 58, no 4,‎ , p. 197-202 (ISSN 1523-4495, lire en ligne, consulté le 29 janvier 2021).
  4. (en) William J. Baker et John Dransfield, « Beyond Genera Palmarum : progress and prospects in palm systematics », Botanical Journal of the Linnean Society, vol. 182, no 2,‎ , p. 207–233 (DOI 10.1111/boj.12401, lire en ligne, consulté le 10 janvier 2021)


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