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Jacques de La Grange-Gourdon

personnalité politique française

Jacques de
La Grange-Gourdon
Fonctions
Préfet du Morbihan
Prédécesseur Louis Jullien
Successeur Louis Jullien
Préfet de l'Hérault
Prédécesseur Amédée Le Pileur de Brévannes
Successeur Auguste Creuzé de Lesser
Député de l'Hérault
Gouvernement Restauration
Législature IIe
Préfet de l'Aisne
Prédécesseur Alexandre-Daniel de Talleyrand-Périgord
Successeur Antoine Herman
Préfet du Doubs
Prédécesseur René de Brosses
Successeur Antoine de Juigné
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Lavercantière
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Paris
Parti politique Ultra

Jacques de La Grange-Gourdon, comte de Floirac, né le à Lavercantière et décédé le à Paris, est un homme politique et haut fonctionnaire français de la Restauration.

BiographieModifier

Jacques Étienne de La Grange-Gourdon est né le à Lavercantière. Il est le fils de Jean-Jacques de La Grange-Gourdon, comte de Floirac et de Marie-Jacquette de Séguy. Il est l'aîné d'une fratrie de quatre enfants, il a deux sœurs et un frère : Madeleine, qui épouse en 1770 Jean-Balthazar de Saint-Exupéry, comte de Rouffignac ; Françoise, qui épouse en 1771 Jean de Bony, marquis de Lavergne ; et Marc, qui épouse en 1774 Claude de Lastic-Lescure.

En 1771, il devient page de Monsieur, avant d'embrasser la carrière militaire. Dès mai 1774 il est nommé sous-lieutenant en pied dans le régiment des dragons de Monsieur. Il devient capitaine en juillet 1779. En 1790, il lutte avec ce régiment contre la garnison révoltée de Nancy. En juin 1791, il commande un détachement destiné à favoriser la fuite de Louis XVI à Montmédy. Arrêté à Varennes pour ce fait, il est conduit à la prison de Verdun et de là à Paris, où il reste détenu quatre mois. Il parvient ensuite à rejoindre les émigrés à Coblence et fait la campagne de 1792 comme aide-major général de l'armée des émigrés.

Il est nommé officier dans le régiment d'Hervilly en 1794. Alors qu'il s'embarque à Cuxhaven pour participer à l'expédition de Quiberon, son navire est pris par un corsaire de Dunkerque. Conduit dans cette ville en mars 1795, il passe seize mois en prison. Il est transféré à Périgueux pour être fusillé, mais il parvient à s'échapper. Continuellement recherché par la police, il se livre en mars 1804, afin de mettre un terme à la détention de son gendre, arrêté à sa place. Il est alors de nouveau emprisonné durant cinq mois.

Avec le retour des Bourbon, il est nommé préfet du Morbihan le et devient maréchal de camp le 23 août. Il passe à la préfecture de l'Hérault le .

Le , il est élu député par le collège de l'Hérault. Il siège avec les ultras et ne manque jamais une occasion de défendre l'intégrité des traitements des préfets et autres fonctionnaires. Lors de la discussion sur la loi du recrutement, il déclare que le terme d'armée nationale rappelait trop la Révolution : « nous ne connaissons qu'une armée royale ; ce sont les compagnons d'armes de l'infortuné duc d'Enghien, les Vendéens, les habitants du Midi, les bons Français ».

Le , il est nommé préfet de l'Aisne. Il obtient son dernier poste de préfet le , dans le Doubs. Le , Charles X le nomme conseiller d'État. Les Trois Glorieuses le font rentrer dans la vie privée. Il décède le à Paris, à l'âge de 86 ans.

Voir aussiModifier